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tiqne accompagnée d'une cliapelle ou oratoire, avec un petit jardin.
L'art du jardinage s'est approprié l'emploi des hermitages, comme celui des grottes et autres objets semblables, pour introduire de 1a variété dans la II
composition des jardins et assortir le genre et le motif des fabriques an genre et au caractère des sites ou des scènes que présentent les diverses parties de l'ensemble. (Voyez Gsotte.)
HERMODORE de Salami». Cet architecte ajouta, par ordre de Posthumius Metellus,un portique périptère au temple de Jupiter Stator a Rome.
On croit encore qu' Hermodore fit construire le temple de Mars dans le cirque Elaminien. C'est peutêtre de lui que Cicéron a entendu faire mention dans son livre de t Orateur, lorsqu'il parle d'un certain Hermodore qui exœjloit dans la construction des ports de mer. (Tiré des Vit* des architectes par
HERMOGENES (d'Alaba*de), architecte grec qui parait avoir exercé son art dans l'Asie mineure , sa patrie, comme le témoigne le nom de la ville de Carie, par lequel Vitruve le désigne.
Cet écrivain fait mention A' Hermogènes en quatre passages. Dans le premier (liv. m , chap. i), il le cite simplement comme auteur du temple pseudodiptère de Diaue à Magnésie.
Dans le second passage \ liv. ut, chap. mi, il rapporte qu' Hermo gènes fut le premier qui établit la méthode et les proportions de l'octastyle et du pseudodiptère, en construisant dans la ville de Théos le temple de Racchus. L'invention du pseudo-diptère consiste dans la suppression du rang de colonnes qui au diptère existe entre le rang des colonnes extérieures des ailes cl du mur de la cella. Par-là , dit Vitruve , Hermogènes trouva moyen de diminuer la dépense et d'agraudir l'espace couvert autour du temple , pour qu'en cas d'une pluie imprévue la multitude pût se mettre à couvert et dans le temple et sous la galerie environnant la cella. Cette méthode n'ôte rien , selon notre écrivain , à l'aspect et à la majestp extérieure des temples, parce que l'œil ne s'aperçoit pas de l'absence des colonnes supprimées. (Il nous semble que Vitruve a oublié de dire ici que le rang de colonnes supprimé dans le milieu devoit se trouver engagé dans le mur de la cella. ) Hermogènes s'acquit beaucoup d'honneur par cette disposition , qui devint, selon Vitruve, la source où, dans la suite, on puisa de nouvelles méthodes. (Telle fut, par exemple, celle du pseudo-piriptère.)
Dans le troisième passage (liv. iv, chap. m), Vitruve rapporte que quelques architectes anciens prétendoient qu'on ne devoit pis faire d'ordre dorique les temples des dieux, parce que cet ordre est sujet à quelques défauts de régularité. ( Voyez Doriqce, Fsise.) De ce nombre, dit-il, furent Tarchesius, Pytheus et Hermogènes. Ce dernier, ayant déjà rassemblé des matériaux de marbre pour construire à Racchus un temple dorique, changea d'idée, et le fit d'ordre ionique.
A ce sujet Milizia , dans ses Vies des architectes
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; voyez tom . I , pag . i4 , 'I'" Parme , 1781), dit que ce temple de llacrhus , élevé à Théos jiar Hcr~ mogenes, et d'ordre ionique, fut octa&tyle et monoptère, c'est-à-dire sans mur environnant la cclbt. Senza mtin> rhe forma il rhiuso ilella rrlla. Milizia conclut ce dernier fait du quatrième passage de Vilruve.
Dans ce quatrième passage , Vitruve cite en effet Hermogenes au nombre des divers architectes grecs qui avoient laissé des écrits sur leur art. Hermogenes tir aile Diana lonica , qutt est Magnesia , pseiuioilipteros rl IJIteri Patris J'eo monopleros . ( Y itmve , liv. v 11 , préf.) ^ itruve a également donne l'épi thète île monuptrms (liv. Vf , chap. Ml) a une espèce de temples circulaires qui n'avoient point de mur de clôture, (frirez Mo\oi>ti:hf.. ) Mais ce qui prouve que Vitruve n'emploie |«s dans le même sens le mol nmnoplrrr aux deux articles cités, c'est que ce temple de Baechus, bâti à Théos, et cité comme monoplcrr, est le même que celui dont le passage rapporte plus haut nous donne la notion, et qui étoit pseudo-diptère. Or il est impossible qu'un pseudodiptere ait été privé du mur de la cclla , \ itruve disant lui-même de cette sorte de temple (liv. m, cliap. 11 J : Laxamentum rgrrgiè circaceUam fecii... {Hrrmogcnrs). Donc le temple de Baechus, bâti par Hermogenes à Théos. ne pouvoit pas être monoplèrc dans le ■sens ou l'entend Milizia.
On dira à l'article monoptrre quelles sont les deux significations grammaticales et usuelles de ce mot. (^o» < : .Monopti RE.)
HERMONTHIS. {Voyez Esnoxtni*.)
HEMMOPOLIS : Magna). Ville de l'antique Eg\ pte , dont on trouve encore des ruines assez considérables sur les teiTains occupés aujourd'hui par la ville mt'ou appelle Aehmunnnn, ainsi que le prouve M. Jomard dans l'ouvra • la description de l'Egypte.
Les divers débris , dit ce voyageur, qu'on trouve en cet eudroit, annoncent la richesse de l'ancienne //irmopn/is, et l'étendue actuelle des ruines confirme celle idée. Ee tour est de 3,?.3o toises ; les constructions |iarticulières ont disparu comme partout; ce— ] tendant eu beaucoup d'endroits on trouve des murs en briques crues qui paroissent avoir appartenu à la haute antiquité II ne faut pas les confondre avec d'autres constructions qui sont faites en briques crues de petite dimension , et qui sont l'ouvrage des Egyptiens niodernes : les premières se reconnoissent à la grandeur «les briques qui les composent.
Le portique d' Hermopolis, seul reste considérable de cette grande ville , a appartenu à l'un des pins maguiliques temples de l'antique Egypte. Les dimensions «les colonnes ne le cèdent qu à celles des colonnes qu'on trouve dans les grands palais de Thèbes, et le diamètre excède celui des colonnes de Tentyris de plus d'un quart. La longueur du |>ortiqtie devrait
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| excéder à peu près dans le même rapport celle du frontispice de celte dernière ville.
» Le portique est dans l'axe des ruines , à G5o mètres environ de leur extrémité septentrionale; il est peu encombre : douze de ses colonnes sout encore debout, couronnées de leurs architraves et de leurs plafonds ; mais il a beaucoup souffert ; il a même perdu une des deux rangées de colonnes entières, car tout annonce qu'il étoit composé de dix-huit ou \ iugtquatre colonnes. La pierre dont il a été bâti est calcaire , et l'espèce en est numismate.
» Les architraves et les plafonds sont encore aujourd'hui eu place, comme on vieut de le dire, l u quart de corniche au milieu de la façade est également conservé; le reste n'existe plus. Les alites ont disparu en entier; les chapiteaux sont mieux conserves que les colonnes; de vives couleur y brillent encore d'un grand éclat.
» Le temple est exactement oriente selon le nord de la boussole, c'est-à-dire que la façade est tournée vers le sud magnétique. Cette direction n'est point d accord avec celle du levant , qu ou croyoil avoir été toujours d'usage en Ejjy pie ; mais l'axe du temple est parallèle au coure du Nil. La ville A' Hrrmopolis avoit la même direction que l'édilicc , et les axes de l'une et de l'autre se confondent presque en un seul.
» La hauteur tolaledu portiqueau-dessus de la base des colonnes est de 1 <> mètres 1 tiers, à fort |>cu dcebose près; la hase avoit environ 7 décimètres de haut; la colonne , compris le dé et sans la base , a 1 3 m. 16 c. de haut. La circonférence du fut de la colonne, mesurée à la hauteur des premiers anneaux ou bandes circulaires qui lient les côtes entre elles , autrement | dit de la quatrième assise, est de 8 m. 8 : d'où l'on conclut le diamètre de a m. 8 , près de 9 pieds. Tout en bas du fût, la circonférence est de 8 ni. 7.
» Le chapiteau a 3 m. <>{ de haut avec le de.
>■ L'entrecolonneineut du milieu est plus grand que les autres ; la largeur est de 5 m. 20 entre le nu des fûts. L'entrecolonncment ordinaire est de 4 ni-, parallèlement à l'ave, il n'est que de 3 m. (ki.
» Le portique d' Hermopolis est un exemple de la solidité de la construction égyptienne; aucun édifice peut— être n'avoit été bâti plus solidement ; ses proportions sont massives, et la hauteur de la colonne n'a que 5 diamètres, tandis que dans d'autres monumens elle en a (>. En revanche, l'entablement a des U proportions moins élevées qu'ailleurs ; elles paroissent | même un peu basses pour la hauteur des colonnes.
« Les assises dont les colonnes sont formées sont I égales, et régulièrement haute* de o m. 56. La partie j inférieure du fût a trois assises; la partie moyenne et la partie supérieure en ont chacune quatre ; les liens inférieurs une et demie ; les deux autres liens chacun deux ; le chapiteau en a six : enfin le dé une ; et si la base en avoit une et demie exactement , comme je le ; pense , le tout faisoit \ ingt-cinq assises de hauteur.
» Les pierres de l'architrave sout d'une grandeur