‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 24 sur 258 · APO · texte numérisé non relu

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Il s'est conservé , a Apollinopolii , un plus petit temple , qui est à peu de distance du grand qu'on vient de décrire. Sa longueur est de 74 pied* ■ *a largeur de 45 , sa hauteur de 23. Il se compose de deux salles , et est environné , des quatre cotés , par une galerie de colonnes. Aux angles sont des piliers massifs. Les parties latérales ont six colonnes ; ks deux

Ce temple est considérablement enfoni à l'extérieur, et les colonnes latérales sont enterrées jusqu'aux chapiteaux. Leur diamètre est d'un peu plus de deux pieds huit pouces. La colonne a environ cinq diamètres et demi. Elle est surmontée d'un dé allongé , qui , sur ses quatre faces, fait voir, en bas-relief, une figure de Typhon, d'une proportion un peu au-dessous de nature. Cette figure se trouve répétée en d'autres prties du temple ; d'où l'on a conjecturé que ce devoit être un Typhonium.

( Extrait de la Detcription de l'Egypte, . tés, tome I".)

APOLLODORE DE DAMAS, s rut vers l'an 1 3o de l'ère vulgaire ; il vécut sous l'empire de Trajan , dont il obtint et mérita la faveur par ses talcns. Les ouvrages de cet architecte ont été regardés | par la postérité , comme les plus parfaits de ceux qui furent exécutés à Rome par les Grecs; malheureusement le temps nous a privés de l'avantage de pouvoir les apprécier. j4pollodore i\o\\.iiit construire la grande place , ou Forum de Trajan , pour laquelle il fallut aplanir une montagne et diminuer son élévation de l44 P««l*- Ce fut au milieu de cette place que fut élevée la célèbre colonne , qui devoit nonseulement servir de tombeau au meilleur des empereurs, mais encore montrer, par son élévation, la quantité de pieds dont ou avoit diminué la hauteur de la montagne , comme on peut le voir par l'inscription qu'on lit sur son piédestal . ( V oyez Trajan > (couinKE.) On remarque» t , parmi les édifices superbes qui environnoient la place de Trajan , un arc de triomphe que le peuple romain avoit élevé pour perpétuer la mémoire et les vertus de ce prince.

ApoUodore bâtit un Collège , un Odeum, la Basilique Ulpienne et une bibliothèque fameuse, dans le goût de celle que Domitien avoit fait construire sur le mont Palatin : il fit encore élever tes Thermes de Trajan , et plusieurs temples , construire des aqueducs , ouvrir des chemins publics ; enfin , il fut l'auteur d'un grand nombre d'édifices considérables, soit à Rome , soit dans les différentes proviuces de l'empire romain : on croit qu'il fut chargé des augmentations et embeUissemens que Trajan fit faire au grand Cirque. Cet architecte eut part à presque tous les édifices remarquables qui furent construits sous le règne de ce prince.

Mais le monument le plus célèbre que Trajan fit par A^ollodore fut sans contredit le pont du

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de Zévériuo , où ce fleuve est le plut étroit : on voit encore des vestige* des piles. Si le Danube est resserré dans cet endroit , il y est en même temps si rapide et si d, qu'il fallut jeter une quantité prodigieuse de r, jusqu'à la hauteur de l'eau , les i des piles : elles étoient au nombre de vingt , et l'on romptoit vingt-une arebes ; chaque pile avoit 60 pieds de large et 1 5o de haut ; chaque a relie avoit 1 70 piedsd'ouverrure. Le pont avoit plus de 3oo pieds de haut , et sa longueur étoit d'une demi-lieue ; ses deux extrémités éloient défendues pardes forteresses. Cet ouvrage immense étoit tout en pierres de taille , et l'Europe n'avoit jamais rien vu de si grand et de si hardi «Uns ce genre. Il fut pourtant détruit peu de temps après avoir été achevé. Trajan l'avoit fait bâtir pour faciliter le passage des troupes qu'il envoyoit 1 les Barbares; mais Adrien , qui lui

l'eui|>ire

j4pollodore termina malheureusement sa vie. Au lieu de captiver les bonnes grâces d'Adrien , qui de— voit succéder à Trajan , il eut l'imprudence de le railler sur ses prétentions dans l'architecture. Ce prince, étant devenu empereur, fit bâtir un temple, qui étoit dédié à Rome et à Vénus , d'après ses propres dessins. A peine cet édifice fut-il achevé , qu'il envoya les plans à Àpollodort , pour lui faire voir qu'on pomoit construire des edi Aces sans son secours. Apollodort, qui n'éloit pas né courtisan, se contenta de lui répondre que . si les déesses et les statues qui étoient assises dans le temple avoient envie de se lever, elles courroient risque «le se casser la tète contre la voûte . tant elle lui paroissoit basse. Adrien vit que la faute étoit irréparable; il en devint furieux, et abusa de son pomoir pour faire mourir Apollodort.

APOPHYGE, s. f. Partie de la colonne où eH*

et à tirer vers le haut ; ce root en grec signifie essor : c'est dans le même sens que les Français l'appellent tschappt- congé ; quelques-uns l'appellent source dt la colonne, etc. ces roots. )

APOTHECA. du grec «r.O.™ cellier ou grenier dans lesquels les rooient l'huile , le vin et les autres objets.

APOTHICAIRERIE, s. f. Mot dérivé du grec.

C'est , par rapport à l'architecture , une salle dan; une maison de communauté, ou dans un hôpital où l'on tient en ordre, et avec décoration, les medicameus. Celle de Lorette , en Italie , ornée de vases du dessin de Raphaël , est une des plus belles. Celle de Dresde est aussi très-célèbre : on dit qu'il y a quatorze mille boites d'argent toutes pleines de drogues et de remèdes fort estimés.

APPAREIL. Teiroede construclionquiexprime,

1 , le fit détruire eutiè-

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dans l'artde bâtir, toit le procédé par lequel on donne

aux matériaux , » surtout aux pierre* de taille, la

forme et l'arrangement qu'elles doivent avoir , soit le résultat de cet arrangement , lorsqu'il est apparent , comme dans les murs, les colonnes, et les parties visibles d'un édifice.

Le principe général de l'appareil, qu'on appelle aussi coupe des pierres , est que les lits et les joints de» pierres doivent être perpendiculaires aux surfaces que forment ce» pierres. Tout angle aigu est vicieux en ce genre , parce qu'il est susceptible d'être brisé sous une charge un peu forte. L'angle obtus n'a pas le mente inconvénient ; mais quoique les anciens en aient fait quelquefois usage dans «les paremens , on doit convenir qu'il rompt inutilement la régularité que l'on aime à trouver aux construction! dont l'oppareil est visible.

Si l'on s'en rapporte a ce qui nous reste des édifices antiques, et aux appareils de leur* constructions, il paroit qu'opérant , en général , sur des plans plus simples que ceux des modernes , et par des procèdes moins scientifiques , ils eurent moins le besoin et le moyen d'opérer la complication et la hardiesse des formes qu'exige V appareil, surtout dans k-s |s> ri et es de courbes et «le voûtes , qui sont devenues familières aux constructions modernes.

I.'-s Egyptiens eurent encore, les Grecs, besoin de l'aide d'un appareil N'ayant à opérer qu'en constructions rectiligne*. sans partie circulaire en plan , sans courbe* en élévation ; chei eux le mérite de Y appareil ne consiste que dans l'équarrisscment des pierres et la précision de leurs joints.

Avec plus de variétés de formes , de lignes , de plans et d'cJévations , les Grecs ont eu le même soin dans leurs constructions en pierre et dan* la sion de leur appareil; leurs pierres y sont en néral d'une cquerre si juste, leurs arrêtes sont si vives , que le» joint» ressemblent à un fil milice Quel que soin que les Romain* aient, à leur tour, apportes en ce genre , on trouve , dans les constructions de certains temples grecs, plus de justesse et plus de régularité. Un observe à plu* d'un temple de la Grèce , «le la Grande -Grèce et de la Sicile, que non-seulement les assises des pierres y tout de la même hauteur, mais encore que toutes les pierre* d'une même assise y ont des dimensions égales.

C'est cette manière d'appareil que les Grec» appeloient isodomos.

sont entre elles d'ir; mais que la même assise se compose de pierres dont les hauteurs sont différentes. On faisoil des entailles dans les pierres hautes, pour opérer leur raccord avec une seule. On voit de* exemple* da ces inégalités d'appareil au théâtre «le Marccllus , au Cotisée, aux arcs de Janus, de Constantin , rte. 11 y a un système d'appareil qui, dan* le* murs,

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se compose de pierres aussi haute* que large* , et dont la longueur est double de la hauteur. Ces pierres sont appareillées de manière que toutes celles d'une même assise ont leur face carrée en parement, tandis que les assises qui sont immédiatement au-dessus ou an -dessous, sont composées de pierres qui ont en | vi renient leur face longue. Par cet arrangement , les pierres ont une double liaison ; mens, et l'autre dans l'épaisseur du ayant leur longueur en parement , sont formées de deux rangs cootigus , faisant ensemble l'épaisseur du mur ; les assises composées de pierres ayant leur partie carrée en parement , ne se forment que d'un seul rang , lequel croise les deux rangs de l'assise inférieure. On voit à Rome et aux environs plus d'un édifice appareillé de cette manière.

11 T a une autre sorte d'appareil, fait de pierre* semblables k celles dont on vient de parler, nuis disposé de manière que chaque assise est alternativement formée de deux pierres qui ont leur longueur en parement , et dont la réunion fait l'épaisseur du mur, et ensuite d'une autre pierre posée en travers , qui fait parement de chaque côté du mur. Selon Vitruve, cette façon d'appareil étoit usitée chez les Grecs qui appeloient diatonous (S<arr»v«) les pierres à deux paremens carrés et ayant l'épaisseur du mur. (On appelle a Paris les pierres ainsi taillées , parpaitu.)

On ne saurait omettre un genre d'appareil dont on faisoit beaucoup d'usage a Rome et en plusieurs contrées de l'Italie. Il consiste en deux assises de différente hauteur, posées alternativement l'une sur l'antre. Cet arrangement répond a celui dont parle Vitruve, et que les Grecs nommoient '•\iufitUtfL4t)pseudùodomos. Pour que cet appareil produise un bon effet , il faut que la hauteur de la petite assise n'ait que les deux tiers de la hauteur île la grande , et que les pierres de l'une et de l'autre assise aient en longueur deux fois leur hauteur.

A toutes les constructions en pierres de taille , on > , lorsque les pierres ont trop de longueur à leur hauteur, elles se rompent , dans i , sons )a pression qu'elles doivent suppor» 1 donc, selon les lois de l'appareil ordinaire , les joints d'aplomb d'une assise répondent toujours au point-milieu des pierres des assises, qui sont immédiatement au-dessus et au-dessous, voici l'inconvénient qui résultera du trop de longueur d'une pierre. D'abord , elle sera sujette k se fendre dans son milieu , et il se trouvera alors trois assises l'une sur l'autre , sans liaison. Si ensuite il s'en casse deux ou \ \c men^c 3 plomb , yoiI*% unp 1( z<*ii (lt. ou clts™

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t donc de déterminer t i et les dimensions les plus convenables aux pierres de taille , pour obtenir, avec la plus grande solidité, la plus longue durée. Ceci seroit l'objet d'une théorie expresse ; on comprend , d'ailleurs , quelle est la variété des élémeus de cette recherche, et «

seroient nombreuses les exceptions a une semblable règle, selon les natures des matériaux , des climats et des masses de construction.

On peut le dire : en général et pour les cas ordinaires, la proportion la plus convenable, tant par rapport à la solidité qu'eu égard a la beauté des combinaisons produites par les joints des pierres, devra être de deux fois la hauteur pour la longueur en parement , et d'une fois et demie pour la largeur. Ces dimensions conviennent aux pierres d'une dureté moyenne. Il en est d'autres qui ont une si grande fermeté, qu'on pourroit, sans risque, leur donner en longueur jusqu'à quatre et cinq fois leur hauteur, et même plus.

On n'a parlé , dans cet article , que de l'appareil simple, c'est-à-dire de celui qu'on pratique pour la construction des murs ou des superficies. A l'égard des parties curvilignes dan* les voûtes, les arcs, les arcades, le principe général est que tous les joints soient perpendiculaires à la courbure du ceintre , et que toutes les pierres qu'on nomme vonssoirs par rangs horizontaux , lorsque les naissances i niveau, et soient parallèles aux naissances, lorsqu'e sont inclinées, Voyez Voûte , Arcade, etc.)

Nous avons dit , en définissant, au commencement de cet article, le mot appareil, qu'il exprimoit le système général de la coupe des pierres destinées a une construction quelconque , et encore le résultat apparent de la disposition de ces pierres.

A l'égard de ce dernier point , on doit dire que le ragrément des pierres dont se compose un édifice , après qu'il est élevé , a pour but , tantôt de faire disparoître, autant qu'il est possible, les joints des pierres , et tantôt d'en rendre l'assemblage plus ou moins sensible aux yeux.

Il y a trois manières de produire ce dernier effet. Le procédé le plus énergique , en ce genre , est celui des bossages, qui consiste, soit a laisser se relever, soit à les arrondir en bosses , les angles de chaque pierre {voyez Bossage*). Vient, après, le procédé du refend {voyez ce mot), qui se borne, comme le mot l'exprime , à refendre en creux l'appareil de» pierre* , en laissant le joint en quelque sorte abrité au fond de chaque canal des refends. La troisième manière consiste a marquer simplement par un trait les joints de chaque pierre. Il est bon de dire ici ce qu'on trouvera répété ailleurs; savoir, que l'on emploie souvent , dans la manière «le parer et de dresser les superficies des édifices en pierre , la méthode d'y traccr un appareil factice , qui ne représente plus l'appareil réel, mais qui lui donne, pour les yeux, une régularité plus parfaite.

Mais on doit signaler quelques abus dans l'emploi inconsidéré des deux derniers procédés, quand on les emploie surtout à certaines parties d'architecture; telles que les colonnes formées par assises et les architraves composées de claveaux. Certains membres, e grecque, son e^

j chitr

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représentations commémoralives , si l'on peut dire , de la construction primitive en boi». Il y a d'abord la raison de cette tradition des types originaires qu'on doit respecter, autant qu'il est permis ; il r a ensuite l'inconvénient de détruire pour les yeux, ou du moins d'affoiblir dans l'esprit l'idée et le sentiment de la solidité, par une puérile et maladroite démonstra-

ité de parties. L'art devroit par à en déguiser la réalité , an lieu

APPAREILLEUR , t. m. On appelle ainsi nn principal ouvrier qui est chargé de tracer en grand les épures, et tous les développemens nécessaires pour chaque pierre en particulier, de manière que ces pierres , lorsqu'elles seront rassemblées et posées en place , présentent un tout qui soit conforme au dessin de l'architecte.

Un bon appareilleur doit bien connoîlre les principes de la géométrie pratique , et s'être exercé quelque temps à couper le trait; c'eat-a-dirc , à faire des détadlés des parues les plus difficiles a exer, tels que les voûtes et les escaliers, etc. 11 faut , de plus , qu'il ait taillé la pierre, pour apprendre à en eonnoitre les qualités , le sens de ses lits et les diverses manières de la travailler. Il doit encore s'être étudié à l'économie de la matière, c'est-à-dire, à épargner la pierre et à savoir profiter des moindres mor-

des mots [partie dune

APPARTEMENT, s. m. Ce mot est formé du latin partimtntum , qui dérive du verbe partiri diviser, ou, suivant quelques éty Biologistes , latins à parte mantionit, parce qu'il fait par maison ou d'un palais.

On entend par appartement l'ensemble et la division des pièces plus ou moins nombreuses , plus ou moins spacieuses, qui forment, a raison des diverses convenances d'état , de rang , de fortune , une habitation complète. 11 ne peut y avoir, en lait de théorie à' apporte ment , que des notions relatives , et des règles dépendantes de causes diverses , selon les pays , les climats , les mœurs et les variétés du luxe en cha-

Le mot appartement , d'après son étymologie , et l'acception que l'usage lui donne, offre une idée d'étendue et de richesse, qui ne saurait convenir au mot logement, nom qu'on donne aux habitations restreintes des maisons ordinaires. Ainsi nous ne saurions traiter de Y appartement , sous le rapport qui apjiar— tient à ce Dictionnaire, c'est-a-dire , celui du l'art et de l'architecture , qu'en le plaçant dans les palais et les demeures des gens riches.

^ C'est ainsi que Vitruve a traité ce sujet, en n

dëTn0^. *"

- 11 faut observer, dit-il, de quelle manière on doit

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son , et les lieux qui seront pour les étrangers. Car dans les appartement particuliers, tels que sont les chambres, les salles à manger, les bains, et autres lieux de cette nature , il n'entre que ceux qui y sont invités. Mais tout le monde entre, sans être mande, dans ceux qui sont publics, tels que les vestibules, et autres parties destinées à des usages communs. Or les gens qui ne sont pas d'une condition fort relevée n'ont besoin ni de vestibules , ni de cabinets grands

cour aux antres, et qu'on ne la leur vient point faire chez eux. Les gens d'affaire doivent avoir des appartement plus beaux et plus commodes qpe les marchands; mais il faut qu'ils soient bien fermés, pour qu'on soit en sûreté contre les voleurs. Les gens de judicaturc et les avocats en veulent de plus propres encore , et de plus spacieux , à cause du grand nombre de personnes qui ont affaire à eux. Les personnes de condition , qui sont dans les grandes charges , et qui servent le public , doivent avoir des vestibules magnifiques, de grandes salles, des péristyles spacieux. 11 faut que tout y soit beau et majestueux. Ils doivent de plus avoir des bibliothèques , des cabinets ornés de tableaux , et des basiliques qui aient la magnificence qu'on voit aux édifices publics , parce que, dans ces maisons, il se fait des assemblées pour les affaires de l'Etat, et pour les jugemens et arbitrages par lesquels se terminent les différends des particuliers. »

Voila l'indication la plus satisfaisante que nous ayons sur ce qui formoit la gradation des i ment chez les Romains i

(x>inme il n'a pu noui des grandes construction!

d'intérieurs aujourd'hui décomposes et dégradés, nous n'irons chercher aucune autorité satisfaisante, à cet égard, ni dans le palais des Empereurs à Rome, ni à la Yilla-Adriana a Tibur. Toutefois plus d'un antiquaire s'est plu à trouver, surtout dans la dernière , des appartenu' ns distribués avec le plus grand art , des pièces d'une bonne grandeur, éclairées d'une façon très-convenable pour le climat et les heures du jour où l'on y restoit, des salles de plein-pied, dont toutes les portes font enfilade. D'habiles archi-

te et es y ont aussi trouvé de quoi juger que mains avaient porté l'art de là distribution et le luxe des commodités plus loin que ne l'ont fait les modernes. Quelsqnesoient de semblables jugemens, il y manque la connoissance certaine de ce que ces intérieurs, aujourd'hui en ruine, ont pu être jadis, et rien n'est plus hasardeux que ces sortes d'applications de tel ou tel emploi à des fragmens isolés de batimens.

A la vérité , les découvertes de Pompeï ont mit à jour les plans et les élévations de beaucoup de rea-de-

de cette ville , et , doute, quelques-unes des plus grandes de croire qu'on y parcourt des ,à la vérité,

ri

• décoration n'y ont plut

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, , par l'élégance de* enduit* et de* peints <]uî y tcuoient lieu de nu* boiserie*, de no* tentures, et d'une partie des ameublement moderne*. Il «croit dont difficile de trouver là quelque modèle, ou quelque point utile de comparaison avec les distributions et les convenance* des grand* appartement de nos nabi*.

le Jait^nW^posé à subir plus de

pour le genre et la mesure de* ornement de l'architecture, que ce qu'on appelle appartement dans les palais. Les temps modernes l'ont prouvé , et ne cessent pas de le démontrer, depuis que l'esprit de commerce , qui vit de changement et de renouvellement dans une multitude de pratique* et d'usages , a cnvaki tout les travaux et toute* let entreprises de* arts, et «urtout de l'art de bâtir; tout y suit le* vicissitudes

y vieillit promptement , s, d'avoir véplu» de» monument de fa- , les appartement et leur qu'une existence viagère.

L'Italie , dont le principal luxe a long— temps consisté dans la grandeur et la richesse extérieure et intérieure des bâti mens, est encore le pays où le climat , d'accord avec les moeurs , a commandé la grandeur, b solidité , et par conséquent la durée des apr où l'art a pu déployer ses ressource*. Le* iv sont le plu» souvent disposés en eni , à la vérité , peu favorable à ce* i , qui tiennent à la variété de* dégage- .d plus facile à s'accommoder aux décora» ii.. us nobles et imposante* des façades extérieure*.

Aussi trouve— t-on à citer en Italie un très-grand nombre d'appartemens magnifiques , dans des palais qui datent de plus d'un siècle.

En France , ce n'est plus guère* aujourd'hui que par l'intelligence des distributions intérieures, que l'architecte peut encore faire preuve de goût et de talent. Quant à b décoration, elle s'est rapetissé* et restreinte dan* les bornes toujours de plus en plus mobiles des objets qni sont le patrimoine de b mode.

Disons toutefois que l'on distingue ordinairement dans les palais trois sortes ou trois degrés d'appartemens; le premier, qu'on appelle appartement Je commodité; le second est Vappartement de société; le troisième se nomme appartement de parade.

L' 'appartement de commodité comporte , et moin* d'étendue ou de hauteur, et moin* de luxe que le* autre*. Il est à l'usage particulier des maîtres. Il doit être exposé soit au midi , soit au nord , selon qu'il est destiné à être habité l'été ou l'hiver. Ce* pe appartemens ontbesoin d'avoir des

promptement et commodément des uns dans les 1res. Il est surtout important de les éloigner*

petits

au-

APP 5r, modilës du service intérieur, qui doit te faire par les domestique* , sans qu'ils aient besoin de passer par les

pièces principales.

Les appartement de société sont destinés à recevoir les personnes du dehors, les amis et ceux qui forment b société habituelle des maîtres de b maison. Ces appartemens doivent être pratiqués et distribues de manière à pouvoir se réunir et faire suite aux « temenj de parade , en cas de fête, de | ou de réception extraordinaire.

Les appartemens de parade sont ceux qui , comme b mot 1 indique, sont réservés, ou pour de* fêtes, des assemblées brillantes, ou la réception de personnages importans auxquels on veut faire honneur. Ils doivent être spacieux et avoir une belle exposition. C'est b sans doute que l'architecture peut et doit être appelée à déployer toutes ses ressources , soit dans la grandeur et la variété des salons, soit dans l'emploi des ordonnances de colonnes ou de pilastres, des < et des corniches de plafonds, soit dans une bon des différens objets d'art, de loxe ou de i tion que peuvent comporter de grands salons , des galeries et d'autres pièces qui , bien que vastes , demanderont un goût d'ornemens moins riches et plus légers.

On n'a prétendu donner ici qu'un aperçu de l'ensemble que comportent les appartemens, selon b diversité de leurs genres , selon l'étendue, b grandeur et b richesse que leur distribution et leur décoration sollicitent, en raison du rang, de* fonction* et de la fortune des propriétaires. Quant à ce que l'art exige dn goût de l'architecte en proportion de l'emploi de chacune des pièce* d'un appartement susceptible de recevoir plus ou moins d'ornemens, nous renvoyons le lecteur aux articles Chambre, Salle, Cabinet, Galerie, etc.

Appartement de plein-pied. C'est un appartement dont le plancher, dans toutes les pièces qui b composent , est parfaitement de niveau , sans ressauts aucuns, ni seuils excédant b niveau du parquet

Appartement des bains. On donne ce nom, dans les palais, a une suite de pièces, ordinairement au rez-de-chaussée, qui comprend les salles, chambres, gardes-robes, étuves servant à l'usage de ceux qui se baignent. Ce genre de local admpt volontiers les revètissemens de marbre, des pavés de même matière et des ornemens légers , soit en stucs , soit en peinture*. ( Voyei Bains.)

APPENTIS, s. m. On croit que ce mot vient du btin appendix, dépendance. C'eut dan* l'ensemble de beaucoup de bàtimena, un demi-comble en manière d'auvent, qui n'a qu'un égoùt.

APPIENNE (b voie). Grand t l'an de cette vilb 442. Le

de Rome,

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