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énorme; il n'y en a que cinq dans toute la longueur de la façade. La plus grande, qui est au milieu, est longue de 8 mètres (près de a5 pieds) ; les autres sont de (> m. 8. Ce qui reste de la comiehe est une grande pierre un peu entamée du côté gauche , et dont la longueur est de 10 m. 8 (environ 33 pieds).
» Il n'est guère possible d'asseoir un jugement sur la disposition que devoit avoir ce grand édifice. Il est certain que le premier portique étoit composé de dix-huit colonnes, peut-être même de vingt-quatre, comme a Tcntyris; et l'on peut supposer avec vraisemblance qu'il étoit suivi d'un second péristyle, de plusieurs salles, du sanctuaire et de l'enceinte.
« On remarque dans l'architecture de ce temple quelques particularités qui sans doute le faisoient distinguer. Tous les temples égyptiens ont dans leur rornichc au-dessus de l'entrée un vaste globe ailé qui s'eteud d'une des colonnes du milieu à l'autre. Ici il n'y a point de globe ailé i la corniche dans toute sa longueur est uniformément décorée de légendes hiéroglyphiques appuyées sur des rases couronnés de feuilles très-serrées l'une contre l'autre. C'est l'unique exemple d'un édifice égyptien dont la façade ne soit pas décorée du disque ailé ; les colonnes n'ont d'hiérogh plies que sur le dé et sur les fuseaux intermédiaires.
« Les colonnes d' flcrmopolis sont décorées de fuseaux ou caunclures, comme beaucoup d'autres en Eg> pte , et le chapiteau est en forme de bouton de lotus tronqué. Les fuseaux sont liés par trois anneaux de ciuq Itaudcs chacun. En bas et au milieu ils sont au nombre de huit; au-dessus il y a trentedeux fuseaux. Le chapiteau est également à cotes, et le nombre eu est aussi de huit. Le lias du fût est arrondi et un peu plus étroit que le diamètre, du premier tiers : c'est l'imitation de la tige du lotus à sa partie inférieure.
«■ Ce qui étonne le plus, après les proportions gigantesques des colonnes, c'est la conservation des couleurs dont le temple étoit revêtu. Les chapiteaux sont colorés en jnuuc , en bleu et en rouge : dans la corniche, les feuilles qui couronnent les légendes sont peiutcs d'un bleu très-vif. Les plafonds ne sont pas coloria, ou du moius les couleurs n'eu sont plus visibles. »
HERSE, s. f. Est une espèce de porte, faite de grosses pièces de bois pointues et serrées fur leur extrémité inférieure, a»*cmblécs avec des traverses, qui est suspendue au-dessus du passage d'uue porte de ville de guerre, par le mo)en de cordages sur un treuil, et qu'on descend pour servir de barrière lorsqu'on a été surpris par l'ennemi , ou lorsque la porte a été rompue par le canon.
HEURT, s. m. On appelle ainsi Peudroit le plus élevé d'une rue , d'une chaussée , etc. ou le sommet d'un pont, après lequel point on douue, soit à droite,
| soit à gauche, la pente nécessaire pour l'écoulement des eaux , lorsqu'on ne peut pas les faire aller du même côté.
IIfcrt de condi-ite. L'endroit d'un tuyau de fontaine qui s'élève plus haut que le niveau de sa |ieulc de conduite ; ce qui est causé par quelque sujétion , comme seroil celle d'un rocher ou d'une voûte par-dessus lesquels ou est obligé de faire {lasser le tuyau.
HEURTÉ, adj. Se dit, dans l'art de dessiner l'architecture, d'un dessin fait au premier coup de crayon ou de pinceau , qui n'est que touché avec des coups libres et hardis. Si l'on ne trouve pas dans ces dessins le fini et le précieux qui plaisent à l'œil , le connoisseur les estime, eu tant qu'ils représentent plus fidèlement la première pensée de l'artiste, et qu'ils sont l'ouvrage d'un sentiment rapide et d'une main sûre.
IIKl RTOIR , s. m. Est le nom général qu'on donne à une pièce de serrurerie ou de broiue qu'on | attache surtout à l'extérieur des portes des maisons , et qui sert à heurter pour avertir dans l'intérieur que quelqu'un demande à entier. On lui donne aussi le ; nom de marteau (qui est devenu même plus usité) . parce que le heurtoir produit sur la |K)rte l'efl'et et le bruit d'un marteau frappant sur une enclume ou sur 1 toute autre espèce de corps.
On donne aux heurtoirs des dimensions et des configurations différentes, selon l'étendue des portes et I la distance d'où il faut «e faire entendre, et selon la | beauté ou les ornemens des kittans au milieu desquels ! ils figurent.
Le heurtoir n'est quelquefois qu'un morceau de i métal, en forme de console renversée, et frappant sur un bouton de fer vissé dans la porte. Souvent on lui donne la forme d'un anneau : quelquefois cet anneau est fait en manière de serpent reployé en rond ; d'autres fois il prend la figure d'une corde avec un lurud. On en fait qui représentent ou une tête de lion dont | la gueule mord un anneau mobile , ou une tète de ; Méduse dont la langue sert de marteau. Enfin cet , objet est, comme beaucoup d'autres , susceptible de prendre beaucoup de variétés sous le crayon de l'artiste et avec le secours de l'allégorie et de la sculpture.
Toutefois, comme le heurtoir est destiné à rester en dehors des maisons , et que la nuit il pourroit ten- , ter les voleurs si la matière ou le travail offraient trop : de valeur, l'usage et la convenance semblent s'être réunis ponr lui donner la forme d'un anneau. Cette forme présente tout ce que le besoin peut exiger. Elle est d'un maniement commode pour frapper et pour tirer; car le heurtoir sert aussi & tirer après soi la porte , pour la fermer quand on sort.
HEXASTYLE. ( Fya Esaotyle.)
HIEROG-L^ PUES, s. m. Ce mot se compose de
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«Jeux mois grecs, itfu, sacré, et y\v<9*, gravure; et pr conséquent il signifie caractères consacrés.
L'usage de placer et de graver sur les édifices sacrés les signes qu'où y voit, et le nom que les Grecs donnèrent à ces signps, a fait croire nue tous les hiéroglyphes formoient une écriture mystique, et que tout ce qu'ils représentent s'appliquoit aux choses saintes ou aux rites religieux. Cette idée est une exagération; plus d'un édiiiee qu'on regarde comme un temple en Egypte est couvert de représentations qui paraissent avoir exprimé beaucoup de choses étrangères à la religion.
Les caractères appelés par les Grecs sacrés ou hiéroglyphes, formoient une écriture dont les signes exprimoient ce qu'expriment les mots de toutes les langues. Ou est assez d'accord qu'il faut distinguer dans cette sorte d'écriture trois espèces de signes : ceux qui font voir les choses par la figure même de ces choses; ceux qui indiquent l'idée de la chose par une portion seule de sa figure ; et ceux qui représentent les choses et leurs expressions par des signes abrégés et conventionnels, semblables aux lettres alphabétiques, et qui étoient une écriture cursive.
Ces deux dernières sortes A' hiéroglyphes peuvent donc et doivent même souvent n'être considérées sur les monumensque comme des inscriptions ou des légendes. Il y aurait quelque injustice a exiger de semblables signes une valeur ou une propriété décorative dont ils ne sont pas susceptibles, et qu'ils n'eurent certainement pas en Egypte.
Il ne paraît pas qu'on doive juger de la même manière les hiéroglyphes de la première classe , et particulièrement ceux qui , employés dans de grandes dimensions sur les superficies étendues «les murs ou des pylônes des temples, se composent de figures entières'.
Sans doute il y aurait de l'exagération à comparer ces figures et leurs assemblages aux figures et aux compositions eu bas-reliefs des beaux temps de la sculpture grecque ou romaine, et plus encore à celle* des temps modernes où l'art voulut rivaliser avec le* moyens de la peinture. Toutefois, si le genre égyptien de composition ne semble dans sa monotonie pouvoir offrir que l'équivalent d'une inscription, on doit avouer qu'il en faut dire autant du bas-relief des écoles primitives de la Grèce ; et sous ce point de comparaison nous pourrons avancer que les Egyptiens ont employé le troisième genre de leurs hiéroglyphes, soit sous le rapport de sujets historiques, soit aussi dans le point de vue de décoration des édifices.
Les voyageurs en effet nous ont fait connoitre, dans les dessins de certaines murailles extérieure* de* monumens égyptiens , des rangées horizontales de ligures colossales représentées entières, et disposées de façon à indiquer de* rapports entre elles, quoiqu'cllesaicnt trop peu d'artion pour faire comprendre le sujet qui les rassemble; on y reconnoit des marches, des fondais, des cérémonies, et d'antres sujets
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| de personnages rangés sur une même ligne. Sans aucun doute, l'intention du sculpteur fut de retracer des sujets historiques ou religieux , et l'on ne peut s'empêcher d'avouer que de telles sculptures , bien que privées de toute vérité imitative, étoient dans certains édifices des objets d'ornement et de décoration.
Presque toutes le* figures hiéroglyphiques , de quelque nature qu'elles aicut été, furent sculptée* par les Egvptiens en renfoncement du parement de la pierre. Celle* qui ne présentent qu'un simple signe sont taillées en creux , et leur forme ne consiste que dan* leur contour; le* autres sont en relief plus ou moins saillant, arrondis, et configurés dans le renfoncement de la pierre qui en donne les contoui*. Pour les rendre matériellement semblable* à ce que nous appelons bas-relief, il suffirait d'enlever la saiUie de la pierre qui le* environne.
On conservoit cette saillie de la pierre, soit pour éviter le travail qu'eût exigé l'enlèvement de la matière , soit pour la plus grande conservation des ' figures, soit pour ne pas altérer l'apparence superfi- ! cielle de la masse générale de la construction.
Il parait certain , et les derniers vovageurs en ont arquis et donné la preuve , que les hiéroglyphes ne se tailloient sur les murs de l'édifice qu'après l'entier achèvement de la construction. On peut , selon la méthode de sculpture propre à l'architecture grecque, sculpter partiellement, |iour les appliquer ensuite aux murs, des ornemens ou des bas-reliefs, parce qu'ils tiennent a un ensemble de décoration i arrêté d'avance et à un système connu d'imitation. Mais les hiéroglyphes, sous quelque point de vue plus ou moins scriptural qu'on les envisage, ne faisoient ni ne pouvoient faire partie d'un ensemble prévu par l'architecte. Comment aurait-il su ce que des caractères assujétis à un ordre d'idées étrangères an goût dévoient lui demander d'espace ou d'accord? Il dut résulter de là que ce genre de signes se multipliât sans mesure aucune. Plus d'un temple en est couvert dans toute* les partie* où cette écriture pouvoit trouver place.
Disons toutefois que les couleurs dont ces signes et ces sujets étoient plutôt enduits que peints , don— noient, et donnent encore dans ce qui en subsiste aujourd'hui , un assez grand air de magnificence et de variété aux monumens ; et peut-être est-ce en cela que consista la plus importante pratique de la décoration égyptienne.
HIERON. Ce mot grec fut un synonyme du mot naos, temple. Bien qu'il ait dû exprimer, soit (Uns le* usages primitifs du culte, soit par la nature propred'une destination originaire, une différence d'idées et peutêtre aussi de forme, qui le faisoit distinguer du naos, cependant il lui arriva ce qui ne peut guère manquer d'arriver à beaucoup de synonymes , que les écrivains
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t un mol pour l'autre; et l'on verra que cet effet dut provenir de la nature des choses.
Quoi qu'il en soit , il est sensible que chacun de ces deux mots présente, dans sa signification précise, quelque chose de spécial qui permet d'y affecter une notion particulière.
flicron , eu latin sacrum , ne signifie génériqueincnl autre chose que lieu sacré , emplacement consacré à la religion. Or l'histoire des temps les pins tous apprend que les premiers hommes hola Divinité , avant de lui avoir élevé des sur les montagnes et les lieux hauts; qu'ils lui consacrèrent des terrains où un autel et les sacrifices de différens genres rassembloient les adorateurs. Il y eut encore ainsi des bois sacrés, dont quelques plantationsartificielles perpétuèrent les souvenirs antour d'un fort grand nombre de temples plus moderoes en Grèce.
Très-nalurellement les cmplacemcns consacrés au culte des temps primitifs se virent par la suite environnés de murs d'enceinte , dont on croit voir encore des restes de couslruction en plus d'un endroit qui ne paroit avoir eu aucune autre destination. Le nom d'hieron ou L'eu sacré continua donc d'appartenir à ces enceintes, qui dans l'origine ne comportoient ni l'idée ni la reaiilé de ltàtiment servant de demeure à la divinité nu à l'idole qu'on \ renfennoit.
On va voir maintenant comment l'idée et l'emploi des mots liieron et naos ont dû se confondre.
Jusqu'à présent nous avons vu ce que noi Ions du mot général temple se borner a être enceiute de terrain plus ou moins étendue et consacrée au c ulte de la Divinité.
Mais rien ne nous dit quelle dut être la grandeur de ces enceintes. Plus les villes se multiplièrent et s'agrandirent, plus les cmplacemcns vagues consacres à un grand nombre de divinités durent diminuer en étendue. Il est donc permis de supposer, et on ne peut pas se refuser à le croire, qu'aux éiwques dont nous parlons il y cul des hicrun ou terrains sacres d'une petite dimension , et qui furent également entourés de murs. .Mais dès qu'à l'autel du sacrifice on eut ajouté la statue de la divinité, qui ne voit que bientôt dut se présenter et se propager l'idée de mettre le tout à couvert des intempéries de l'air, sous une toiture. Or voilà ht naos, qui dans son origine ne fut atissi autre chose que l'enceinte moins étendue d'un terrain circonscrit et consacré au dieu. Ainsi se dut former ce que l'on appela cèdes en latin, édifice sacré. A quelque degré de richesse d'architecture qu'ait été portée la demeure ou la maison du dieu , son origine mystique est et fut toujours l'enceinte sacrée ou Vhieran; et de là l'emploi souvent indistinct fait par les écrivains, surtout des temps postérieurs, entre les deux noms donnés à ce que nous appelons temple.
Toutefois il n'en est pas moins certain que les deux mots grecs hicron et naos, par leur etymologie
HIP 7l3 F, expriment une idée ou une destination originairement différente, mais qui parla succession des temps et des faits aura pu devenir synonymique. h'hieron en effet a pu, dans les premiers temps, exclure l'idée de construction qu'exprime le mot naos, qui à son tour a pu faire perdre dans beaucoup d'édifices l'idée primitive d'/iieron , laquelle toutefois y est nécessairement attachée, puisque tout naos renferme un terrain sacré, lorsque tout hicron ne suppose pas un édifice, (forez .Naos.)
Disons enfin que les deux idées, les deux emplois, les deux significations, se sont, de toute nécessité, trouvées réunies et confondues dans les grands temples de l'antiquité. J'appelle ainsi ceux dont l'histoire ou les récits des écrivains d'une part, et d'autre part les restes encore existans eu plus d'un pays, nous offrent l'idée la plus complète , et qui se cnmposoient dans leur ensemble d'un naos proprement dit avec colonnades périptères à l'cutour, et d'une vaste enceinte renfermant elle-même quelques adicules ou autres objets sacrés, enceinte ou péribole que for» moient de vastes galeries en colonnes tout autour de l'area.
Il suffit à cet article et à la courte analyse qu'il comporte, d'avoir montré la différence originaire qui existe entre l'idée d'hieron et celle de naos, d'avoir ensuite indiqué les faits et les causes qui durent par la suite rapprocher le» deux idées et permettre d'y employer indistinctement les deux mots, enfiu d'avoir prouvé que les deux idées, avec les deux mois qui les expriment, durent venir se fondre et se confondre dans l'ensemble desgrands temples à péribole. (forez Naos pébibole et Temple.)
IIIPPIAS , architecte qui fut contemporain de Lucien, dont nous allons extraire le peu de notions qu'il nous a transmises sur le mérite de cet artiste.
On peut voir déjà à l'article Loin ( voyez ce root ) la description d'un bain construit par Ifippias.
« Il est juste, dit Lucien, après avoir fait mention des plus célèbres mécaniciens, de parler aussi d'Hippias, notre contemporain, qui égala dans l'art de prier tous ceux qui vécurent avant lui. Il joignoit à la conception la plus vive une élocution brillante; mais il s'est encore plus distingué par ses ouvrages que par ses discours. Tout ce que l'on pouvoit attendre de son art , il l'a exécuté, non en s'exereant sur
seurs avoien
eja réussi
des objets où ses pi
mais. .. Quoiqu'il suffise à un artiste, pour se faire un nom, de réussir dans une seule partie, Hippias a brillé dans toutes. Habile tout à la fois dans la mécanique, dans la géométrie, dans l'harmonie, dans la musique , il a excellé dans toutes ces sciences, comme s'il n'en avoit jamais pratiqué qu'une seule. Je n'aurois jamais fini , si je voulois parler de ses connoissauci s en catoptrique, en dioptrique et en astronomie, où il a laisse- bien loin derrière lui tous ceux qui l'or