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d'emblèmes qui ornent la bordure où le cadran de l'horloge est renfermé.
HOSPICE, s. m. A l'article hôpital, dont le mot hospice est sj nonyme , nous avons donné leur commune étj inologic, et nous avons fait connoitre, comme déjà indiquée par l'usage , la différence que comportent ces deux mots.
Nous avons aussi avancé que l'antiquité ne paroit point avoir eu d'hôpital , dans le sens uù ce mot signifie établissement destiné au traitement des malades pauvres; mais V hospice (hospititim) , comme désignant un lieu où l'on exerçoit l'hospitalité envers les étrangers Jwspites), fut counu des anciens. Au temps de Constantin, on donc 1 à ce lieu le nom de xenoiloc h tu m 1 mot grec X,"^,'A."') » composé de deux mots qui expriment cet emploi. L'hospitalité, dont on vante l'usage chez les peuples anciens, et dont on peut toujours louer les effets , tenoit cependaut plus qu'on ne pense au peu de communications alors établies entre les différentes coutrées, surtout si on compare cet état de choses avec celui qui existe aujourd'hui en Europe entre tous les peuples rt toutes les parties d'un même Etat. Comme il y avoit moins de voyageurs, il ne l'était pas formé sur toutes les routes et dans toutes les villes un grand nombre d'auberges où maintenant les passagers sont reçus et traites a leurs dé|icns. Ou logeoit chez des amis, chez tics personnes avec lesquelles on avoit des rapports. Cet usage avoit établi eutre les hommes un lien particulier, celui que l'on appeloit de l'hospitalité.
Les gens riches avoient dans lrurs maisons uu corps de logis destiné aux hotes ou étrangers. Ce lieu , véritable hospice, étoit placé aux deux côtés de l'antlronitisou appartement du maître.
Les villes avoient des bàtimens publics destinés au même usage. Les Romains surpassèrent à cet égard les autres peuples. Non- seulement ils établirent comme en Grèce des hâlimens consacrés à recevoir les étrangers, mais ils portèrent l'attention jusqu'à faire disposer pour eux , dans les théâtres, des endroits séparés appelés hospitalia , où ils assistoient aux spectacles, [Voyez Montfaucon, Antiq. cxpl. tom. 111, part, it , pag. 235, 244» 54o0
La pratique de l'hospitalité, telle qu'elle exista chez les Grecs cl les Romains, s'est conservée dans l'Orient , sous la forme de ces grands bàtimens qu'on appelle caravenserai. {Voyez ce mot.)
Dans la chrétienté, il y avnit et il y a encore un grand nombre de couvens où l'on exerce l'hospitalité, et où de grands locaux sont destines à recevoir les pauvres et aussi les voyageurs; ce sont des espèces d'hospices.
Niai* dans le plus grand nombre des pays modernes, on donne particulièrement le nom d'hospice a des établiasemens de charité publique, qui , au moyeu des fondations dont ils sont dotés, recueillent, soit les enfans trouves, soit les orphelins, soit des vieillards
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des deux scie*. Ainsi on dit a Pari» Yhospice des Aveugles , Y hospice des F.nfans- Trouvés.
Le caractère d'architecture de ces édifices est le même que celui des hôpitaux; niais leurs dispositions intérieures sont soumises aux variétés qu'exige la diversité de leurs emplois. Il y faut de vastes dortoirs, des cours spacieuses, de grandes salles de réunion, des plantations et des jardius.
HOTEL, s. m. Ce mot vient du mot hôte, d'où hôtellerie, tons deux dérivés des mots latins hospes , hospitium.
Ce nom fut donné d'ahord à ce genre d'édifices que l'on destinoit à recevoir des étrangers. Comme les palais des grands eurent originairement quelques logemens consacrés à cet usage , comme ensuite plus d'un édifice public, servant aux réunions des citoyens d'une ville, avoit certaines destinations qui rappeloient quelques pratiques de l'ancienne hospitalité , on les appela du mot hôtel, diminutif d'hôtellerie {hospitium); de la vient qu'on applique encore ce mot à re qu'on appelle auberge {hôtel garni).
ffn'lel dans le langage usuel aujourd'hui est devenu synonyme de palais, et en fait d'habitations il n'y a que celles des grands et des hommes en place qui reçoivent ce nom. C'est pourquoi nous croyons devoir renvoyer au mot Palais les notions théoriques ou descriptives que ce sujet comporte. [Vtnf, Palais.) Nous allons nous contenter de passer en revue, dans cet article, certains grands édifices auxquels l'usage a contiuué d'affecter le nom tVhdtel.
Hôtel-Diec. — On nomme ainsi à Paris et dans quelques autres villes l'hôpital le plus généralement destiné aux pauvres malades. La foudation de celui de Paris est due, selon la tradition, à saint Landry. Ses principaux bienfaiteurs furent saint Louis et Henri IY. La masse des hàlimcns actuels est le résultat progressif «les augmentations de chaque siècle. En if«5, les administrateurs de Y Hôtel-Dieu obtinrent la permission de faire construire sur le bras de rivière qui baigne ses murs un pont de pierre pour agrandir son local d'une nouvelle salle. Deux incendies survenus, l'un en 17^7, l'autre en 1772, ont donné lieu a des réparations et à des améliorations considérables. Cependant la population toujours croissante de la capitale l'avant rendu tout-à-fait insuffisant , Y Hôtel- Dieu n'est plus qu'un des grands hôpitaux de Paris. Disons encore que, maigre quelques additions modernes, telles que le portique en colonnes doriques qui donne sur la place Notre- Dame , l'édifice , sous le rappor t de son architecture, ne mérite pas une dcsciïptiun.
L' Hôtel-Dieu de la ville de Lyon est l'ouvrage de Soufllot , et passe pour un modèle de ce genre de monumens. On en reuotnme la disposition comme «impie et commode. Sans perdre le moindre espace, l'architecte a au en rendre les dégagemens , les ac-