‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 253 sur 258 · HIP · texte numérisé non relu

HIP

I Parmi les hippodromes de la Grèce , on doit citer I comme le plus célèbre celui d'Olympie , dont Pausanias nous a laissé la description. Il avoit, selon l'opinion générale , quatre stades de longueur et un stade de large. I.e terrain de Yhippodrome étoit précédé d'une enceinte dans laquelle les conibattans se rassembloient d'avance avec leurs chars ct leurs chevaux.

Voici la traduction du passage de Pausanias mr cet objet , par l'abbé Gedoyn :

« Le stade ost précédé d'une place où se rendent les athlètes, ct que l'on nomme ta barrière. On y voit un tombeau que les Eléens disent être celui d'Endymion.

••Au-delà de cette partie du stade, où se mettent les directeurs des jeux , il y a un lieu destiné pour la course des chevaux. Ce lieu est précédé d'une place que l'ou nomme aussi ta barrière, ct qui par sa forme ressemble à une proue de navire dont l'éperon serait tourné vers la lice. A l'endroit où cette barrière joint le portique d'Agaptus, elle s'élargit d'un et d'autre côté. L'éperon et le bec de la proue sont surmonte* d'un dauphin de bronze. Les deux côtés de la barrière out plus de joo pieds de long , ct sur cette longueur on a pratiqué des loges à dr oit, et à gauche , tant pour les chevaux de selle que pour les chevaux d'attelage. Ces loges se tirent au sort entre les conibattans. Devant les chevaux et les chars règue d'un bout à l'autre un cable qui sert de barre, ct qui les contient dans leurs loges. Vers le milieu de la proue est un autel de briques crues , que l'on a soin de blanchir à chaque olympiade; sur cet autel est un aigle de bronze qui a les ailes déployées, et qui, par le moyeu d'un ressort , s'élève et se fait voir à tous les spectateurs, en même temps que le dauphin qui est à l'éperon s'abaisse et descend jusque sous terre. A ce signal on lâche le cible du côté du portique, et aussitôt les chevaux s'avancent vers l'autre côté, où l'on en fait autant. La même chose se pratique de tous les côtes de la barrière , jusqu'à ce que les conibattans se soient assemblés auprès de l'éperon, où l'on a soin de les appareiller. Incontinent ils entrent dans la lice: alors c'est l'adresse des écuyers et la vitesse des chevaux qui décident de la victoire. Clwotas est celui qui

j a imaginé cette barrière ; on dit qu'Aristide l'a per-

j fectionnée après lui.

A Constantinople il y avoit deux hippodromes;

\ l'un surnommé du palais, parce qu'il étoit situé entre le palais d'Eleutérius et celui d'Amastrianus , avoit été construit parTheodosc-U-Grand ; il servoit particulièrement aux courses que l'empereur faiwit faire lui-même, et il fut détruit par Irène.

L'autre fut commencé par Septime-Sévère, et achevé par Constanlin-le-Grand ; on voit le dessin de ses ruines, Antiq. expl. , tom. VI , pl. 160. Ce dessin , dit Montfaucon , fut fait dans un temps où il

I était moins ruiné. Il ne différoit pas beaucoup des

I cirques romains; il étoit beaucoup plus long que

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