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ARRANGEMENT

{Voyez Dismrscno!! . )

de ce nom les premières le lavée dans un mur.

ARRACHER , v. a. On dit arracher des pierres

ARRETER , v. a. Ce mot s'entend de plusieurs manières dans l'art de bâtir. Arrêter une pierre , c'est l'assurer a demeure. Arrêter des solives , c'est

en plâtre, en ciment, en plomb, etc.

ARRIERE-BEC d'une pile, est la partie triangubire de U pile d'un pont qui est du coté d'aval. Quelquefois Varriire-htc a la forme d'un i bombe ;

ARR 109 ARRIÈRE-BOUTIQUE , •. f Est une salle au tond d'une boutique, qui sert de second magasin. {Voyez Magasin de marchand.)

ARRIÈRE-CHOEUR , s. m. Est le chœur d'un monastère, qui est placé derrière le luaitre-aulel. Tel est ordinairement le eborur dans les églises des capucins; et tel étoit celui des prêtres de l'Oratoire, rue Saint-llonoré, à Paris. {Voyez Chobir.)

ARRIÈRE-CORPS, s. m. Est la partie d'une façade qui est enfoncée, et qui est plus ou moins éloignée du prolongement de b ligne droite sur bquelle sont établies les parties sailbntes de cette façade. [V tyez Avant-corps.)

ARRIÈRE-COL R, .. f. C'est" une petite qui , dans un corps de bâtiment, sert à petits apparteinens, garde-robes, gement, etc. V itruve appelle les saulee.

ARRIÈRE-VOL SSLRE, s f. C'est une [ de voûte pratiquée derrière b feuillure d'une baie de porte ou de croisée en plein-ceintre, pour former l'embrasement , afin d'en faciliter l'ouverture. Ou distingue trois espèces d'arrière— voussures :

i° Si l'embrasement est terminé par un arc, on l'appelle arrière— vous turc de Marseille .

i" Quand l'embrasement est terminé par une ligne droite, on l'appelle arrière-voussure de Montpellier.

3° Lorsque, d'après une feuillure carrée, on fait un embrasement terminé par une ligne courbe, telle que b demi-circonférence d'un cercle ou d'une ellipse, on l'appelle arrière— voussure de Saint- Antoine. On b nomme ainsi, parce que les portes de l'arc triomphal de b rue Saint- Antoine , qu'on a abattu, étoient construites de cette manière du coté de b ville.

Les deux premières arrière-voussures sont indispensables ; car autrement on ne pourroit pas ouvrir entièrement une porte ou une croisée ccinlréc par le haut, et la faire joindre contre les piédroits. C'est pourquoi les arrière- voussures de Marseille et de Mont|iellier doivent se terminer, contre les embra ioniens des piédroits, par une courbe semblable à celle de b feuillure , qui reçoit b porte lorsqu'elle est fermée, alin qu'elle puisse se joindre tout-à-fait contre les embrasrmens des piédroits dans toute sa hauteur.

Quant à Yarrière-voussure de Saint-Antoine, elle n'est nécessitée que lorsque , derrière une | réc , on est obligé de raccorder les embi un ceintre circulaire ou elliptique. Cet ; qui a un certain mérite par rapport à l'appareil quand il est bien exécuté, ne produit jamais un lion effet relativement à b décoration. Les appareilleurs ont cherché à augmenter b difficulté en faisant les joints courbes, afin de raccorder avec plus de grâce les joints qui forment b tète de l'arc terminant l'embrasement

iio ARS

bonne coirstroction , le» joints courbe» sont vicieux , parce que les pierres ainsi taillées sont sujettes a se rompre au moindre effort, lorsque le» surfaces qui doivent se touclicr ne sont pas bien concentriques ; ce qui est très-difficile à exécuter. Un constructeur qui a du goût doit tonjours préférer la l>eauté de la forme à tout ce qui n'a de mérite que par la difficulté de l'exécution. Les architectes actuels ne font |Jus parade de cette csjW-ce de construction, et ne l'emploieut plus sans nécessité, (foyez Cours de pi tan es

et YolSStBE.)

ARRONDIR , v. a. Former une portion de cerrle. On dit arrondir un angle, c'est-à-dire supprimer sa pointe et la former en portion de cercle.

ARSENAL,», m. Motdérivédulalinarx.citadelle. C'est un grand bâtiment ou l'on fabrique les armes ou instrunicns de guerre, et qui leur sert aussi de magasin. Les Romains l'appeloient armamcntariuM. Celui de Rome étoit placé dans la seconde région , Celle du mont Ceelius, auprès du temple de la Terre. Il s'en trouvoit sur toutes les frontières de l'empire. Une inscription antique découverte prèsdcLcydcrani5o2, en laltourant la terre, nous apprend qu'il y avoit eu un de ces armamenlaria dans le pays des Bataves; qu'il devoit avoir été fort ancien, puisque étant tombé de vétusté , on Pavoit rétabli sous l'empire de Scptime Sévère. La difficulté est de savoir où il étoit. Ce précieux marbre a excité Iwaueoup de contestations parmi les savans; mais tout |Wrte à croire qu'on doit le placer à Roomburg , ville antique , où l'on voit peu enfonces dans la terre les fondemens d'un grand palais et les ruines d'une forteresse romaine dont les mur* avoient 6 pieds d'épaisseur et 200 pieds de long ; chaqtM angle du carré est flanque d'une grosse tour ronde.

Les arsenaux de Strasbourg , Metz , Douai , Lille , Besancon et Perpignan sont ceux de la France où l'on fabrique presque toute l'artillerie du royaume. Celui •le Berlin passe pour le plus beau de l'Europe; il est très -bien placé, ayant son aile droite au bord de la Sprée ; ce qui facilite le transport par eau , tant pour l'importation que pour l'exportation.

L' 'arsenal de Yeuise est un des plus vastes et des mieux entendus qui existent, étant à la fois arsenal de terre et de marine. On y voit à la porte d'entrée deux lions assis, d'une forme colossale, qui ont été enlevés par les Vénitiens du ]>ort du Pirée à Athènes.

I n arsenal doit être composé d'une première cour, autour de laquelle il y ait à rez-de-chaussée de grand* ateliers, les uns pour la fabrique des moules et des affûts, d'autres pour les forgeurs, charrons, charpentier», ciseleurs, et pour plusieurs fourneaux de fonderie. Il faut que la seconde cour soit environnée de portiques assez profonds pour y placer les affût». En Allemagne , le canon y est tout monté , au lieu qu'en Hollande et en France on n'y met que

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