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tion qui ne lui offre rien que de vible.
Quant à l'emploi que peut faire l'architecte des diverses parties du blason dans ses ornemens , pourvu que le goût seul y préside, et non une vaine adulation , il en pourra quelquefois tirer un parti avantageux. Il en est qui sont susceptibles de recevoir un ajustement heureux , et qui n'auraient rien de discordant avec les plus beaux détails des ornemeus antiques.
ARMILLES. (rayez Annelets. )
ARMOIRE, s. f. Du latin armarium. C'est un ouvrage d'assemblage en menuiserie, qui sert a différons usages, contribue à la décoration des apparteniens, et se prête , entre les mains d'un artiste intelligent, aux embellissement k<s plus variés de la peinture et de la sculpture.
L'usage le plus remarquable de ce meuble , chez les Romains, étoit de conserver les portraits des ancêtres. C'étoit aussi dans des armoires qu'un te Doit renfermés les livres ou rouleaux , et elles se distinguaient par des nombres divers. Pline avait dans sa maison de campagne du Laurentin une bibliothèque de ce genre faite en armoire.
» bre ronde et voûtée , dont les fenêtres suivent le » cours du soleil. Dans l'épaisseur des murs , sont des » armoires en forme de bibliothèque, qui renferment » une collection choisie de ces livres qu'on lit et relit » sans cesse. » Adneclilur anguU» tubiculum in apsida curvatum , quod ambitum jolis fenestris omnibus sequitur. Parieti cjus in bibliotkeca speciem armarium insertttm est, quod non legendos libros, sed lectitandos cepit.
ARNOLPHO DI LAPO. Architecte et sculpteur, né à Florence en 1 23* , et mort en 1 3oo. Il étoit fils de Jacobo di Lapo, un des meilleurs architectes de son temps. Héritier de ses talens et de ses vertus, Arnolphe fut un de ceux qui préparèrent les voies au rétablissement de l'architecture , et un des précurseurs du bon goût. Il apprit le dessin sous Cimabué; il devoit rendre a l'architecture le même service que celui-ci rendit à la peinture.
Un de ses premiers ouvrages fut la dernière en-
>, qu'il flanqua de tour».
Il donna les dessins de la place appelée d'Or San-Micheli , qui fut bâtie en briques et ornée de loges et de pilastres; on lui doit aussi ceux de la loge et de la place dei Priori. Il fut l'architecte de la grande église de Sainte-Croix, où l'on voit sou portrait peint par Giotto , et de plusieurs façades d'églises, tours et autres monumens.
Mais celui qui a immortalisé le nom d' Arnolphe est la fameuse église A* Sont» Maria det Fiori, un
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qu'élevé, un homme enfin qui avoit devancé son siècle.
Les Florentins, selon le récit de Jean Vlllani, ayant formé la résolution d'élever dans leur ville un temple qui pût être le dernier effort de l'industrie humaine, et effacer en grandeur et en magnificence tous les ouvrages des hommes, en confièrent le soin à Arnolphe. Celui-ci conçut le plan le plus vaste qu'on eût imaginé jusqu'alors ; il en fit les modèles , et travailla a sa construction. Malgré plusieurs petites églises, que l'immensité du projet renfermoit dans son enceinte, et qu'on laissoit subsister, il parvint à douner à son plan toute la justesse et La précision imaginables. Le» fondemens en furent construits en grosse» pierres dans le fond , et en moellons et chaux, avec tant de solidité que l'édifice n'éprouva jamais aucune altération , et que Bruneleachi put le couronner, sans risques , de cette vaste coupole qui étonne tous les connoiaseurs. I-a première pierre fut posée l'an 1^98, le jour de la Nativité, par le cardinal-légat, avec toute la solennité possible, et le peuple donna a cette église le nom de Sainte-Maricdes-Fleurs . Comme on prévovoit , dit Yasari , les dépenses que devoit exiger une telle entreprise , on leva une taxe de quatre deniers par livre sur toutes les marchandises qui sortoient de la ville , et un impôt annuel de deux sols par tète. En outre , le pape et le légat accordèrent de grandes indulgences à ceux qui contribueraient de leurs aumônes à la construction de l'édifice. Arnolphe ne vécut pas assez pour le terminer; cependant il fit une grande partie du revètissement extérieur, éleva les murs assez haut , et banda les trois arcs principaux qui soutienuent la coupole. 11 mérita que son nom fût célébré dans les vers qui font mention de la dédicace de l'église:
Iitlut êh A r nul | lu: tcmpItlO) fait r J , I. .M ta« :
Hoc opiu inugnè aVcaraa* Flutenlia djgne
Hrgin* «rli costlruiit meule fideli :
Qu.m lo, Tirjo nil , Bisasst défende, Maria.
Ce monument, antérieur au renouvellement des arts sans être dans le goût antique, ne tient cependant en rien du goût gothique qui régnoit alors; mais, pour le style, il lait la nuance entre les deux. Aussi ne saurait-on le voir sans qu'il fasse éprouver un genre particulier d'intérêt que peu d'ouvrages sont dans le cas d'inspirer. Quiconque aime à suivre les progrès et les développemens du génie, considérera toujours cet édifice comme un des plus curieux , des plus instructifs pour l'histoire des arts. Le philoso|>he qui ne le regardera que de oc côté, y verra toujours un des chapitres les plus intéressa ris des annales modernes de l'esprit humain. L'artiste n'v trouvera pas des leçon» moins précieuses. Quand l'art est développé par les exemples et fixé par les livres, on admire dans les édifices mille beautés qui n'appartiennent point à l'artiste, maisqui sont dues uniquement i l'art. • Il est également mille défauts qu'on n'a point le mé-