‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 30 sur 258 · DANS LEUR «APPO»T AVEC LEUR · texte numérisé non relu

DANS LEUR «APPO»T AVEC LEUR

plus *'

, de sagacité, de

Rien n'« soins et de

Le canal où doit couler l'eau étant la principale partie d'un aqueduc, c'est celle qui demande à être exécutée avec le plus grand soin. Les qualités essentielles d'un canal d'aqueduc sont d'avoir une pente régl«>e et uniforme, et que les parties qui la composent soient si bien unies , qu'elles ne forment qu'un seul corps , afin que l'eau no puisse se perdre nulle part.

Pour donner a un canal la pente convenable, par rapport à l'endroit où il doit arriver, il faut commencer par faire des nivellemens justes du pays qu'il doit parcourir. Vitruve , liv. vm , chap. 7 , dit qu'il faut donner un demi-pied de pente sur 100 pieds de long : cependant , l'aqueduc d'Arcueil , près Paris , n'a que 6 pouces de pente sur aoo toises; l'aqueduc de Roquencourt n'a que 3 pieds sur 1700 toises : d'autres exemples et l'expérience ont prouvé que la pente la plus convenable éloit de 3 pouces sur 1 00 toises , et qu'elle ne pouvoit être moindre d'un pouce sur cette longueur.

Il faut donc , dans la construction d'un aqueduc, apporter la plus grande attention , 1

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a peu de pente à lui donner, parce que les moindres défauts du travail peuvent occasionner des effets qui dérangent la pente , et qui empêchent l'eau d'arriver à sa destination. C'est surtout aux fondations qu'il faut veiller le plus soigneusement , afin qu'il i jamais se faire aucur " à l'uniformité de la

AQU

wu> en pierre ac unie, ai ni

rens aqueducs antiques de R pierre de taille, il faut dou!

être parfaito-

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Pour réussir , il ne faut former le canal qu'après que les massifs ou arcades qui doivent les soutenir auront été faits dans toute la longueur de Vaqueduc. H fsut même les laisser reposer quelque temps, afin que tout Fourrage prenne de la consistance , et qu'il ne puisse plus s'y produire d'effet.

On construit les aqueducs de plusieurs manières:

i° En pierre de taille, comme celai de Vaqua Claudia à Rome, celui du pont du Gard en Provence , celui de Ségovie en Espagne , etc.

2* Partie en pierre de taille, et partie en moellons, comme ceux de Vaqua Fetice à Rome, restaures par Siite V, celui de Maintenon en France, etc.

3° En maçonnerie de blocages revêtue de briques ou de petites pierres , comme la jdupart des aqueducs des ancien*.

La première manière est la plus magnifique , la plus durable, et la plus économique; mais la seconde est plus relative à notre manière de bâtir. L 'aqueduc de Maintenon est le plus beau modèle qu'on puisse citer de ce genre de construction , tant par rapport à la solidité, que par rapport à la disposition analogue aux matériaux, {fojret ci-dessus.)

Les anciens Romains formoient le canal de leurs aqueducs en maçonnerie de briques, revêtue d'un fort enduit de ciment, qui acquéroit, avec le temps, une consistance plus forte que celle des pierres les plus dures ; en sorte que ces canaux étaient plus solides que s'ils eussent été d'une seule pierre. Ce ciment étoit composé de chaux , de sable et de tuileaux bien broyés et bien battus. ( f oyez Ciment.) Les canaux formés de cette manière valent mieux que ceux qui sont construits en pierre de taille , avec les joints en mastic gras , ainsi qu'on l'a pratiqué dans plusieurs aqueducs modernes, parce que, malgré la bonté du mastic , et les soins qu'on pourroit avoir de bien garnir les joints , le moindre petit mouvement causé par la dilatation ou la condensation de l'air le* désunit, ce qui rend les canaux sujets a un entretien C'est pour cette raison que les ancien» d'un enduit de ciment , même les caen pierre de taille , ainsi qu'on le voit a difTé— i de Rome.

1 d'un aqueduc en doubler en plomb la partie inférieure sur laquelle l'eau doit couler; et pour éviter le trop grand nombre de soudure* ou de cbevauchures qui pourvoient déranger l'uniformité de la it lorsqu'elle est peu consic

vri r , afin que le fond du canal puisse

ment droit , et «an* la moindre ondulation.

Le canal dan* lequel l'eau coule doit toujours être accompagné de deux banquettes, qu'il soit pratiqué dans un conduit voûté, ou qu'il «oit en plein air. Le* banquettes doivent avoir ib pouces de large

'l&tfriMi et y toi»

Si k canal est pratiqué dans un conduit voûté , il faut qu'il «oit éclairé de distance en distance , et qu'il ait assez de hauteur pour qu'un homme puisse y marcher debout sans toucher la voûte. Si le canal est découvert, il faut qu'il y ait au-delà des banquettes des espèce* de parapet* pour rassurer ceux qui y marchent.

U vaut mieux pratiquer le canal d'un dans un conduit voûté que de le faire à parce que l'eau y est nioin* exposée aux il de l'air, et s'y conserve plu* pure. Les anciens avaient la précaution de creuser dans la longueur de leurs aqueducs, à des distances égales d' environ 40 a 5o toise*, de petit* réservoirs plus profonds que le canal, et dans lesquels l'eau pouvoit déposer le limon et le* autre* ordures qu'elle charioit.

Il faut avoir l'attention de mettre à l'entrée du canal d'un aqueduc une grille à mailles un peu serrées, pour empêcher les grosse* ordure* et le* racines d'y entrer. Sou* le canal , il seroit a propos qu'il y eût , dam toute la longueur, un conduit voûté de b pieds de hauteur environ , afin qu'on pût le visiter en dessous , et reconnoître le» endroit* où l'eau pourroit *e perdre. Le pavé de cette galerie ou conduit aurait des pentes et des tuyaux de distance en distance, pour jeter en dehors les eaux qui pourroient filtrer au travers du canal. Ce conduit préserveroit les constructions inférieure* des endommagemens de la filtration, et il épargnerait les dépenses considérable* qu'on est obligé de faire quelquefois pour découvrir les endroits où l'eau se perd , et y porter 1 cautions son aqueducs.

Lorsque les aqueducs sont-trè* longs, et qu'Us doivent être élevé* sur un ou plusieurs rangs d'arcades, il faut proportionner La grandeur des arcades à la manière dont ils doivent être construits. Si c'est en pierre de taille, les arcades pourront avoir depuis 24 pieds jusqu'à 48 d'ouverture ; si la construction est partie en pierre de taille , partie en moellon*, on peut leur donner depuis 18 jusqu'à 36 pied*; enfin, si elle est en maçonnerie de blocages, revêtue de briques ou de petits moellons équarris, la largeur des arcade* pent être depuis 1 2 pieds jusqu'à 24.

Les anciens donnoient peu de largeur aux arcades de leurs aqueducs: la plupart n'ont que 1 2 on 1 5 pieds de large; cependant au pont du Gard, qui est composé de trois rangs d'arcades, U plu* grande du ran8a75pied*8poace*;i

ute.ee. préla dorée de*

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sièxne rang n'ont que 14 pied»; et il paraît qu'on ne fit celles du second rang si larges que pour le raccorder à celles dn premier rang qui forment le pont.

A Y aqueduc de Montpellier, qui est hati sur le modèle de celui du Gard , le* grandes arcade*, au res-de-chanssée . n'ont qne ai pieds, et celles audessus qui portent le canal n'ont que 8 pieds.

À Vaquteinc de (i»serte, près de M a pies, les arcs ont 20 pieds de large.

Les arcade» de l'ancien aqueduc de Met* ont rt> pieds et demi , et celles do Vaqueduc de Ségovic en ont 1 7 .

Par rapport à la largeur des pnler* qui portent les airs des aqueducs, lorsqu'ils etoient construits en blocage revêtu de hriqnes ou de petits moellons équarris, les anciens leur donnoient environ les deux tiers de la largeur des arcades, la moitié lorsqu'ils etoient construits en pierre de taille , et quelquefois le quart; et même, lorsqne les arcades etoient trèslarges, comme au pont dn Gard, lis ne lenrdonnoient que le cinquième.

A Vaqueduc de Segovie, en Espagne, qni est construit en pierres de taille ,' posées snr mortier, comme au pont du Gard , les piliers n'ont que le quart de la largeur des arcades.

Les aqueducs passant le plus souvent par des endroits éloignés des chemins et des habitations, ou les transport* des matériaux et d'équipages se font péniblement , et les grandes arcades qui exigent de forts matériaux étant pins sujettes aux tassemens qne les petites, ru l'inégalité de résistance du sol sur lequel elles doivent poser, on doit éviter de trop grandes dimensions dans leor construction. C'est pourquoi, lorsque les aqueducs doivent être longs, et passer par des endroits difficiles , pour éviter des cintres de charpente, des étaiemens et des échafauds extraordinaires, il ne faudrait pas qne les arcades eussent plus de iry pieds de largeur, si elles doivent être en pierre de I taille ; 20 a 2 1 pieds suffiraient pour celles en moellons avec des chaînes de pierre ; on donnerait 1 5 a 18 pieds à celles qni sont tout en moellons, a moins qu'il ne fallût passer sur une rivière , ou qu'on fût | forcé, par d'autres circonstances, de leur donner plus J de largeur. Quant au nombre des rangs d'arcades , voici quelles peuvent être les dimensions à observer. On peut donner K{ pieds à un seul rang en hauteur; deux rangs peuvent avoir depuis yo jusqu'à tfio pieds, et trois, avoir depuis 180 jusqu'à 2§o.

Lorsqu'un aqueduc n'est composé que d'un seul 1 rang d'arcades, la plus élevée ne doit pas avoir, en hauteur, plus de deux fois et demie sa largeur. Lors- I qu'il est composé de plusieurs rangs, il faut donner j à celles dn second rang un cinquième de moins qu'a celles du premier, et a celles du troisième rang un ein- [ quième de moins qu'à celles du second rang , etc.

Supposons , par exemple , qne le canal d'un aque- I duc doive être élevé de 60 pieds; alors il suffira d'un |

conviendroient le mienx , on divisera cette -hauteur en six parties égales , dont on donnera deux à la largeur des arcades, quatre pour ht hauteur des piédroits jusqu'à ta naissance du cemtre, et cinq josqne sons la clef. Quant k ta largeur des piles, si eHe* doivent être partie en moellons et partie en pierre tse taille, on leur donnera le tien, et la moitié «i elles doivent être en maçonnerie de blocages revêtue en briques ou en moellons équarris. Ainsi , dans l'exemple où les arcades auraient ao pieds de large, et 00 la plus élevée auroit 5o pieds de hauteur sous le ci-intre, les piles auroient alors 5 pieds de large, si elles etoient construites en pierre de taille ; 6 pieds 8 |iouccs, si elles étoient en moellons et pierres de taille, et enfin 10 pieds, si elles dévoient être en maçonnerie de blocages, revêtue de briques ou de petits moellons équarris.

Si la hauteur dn canal devoit être de tai pieds, alors on feroit deux rangs d'arcades. Pour trouver

parties , dont on prendra deux pour la largeur des arcades, et cinq pour la hauteur de la plus haute arcade dn premier rang, quatre pour celles du second ranjj, une pour l'intervalle d'nn rang à l'autre, et autant depuis le dessous du ceintre des arcades jusque son* le canal.

Si le canal doit être à 1 80 pieds de hauteur, il faudra trais rangs d'arcades. Pour trouver leurs dimensions, on divisera cette hanteur en quinze parties, dont on prendra deux pour la largeur des arcades, et cinq parties, comme ci-devant, pour la hanteur dn l'arcade la plus élevée du premier rang, quatre parties pour la liauteur des arcades du second rang, trois parties pour la hauteur de celle du troisième , et nue partie pour les intervalles.

Pour procurer une plus grande solidité anx aqueducs composé* de plusieurs rangs d'arcades, il faudrait donner anx arcades dn second rang un pied de largeur de plus qu'à celles du premier, et à celles du troisième un pied de plus qu'à celles dn second rang : en sorte que les piles du second rang auroient un pied de moins en largeur que celles du premier, de même à celles du troisième , etc.

Quant à l'épaisseur de Vaqueduc , elle doit dépendre en partie de la quantité d'eau qui est 1 conduire, et de la hauteur que doit avoir l'édifice . La moindre épaisseur qu'on puisse donner à un aqueduc estd'euviron b pieds, afin qu'il contienne un canal, une banquette, et les deux épaisseurs des murs du conduit voûté. Iji plus grande seroit d'environ 1 2 pieds, bien entendu pour le haut de Vaqueduc au droit du canal ; car il doit nécessairement avoir plus d'épaisseur dans le bas, en raison de sa hauteur, et en augmentant par des retraites couronnées d'un cordon.

Les Romains , qui donnoient beaucoup de pente au canal de leurs aqueducs, formoient leur direction par des lignes brisées en rig-rags, afin de rompre ta

ce procédé par une autre raison; lorsqu'ils 'agit, par oveniple, de construire des aqueduc* fort élevé* dan» une grande vallée ou dans une plaine r et lorsque, par ifl motif» d'économie , on ne veut pas leur donner nue trop grande épaisseur. Parce moyen , on augssstiUeroit leur aoudité , de lanterne manière qu'on aa({in«nt« celle» dîuo paravent, qui , ne pouraut se

o£cTiuifa*td« URllÏl^é^,^tWUd'W*nt 1°r** Quand on bâtit un aqueduc à plusieurs rang» d'arcade», il faut avoir la précaution de passer deux ou trois assise» au-dessus de l'extrados de» arcade», afiu <|u'eUe» ne puissent pas se deamur si facilement ; il faut même que la dernière soit en grandes pierre» de taille. C'est pour cette raison que ceux qui ont construit le pont du Gard ont Ib-rmé, au-dessus de l'extrados du second rang d'arcade» , une espèce de double def , d'une seule pierre , qui embrasse le» cinq voussoir» du milieu , et deux autre» assises au-dessus. Cependant cet aqueduc est construit tout en pierre de taille, et de plus situé entre deux montagne* qui lui serrent de culée. Cela prouve à quel point les anciens avaient à cceur la solidité dans tous leurs ouvrages , et combien ils étoient jaloux, en les consacrant à l'utilité publique, d'en faire, peur eux, d'éternels monument de gloire.

Nous n'avons parlé , dam cet article , que des conduits destinés à amener dans les villes les eaux qui en font l'agrément et la salubrité ; quant a ceux qui sont réservés à l'usage contraire, voyez Cloaqle, EootT, Canal dp. déchaioe, Emissaire, etc.

AQLILEIA , Aquilée, ville antique d'Italie, dans | le Frioul, et célèbre dans l'histoire. Les Romains la firent bâtir pour l'opposer aux incursions des Barbares. Elle fut érigée en colonie romaine, l'an >->> de Rome. Les empereurs y résidèrent souvent pendant la guerre qu'il» eurent a soutenir contre le» Germains. Elle fut rasée par Attila , l'an de Jésus- Christ 4 53. Narsès la fit rebâtir; mais elle ne recouvra jamais son ancienuc splendeur. On y voit encore,

d'aqueducs, des muraille» entière» bâtie» par les patriarche» , les fondemeus d'un édifice considérable , six belle» colonnes de granit d'Egypte, et beaucoup d'inscriptions qui ont été reciùllies avec les autres antiquités de cette ville par le chanoine Bertoli.

ARABE (Architecture). Les conquête» des Aralies avoieut étendu leur empire depuis Constantinople I jusqu'aux confins de l'Espague. La grandeur d'ame de leurs chefs, les brillantes qualités de plusieurs de leurs califes, portèrent cette nation à un point de gloire et de puissance qui leur fit entreprendre , dans les pays subjugué», des monumens dignes de remarque.

L'Afrique et l'Espagne , où leur domination eut le temps de .•affermir, sont remplies d'édifices cou- |

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sidéra hlos , qui prouvent a quel point ces peuple» caltivoient le» science* et les arts.

C'est aux conquêtes des Arabes, qui, après s'être emparé de l'Espagne, pénétrèrent jusqu'au centre de la France, et en furent chassés par Charte» Martel , grand'père de Charlemagnc ; c'est surtout aux guerre» que ce dernier leur livra en Espagne , que bous devons cette communication de gont et ces imitations de style arabe qu'on retrouve dan* notre architecture gothique des g* et to* siècles. La loi de Mahomet a» oit défendu aux Arabes toute représentation d'hommes ou d'animaux. Fidèles observateur» d'une religion naissante , il» tournoient l'habileté de leur ci»cau et la bizarrerie de leur imagination vers les oruemeus fantastique» qui ont pris leur nom. (Voyez AsASEsotEs.) Toute» leurs décorations consistoient en feuillages , en riucçaux, en fluurs ; il» les appliquoient en dedans et en dehors de leurs bâtiment , et quelquefois les faisaient entrer dans la masse même, car ils tav oient découper la pierre avec une adresse infinie.

Charlemagnc admira quelques-unes de ces bizarreries, et eu profita. En faisant construire les principaux édifices de la ville d'Aix-la-Chapelle , il y fit entrer les caprices des Arabes. Ce goût changea celui du gothique, usité jusqu'alors, et qui étoit aussi pesant que le nouveau devint léger, élancé et découpé. Nous pouvons encore juger de cette architecture par la grande église d'Aix-la-Chapelle. Le» édifice» acquirent depuis la plus grande hardiesse. Les murs étoient artistement percés à jour, et ressembloieiit a des dentelles et à des filigranes. Ils paroissoient extrêmement foiblcs | quoiqu'il» fussent d'une trèsgrande solidité. Telles sont les cathédrales de Paris, de Reims , de Chartres , de Strasbourg ; le* église* d'Anvers et de Sainl-Eustache, a Paris. Cette espèce d'architecture fut appelée gothique moderne. {Voyez, Gothique.) C'est dans ces monumens qu'on peut se former une idée du goût des Arabes, Maures ou Sarrasins. Il s'y trouve confondu avec les autres imitations d'architecture grecque , romaine , lombarde , etc., dont Charlcmagne et ses successeurs firent une compilation et un mélange coufus. C'est particulièrement dans les palais des shérifs , à Maroc , dans quelques-uns de ceux de Grenade, de SévUle et de Tolède , qu'il faut considérer toute la singularité de ce gout.

Il force de croire que les Arabes , ou n'avoient eu aucune connoissanec des ordres grecs , ou qu'ils en avoieut perdu Jusqu'au souvenir. Le système en est tout-à-fait différent , et le caractère absolument opposé à celui des ancien». Le seul caprice de l'architecte déterminoit les formes, les proportions et leurs orncnieus. On ne cherchoit qu'a se surpasser en hardiesse et en singularité. Mais il paroit que l'exécution de semblables difficulté» exigeoit de l'architecte un assex grand savoir dans l'art de la construction. Si l'on en juge par les imitation» que le

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gothique moderne en a faite», on est tenté de croire qu'il est ini|iossîble de pousser plu» loin la témérité dans U coupe des pierre», plu» loin le savoir et la hardiesse. Dans ces ouvrage» on cherchoit plus le merveilleux que le beau, plus a étonner qu'a plaire.

Dan» le fond , l'architecture arabt ou moresque n'est autre chose que celle de» (ioths ou Vandales établis dans la Moritauie , et qui , après avoir été r portée en Espagne , se répandit plu» ou m le reste de l'Europe. ( Voyez Moresque ,

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