AGA
rapportée, sont sujet* à s affaisser . Les plancliers formés par de* «dires trop foibles , relativement à leur longueur, ou dont le bois n'est pas assez sec avant d'être employé, sont sujets à s'affaisser dans le
ce qui regarde la construction des grands il convient, arant de les élever hors de terre, dations iaffaisser, corps ou se durcir.
AFFAISSEMENT, s. m. Se dit , soit de l'action
et vient à
bqucUe un
AFFERMIR , v. a. Rendre stable, inébranlable: raffermir lia terrain , c'est le fortifier pour y établir les fondations d'un bâtiment , soit par des pilotis, soit par des arcs renversés entre les pilotis.
AFFLEURER, v. a. C'est réduire deux corps saillait* l'un sur l'autre à une même saillie et à une surface égale , comme une porte en feuillure , le parement d'un mur, etc. Desajfffeurer, c'est faire le contraire. Une porte , une croisée desailcurent le nu d'un mur, lorsque l'une ou I
AFFOIBLIR , v. a. Oter de fa force ou de l'épaisseur d'un corps quelconque, par exemple, d'un mur en diminuant de sa grosseur, ou encore en supprimant des contreforts avec lesquels il étoit lié de distance en distance.
AGAMÈDES et TROPHOML S furent le» premier» architectes grecs dont l'histoire fasse mention. Ils vivaient 1400 avant notre ère. On dit qu'ils étaient frères : du moins, s'ils ne furent pas unis par les liens du sang, ils le furent par ceux de fa plus étroite amitié. Le plus célèbre de leurs édifices fut le temple d'Apollon à Delphes. Selon Pausanias, outre plusieurs autres m< muniras , ils contra isirent a Lxhadin, ville de Béotie, pour le roi Hicriu», le bâtiment destiné à renfermer ses trésors.
AGAPENOR, architecte grec, auteur du célèbre temple de Vénus à Paphos. On en voit le frontispice sur des médailles qui en indiquent une certaine partteufarité. On y remarque en avant du frontispice une petite place en demi-cercle, qui représente peutêtre l'orra dont parle Pline , et sur laquelle ( clisoiton) il ne pleuvoit jamais.
AGAPITL S. Cet architecte grec les Eléens un portique qui portoit son nom , comme cela se pratiqua souvent (fans l'antiquité ; c'est tout ce qu'on sait de lui.
AGATE, s. i. C'est le nom d'une pierre précieuse, transparente et dure, dont les curieux distinguent quatre variétés principales, Vonix ou agate orientait, fa cornaline, fa noire et celle qu'on appelle
fut
AGR
d'abord trouvée par les Grecs en Sicile , sur les bords du fleuve Achates, d'où «lie auroit tiré son nom.
Mous ne devons parler ici de Yagate que sous le rapport des emplois qu'on en a faits et qu'on peut eu faire, dans quelques ouvrages plus ou moins dépendans de l'architecture. Nous dirons donc qu'on l'a
de ce qu'on appelle des cabinets de pièces de rapport et de marqueterie. En Italie, et particulièrement à Florence, ou fait entrer Y agate dans le* cotnpartimens dont on forme en pierres dures ces belles tables de mosaïque, qui font l'ornement des |*ifais ou des musées. La coupole de Saint-Laurent, autrement dite le Tombeau des Médicis, qu'on admire comme une des merveilles de cette ville, offre une étonnante profusion de pierres précieuses, entre 1 on distingue un grand non dire de belles agates'. , Il paroitroit, d'après les vers de Lncain, qu'en Egypte on employoit Yagate dans les pavés de mosaïque. Le poète, en parlant du luxe de Qéopàtre , dit : Totàqtu effusus in auld calcabatur Onix.
AGORA est le nom que les Grecs donnaient à ce que nous appelions généralement marché, (forn Marché.)
AGRAFFE. s. f. Nom qu'on donne a tout ornement qui semble faire ou fait réellement fa réunion de diverses parties , surtout d'étoffes ou de vétemens; car c'est aux objets d'habillement que ce mot s'applique plus spécialement.
On l'a transporté dans l'architecture, et on entend par-là une sorte d'ajustement décoratif sculpté, dont on embellit le parement extérieur ou fa masse de la pierre qui sert de clef aux claveaux , soit de la platebande , soit de l'arcade d'une porte ou d'une fenêtre, soit du ceintre des portiques, des arrhes de ponts, etc.
L'nc attention qu'on ne saurait trop avoir, c'est de donner aux agraffes une forme bien prononcée , c'est-à-dire , de les former de " sent bien lier enseraH ou le bandeau , avec le claveau , le sommier, 1a plinthe et fa corniche régnante au-dessus.
Les modernes, ainsi que l'avoue J . F. Blonde! , ont pris sur la composition de cet objet des libertés impardonnables, en y introduisant des ornemens ebiinériqnes, sous toutes sortes de configurations fort opposées à ce qu'exigent en idée , comme en réalité , fa forme et l'emploi de fa clef propre à retenir en équilibre les voussoirs. Les ornemens taillés en pierre , continue le même auteur , doivent être en général d'une composition grave. La beauté de fa forme , particulièrement a l'égard des agraffes, doit faire la partie principale de leur ornement.
De toutes les formes d' agraffes , celle que l'on appelle en console, est fa plus propre à remplir la condition principale que le goût en exige; savoir, de bien embrasser toutes les parties qu'elle doit paroître
.a AGR
tion* du petit instrument appelé agrajfe, et celles de l'objet appelé eonsole, aura pu faire donner a celleci le nom à'agraffe. Mais, comme on le voit, toutes ces formes rentrent naturellement sous l'idée et le nom de clef, {foret Console.)
Le goût de la forme et de la décoration des agraffes , dans l'architecture moderne et en France surtout , a produit , pendant le dernier siècle , des compositions si fantastiques et si irrégulières, qu'il nous
Croit inutile de faire sortir ces productions de l'oui où elles sont tombées. Nous ne citerons pas même les modèles que J. F. Bloudel, déjà revenu de ces écarts, y avoit substitués dans les dessins de son architecture française.
Toutefois, les quatre observations qu'il fait relativement à ce grnre de composition peuvent être utiles. Il recommande, i° de ne point faire les agraffts inclinées; ?.° d'éviter de les rendre trop matérielles; 3° de leur donner une saillie convenable, qui ne pèche ni par excès, ni par défaut, deux inconvéniens entre lesquels le goût seul est appelé a trouver le juste point ; 4° de pro|»rtiooucr leur richesse ou leur simplicité à la mesure du caractère propre de l'édifice.
Il nous paraît qu'après tous les essais plus ou inoins bizarres , en ce genre , que les siècles modernes ont multipliés , et dont on s'est promptcuient lassé , il n'y a ripn de mieux à faire que d'aller puiser dans les modèles de l'antiquité , le goût le plus propre a ce genre d'ajustement. La console ou agraffe de l'arc de Titus à Rome , celle qu'on voit au Capitule dans 1g (niais des Conservateurs , celle de l'are de Pola , nous paraissent les modèles tout à la fois les plus simples et les plus riches, les plus naturels et les plus élégans que l'on puisse consulter, et en même temps les plus favorables au génie de la sculpture.
AGRANDIR , v. act. Donner plus d'étendue à un édifice, à un jardin, etc. (fojez Agrandissement.)
AGRANDISSEMENT , s. m. Il y a une grande différence d'idée entre grandir ci agrandir.
Le premier de ces mots exprime l'action spontanée nu organique par laquelle , dans l'ordre des choses et des productions naturelles , l'objet augmente de dimension , s'élève, se grossit, s'amplifie jusqu'au terme fixé par la nature. Ainsi grandissent les animaux, les plantes, et tout ce qui, dans l'ordre moral, est susceptible, soit chçx l'homme, soit dans les travaux de l'intelligence, d'une progression quelconque.
Le second de ces mots (agrandir) , exprime , au contraire, une action extérieure et étrangère à l'objet qui éprouve de l'extension en quelque sens que ce soit, cl cette action est particulièrement celle qui s'exerce, par la main de l'homme, sur les choses qui dépendent de sa puissance ou de son industrie. Ainsi les arbres grandissent sur le champ cultivé par l'homme, et l'homme agrandit sou champ.
Aiusi l'homme agrandit son existence morale, par
AGR
la culture de l'esprit , par l'acquisition d'une multitude de connoiasanecs , par la découverte de beaucoup d'arts , de procédés utiles ou agréables.
On en dira autant de 1' 'agrandissement de telle ou telle science, de telles ou telles branches de commerce ou d'industrie, dues aux facultés, aux qualités, aux vertus ou aux vices de l'homme.
Le i wt agrandissement est un mot usuel, lorsqu on parle de l'extension que prennent certaines nations, certaines villes, par des acquisitions de territoire, par les accroissemens de population.
L'art de l'architecture contribue beaucoup à Vagrandissement des villes. Lorsque des causes favorables ont contribué à y grossir les fortunes , à v attirer les étrangers, a y multiplier les moyens de subsistance , et les appas du luxe, c'est une nécessité aux demeures de s'agrandir, soit aux dépens des demeures voisines, soit en «'établissant sur d'autres terrains contigus. L'architecture , qui reçoit alors une impulsion nouvelle, va bientôt contribuer elle-même a en renforcer le mouvement. Elle agrandit ses plans, elle exhausse ses élévations, elle augmente le nombre des superfluités et des dé|iendances.
Il faut bientôt percer de nouvelles rues , agrandir les places anciennes pour de nouveaux mouumens, qui contribueront à solliciter la suppression ou \'agrandissrment des anciens.
Un très-grand mérite à l'architecte, est de savoir, selon les temps et les nécessites locales, agrandir certains édifices, dont toutes sortes de raisons commandent la conservation. Rien ne demande plus d'intelligence , que les raccorderoens de l'ancien avec le nouveau. Beaucoup trop d'exemples nous montrent combien cette qualité est rare. Une plus rare encore, est peut-être cet entier désintéresnement d'amourpropre qu'exige un pareil raccordement. Combien d'édifices anciens, où l'architecte, en travaillant à leur agrandissement, faute de se conformer au travail précédent, semble, par les innovations qu'il y a introduites, n'avoir eu d'antre intention que de déprimer l'œuvre de son prédécesseur !
L'idée et le mot d'agrandissement s'appliquent encore très-souvent , dans les arts du dessin , soit a la progression naturelle que leur culture amène, jusqu'à un certain point , que nous voyons qu'on ne déliasse plus, soit à l'amélioration de goût, de science, de style et de manière , que quelques génies supérieurs portent dans les dons de l'invention ou de l'exécution, en profitant des exemples, sort de leurs prédécesseurs, soit de leurs contemporains.
Ainsi, Michel— Ange est l'homme des temps modernes qui, dans la peiuture, a porté le plus loin l'agrandissement du dessin et de la science des formes du coqw.
Ainsi , Raphaël dut à l'étude de l'antique , et à la science de Michel-Ange, V agrandissement progressif qui se manifeste dans ses ouvrages, soit pour la beauté
AGR
du «trie, la noblesse «les caractères on des
i, soit pour U manière et le genre du dessin.
AGRIGEXTE, aujourd'hui Girgenti, fut jadis ne des principales villes de l'antique Sicile. Elle est jcore une des plus renommées de la Sicile moderne, un particulièrement pour le* nombreux et beaux -stes d'architecture grecque, et surtout d'ordre do-
AGÏt
rique ancien qui s'y sont
C'est surtout par les restes de ses temples , qu'elle se recommande aux recherches de l'archéologue , et aux études de l'architecte. Cette ville avoit élevé , dans sa prospérité, à Jupiter Olympien, un temple qui parait avoir été le plus considérable de l'antiquité, en le considérant dans ce qui en faisoit le corps principal , et abstraction faite des portiques étrangers au r et aux péribolcs, et aux enceintes formées de
insignifians.
Cependant , an commencement de ce de Naples donna l'ordre de déblayer < raines. De précieuses indications ont eu détails du plan , dont plus d retrouvée en place , et la parfaitement confirmée
De.
Diodorc de Sicile nous a laissé une description de ce temple , et la mention précise do ses mesures. U avoit 34° pieds (grecs) eu longueur, 120 de hauteur jusqu'à la naissance de sa couverture, et (x> pieds de large. Mais il est évident qu'il y a ici omissiou du centesime. Il faut donc dire il m de large. Cette erreur, que la plus simple connaissance des proportions des temples grecs aurait suffisamment dénoncée, a été surabondamment prouvée par les restes qui en existent, ou, pour mieux dire, par remplacement couvert de débris , qui enseignoient l'espace qu'oc-
srs ruines ait mis (ce qui a eu lieu depuis trente ans) à découvert , et le plan de l'édihce , et des fragmens curieux , qui ont donné la raison du nom moderne de temple des Gains , qu'on lui avoit appliqué.
A l'égard de la dimension de son ordre dorique , déjà depuis loog-temps quelque* fragmens a votent concouru à vérifier le texte de Diodore sur ce point. Déjà plusieurs voyageurs, Houel, Saint-Non , l'auteur même de cet article en 1 779, avoient reconnu et mesuré un reste de chapiteau engagé (car le temple étoit un pseudopériptère ) , dont les cannelure* t, par en haut, plus de 19 pouces de large, esqui , comme on le voit , s^ accorde parfaitement avec ce qu'en dit l'historien grec , savoir, que le corps d" un homme pouvait tenir dans leur concavité. Le hasard seul avoit conservé ces fragmens : les matériaux de ce temple ayant servi , dit-on , à construire le môle de Girgenti, le champ qu'avoit visiblement pé l'antique édifice ne se composoit que de débris
siècle, le roi * champ de fin rév élé les
a été n'avok
rien dit, ont mis en lumière une particularité nouvelle , dont auenne mine de temple n'avoil offert encore aucun exemple. Cette particularité a servi aussi à rendre compte du nom que les temps modernes avoient affecté à cet édifice , en l'appelant temple des Géants. Jusqu'alors , on avoit cru que ce nom lui venait de ce qu'un de ses frontons, au rapport de Diodore, offrait dans ses sculptures le combat de J uptter contre les Géants.
Cependant, i azello [de rtblis siculis), écrivant au commencement dn i€>* siècle, avoit rapporté de* ver» latins rimés , d'un poète qui vécut dans le 1 4* et le 15* siècles, ou il est fait mention de trois figures gigantesques, dont le col et les épaules serv oient de sup|iort ; et il y est dit encore que la chute de ces trois colosses eut lieu le 3 décembre l4oi . Ces trois colosses, selon le même Faiello, restés long-temps debout au milieu des débris du temple , sur trais piliers, fournirent le sujet des armoiries de la nouvelle Mgrigcnte , et de l'épigraphe qui les accompagne.
Si<Ml Aréaiu. aunMù .uU (.««*>«..
De là vint à cette rninc la dénomination populaire de palais des Géans.
Les fouilles dont on vient de parier ont mis au jour des fragmens de ces colosses , qui ne permettent ; il us de doute sur la cause de cette dénomination. Au mot Tclamons, nous exposerons avec plus île détails tout ce qui a rapport à cette précieuse restitution. Nous nous contenterons d'indiquer ici leur emploi, dan* la nef du temple de Jupiter , dont nous allons faire une très— courte mention.
Ce temple formoit un pseudopériptère; c'est-àdire que les colonnes de toute son ordonnance , au lien d'être isolées, étoient,et très-probablement ainsi au Pronaos, comme au Posticum, engagées dans les murs de la Cella. Quant à l'intérieur de celle-ci , il se composoit d'une grande nef, et de deux plus petites , dont les murs avoient de grands pilastres , correspnndans aux colonnes engagées du dehors. La grande nef, an lien de colonnes , étoit formée par des pilier* quadrangulaires, répondant aux pilastres intérieurs des bas-côtés. C'est sur ces piliers que s'élevoit, en manière de second ordre , cette suite d'Atlantes colossaux, dans l'attitude d'hommes portant un fardeau sur leurs é|iaules et sur leurs tètes.
Il paroit que le temple n'avoit point de colonnes isolées , même à son pronaos. On en donne pour raison, que la dimension considérable de cet édifice au mit exigé , pour avoir des colonnes isolées dans ses fronts et dans ses ailes , une portée à laquelle n'aurait pas pu suffire la mesure de* matériaux du pays employés en plates-bandes. Diodore nous apprend que ce temple ne fut pas terminé, et que, lors de la prise A'jigrigcnte par les Carthaginois , sa construction en étoit arrivée aux combles.
Le plus entier des monumens d' Agrigenle, et un des plus intègres qui nous soient parvenus de l'anti-
AIG
ont
quité, c*t le temple vulgairement appelé (on ne sait pourquoi ) , de la Concorde, li ect d'ordre dorique •ans base , périptèrc et cxastylc. La colonne a fort peu au-dessus de quatre diamètres en hauteur. Les murs de 1a Cella se trou veut aujourd'hui ouverts par six arcades . à chaque côté , j>ercécs dans les temps du moyen âge , pour introduire de 1a lumière dans sa nef, lorsqu'il fut converti en église. Sa dimension totale est de 1 22 pieds de long , sur 52 de large.
Le temple appelé de Junon paroit avoir été un des plus beaux A' Agrigenle , quoiqu'il n'ait pas été des plus grauds. Il a i i H pieds de long , sur 5i de largeur. Au commencement du 17" siècle, il existoit presque en entier. Des secousses de tremblement de terre ont abattu les deux tiers de ses colonnes, dont les débris seraient faciles à remettre en leur place. Ce qui en reste detiout s'élève sur un fort beau soubassement de dix pieds de haut , servant de stylobate à tout l'édifice, et présentant à chacun des deux petit* côtés du temple, une plate-forme, où l'on arrivoit par deux petits escaliers latéraux, de six 1 qui coupent par moitié les trois gradins hauteur totale du stylobate. L'ordre de ce le même que celui du précédent. Les en hauteur 17 pieds 1 pouce G lignes; Ici est de 4 pieds 2 pouces.
Parmi les monceaux de débris des monutnens d\-igrigenle, on doit faire mention d'un amas considérable île pierres culbutées et aiuoitcclées d'une manière effrayante. Quelques assises encore debout de deux colonnes prouvent que ce temple , auquel on donne aujourd'hui le nom A' Hercule, le cédait peu en grandeur à celui de Jupiter Olympien.
Il v auroit encore à énuiuérer les restes ou les cmplacemens de plusieurs temples , tels que ceux d'Esculape, de Castor et Pollux, de Vulcain. Quelques débris de colonnes indiquent aussi les restes d'un théâtre.
On doit parler d'un petit tombeau , vulgairement appelé de Theron. 11 est pyramidal , et quoique le pyramidium qui le terminoit eu hauteur soit détruit, la forme du reste de l'édifice ne permet aucun doute sur celle de sa totalité. Du bas du socle jusqu'à la partie supérieure qui subsiste encore, il éprouve une diminution très-sensible. Les colonnes engagées des angles suivent la même inclinaison. Ces colonnes ont un chapiteau ionique et une base attique : leur entablement est dorique , c'est-à-dire que la frise est ornée de triglyphes et de métopes. Les quatre faces du corps principal sont ornées d'un chambranle de fenêtre figurée , et dont les montans inclinés suivent la forme pyramidale de l'édifice.
AIDES, s. m. pl. Terme général sons lequel on comprend et l'on désigne tons les petits lirnx de dégagement, distribués auprès des grandes pièces pour leur serv ir de décharge.
AIGLE, s. m. C'est du nom donné à cet
AIG
que les Grecs appelèrent les parties des édifices et < là construction du toit dans les temples , que nommons frontons («tu. ) Peut-être voulurent-ils conqiarer à l'oiseau qui s'élève dans les plus hautes régions de l'air, les combles qui sont les parties les plus élevées des bitimeus. Peut-être crurent-ils voir, dans La configuration d'un fronton.
un aigle dont les D'autres ont imaginé (mais cela trop peu fondé ) que l'usage égyptien de figurer au-dessus des entrées des temples ce qu'on appelle le globe ailé , ou le faucon sacré, les ailes étendues, auroit donné naissance a la métaphore grecque , et au nom qui l'exprime.
Winckeimann pense que, dans les commeneemens, on avoit placé un aigle sur le comble des temples , parce que les premiers de ces « consacrés à Jupiter, et que de là 1 mination d'airn , appliquée aux frontons.
Quoi qu'il en ait été de cette appellation et de son origine , nous ne devons ici nous occuper du mot aigle , que sous le petit nombre de rapports qne ia représentation de cet oiseau eut , et dut surtout avoir chex les Romains , avec l'ornement et la décoration des édifices. Uaigle , comme on sait , constitua , ainsi qu'on le voit aujourd'hui, les armoiries de la ville de Rome, et par suite de l'empire ronain. Il couronnoit les faisceaux , il s'élevait au-dessus des enseignes militaires , symbole général de la puissance romaine ; il fut l'emblème de la consécration : la sculpture en multiplia partout les images, surtout dans les chapiteaux de l'ordre corinthien , on il surmonte les feuilles d'acanthe , et tient la place des volutes , aux quatre angles du tailloir. Tel on le voit {Desgodets , />. ~i) aux chapiteaux du portique de Septimius à Rome. Tels on en voit , avec ajustement divers , dans le volume de Piranesi , sur la magnificence des Romains.
ment courant, dans les frises des entablemens. De ce genre est le beau fragment qu'on voit à Rome , sous le portique de l'église des Saints-Apôtres ; Vaigle y est représenté tenant dans ses serres une grande couronne, dont son corps occupe le milieu. Ce grand morceau , que tous les architectes ont copié , et dont le dessin est bien connu , a d'autant plus de prix , qu'outre la beauté de La sculpture , la tête de Vaigle y subsiste encore intègre. On sait que presque toutes les aigles romaines ont eu la tête brisée , comme cela est arrivé aux quatre du piédestal de la colonne Trajan. Celle du portique des Saints-Apotres passe pour être à peu près la seule en marbre qui ait échappe à la vengeance des Barbares, qui se plurent à dégrader partout le symbole orgueilleux d'une puissance qu'ils ne redoutoîent plus.
AIGUILLE, s. f. On donne quelquefois ce nom », en traduisant le mot guglia, que