‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 31 sur 258 · TITRE · texte numérisé non relu

TITRE

ARABESQUES (». et adj. pl. de» deux genre»). Comme substantif , ce mot n'est guère employé et usité qu'au pluriel. On ne dit pas : il y a dan» cette nièce , sur ce montant , un arabesque, mai» bien des arabesques. Comme adjectif, araoesquecrt.de* deux genre». On dit une peinture arabesque , un compartiment, un montant arabesque. On parle du genre arabesque, du goût arabesque , de l'emploi de l'arabesque.

Le root arabesque est bien certainement formé du mot arabe. Est-ce à dire que les Arabes aient été les inventeurs du genre d'ornement et du goût de décoration qui forme l'idée comprise sous ce nom ? Pour répondre a cette question , il nous faut toujours placer ici , avant tout , une définition de l'arabesque, qui comprenne , d'une manière abrégée , le» élémens et l'ensemble des principaux objets d'imitation que h moindre analyse nous fait découvrir dan» ce que l'on entend sous le nom qu'on lui donne. Or, ces objet» sont : i* toute» le» sortes de figures d'hommes ou d'animaux , «oit en entier, soit tronquées ou mélangées entre elles , et combinées arbitrairement ; 2" toutes les espèces de plantes, de fruits, de feuillages , idéalement découpées , contournées , enroulées ou décomposées ; 3° toutes les sorte» de formes d'édifices fantastiques, de membres décomposés d'architecture, d'ustensile», de meuble* et d'objets d'arts.

Maintenant on sait que la loi de Mahomet défendit toutes représentations d'hommes et d'animaux ; aussi les architectes et artistes Arabes ne se permirent-ils de faire entrer dan» le» ornemens de leur architecture et de ses peinture» intérieures, que l'imitation de» plante* naturelles, des fleurs, des feuillages et des productions végétales.

Lors donc que le» Arabe» se répandirent, par leur» conquêtes, dans les pays où ils établirent leur domination et construisirent de grand» édifice» , le goût et la connoissanec de l'antiquité grecque et romaine avoient totalement disparu du plus grand nombre de ces pays, ou n'y avoient jamais été connues ; quand enfin l'architecture , sous les formes appelées gothiques, y réveilla l'amour des monument et des art» , le goût de l'ornement et de la décoration, en peinture et en sculpture, ne trouva guère d'autres dèles vivan», si l'on peut dire , que dans les i des Arabes. On fut donc porté a

ARA

et à leur style le nom du \ les ccuvres. Enfin , lorsqu'après le renouvellement de* arts de l'antiquité grecque et romaine , reparut et se reproduisit un goût d' ornemens , auquel nous ne voyons pas que cette antiquité ait jamais donné nne dénomination spéciale , on appela les ornemens et les peintures où se trouvèrent mêlées et combinées les trois disses d'objet* énumérés pins haut , dn nom précédemment donné an style des Arabes. LT les appela rabetchi, pr syncope A'arabeschi, et t l'Europe les a nommés, les nomme encore et les i

donner le» Arabes peintes a Hcrculanum , à !

de Titus, etc.

En voilà , ce nous semble , plus qu'il ne faut sur l'origine ou la raison étymologyque du mot arabes-

Îues. "S ons aurons encure occasion de dire que les taliens ont donné a ce genre d'orne mens le nom de 1 grotesques, qni n'a point prévalu , et ce nom lenr eat venu des constructions souterraines appelées grotte en italien , d'où l'on exhuma , dit-on , les premières production» de ce genre , ver» le 1 6* siècle , et même auparavant.

Au reste ces étymologie» , et toute* le* antres distinctions qu'on pourrait appliquer a ce genre d'ornemens, sont plu» relative* an mot qu'a la chose.

Pour donner ici sur un sujet qui serait immense , un léger aperçu de* pointa de vue principaux que cette notion pourrait comporter, nous nous ron* à considérer d'une manière abrégée l'a sous trois rapports ainsi définis : de l'a sidéré, i° dansa de son genre ; 2*

goût ; 3' dans l'emploi raisonnable qu'on en peut faire.

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