‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 6 sur 258 · DE · texte numérisé non relu

DE

AIGUILLE. On appelle ainsi une pyramide de : établie sur la tour d'un clocher, ou sur le c église, pour leur iervir d'auiortissement.

\* aiguille a donc une plate- forme qui lui tert d'empattement. Si elle doit être établie sur la maçonnerie d'une tour, elle aéra traversée par plusieurs entrails qui te croisent au centre du clocher. Le poinçon , qu'on appelle aussi aiguille , s'élève sur le point de réunion de tous les entraits, et est

tte situation par plusieurs arbalétriers en i ■ , tant dans ledit poinçon que dans les entraits. La même construction se pratique pour les aiguilles qui s'élèvent sur le comble d'une église , avec cette différence , qu'elles n'ont point d'empattement de maçonnerie , mais simplement ta partie supérieure de la cage du clocher qui est de charpente, et qui leur sert de plate-forme .

AILE-LES , s. f. On a chez plus d'un peuple , et dans plus genre d'architecture ou de inouuuicus , appliqué par métaphore le nom d'à//* a des parties de bâtimens qui , de fait , semblent être à ces j ; les ailes sont au corps de l'( " mploie le mot ailes, e, au temple d'Héliopolis, des murs qui (dit-il) au sortir de terre s'éloignoient , et, en s'élevant, se rapprochoicut et penchoient l'un vers l'autre. Il y a quelque obscurité dans ce passage de Strabon , et l'on a donné plus d'une explication des ailes dent il parle.

Mais rien de plus clair que l'application métaphorique du mot ailes (srlif-) , faite par les Grecs à la disposition extérieure des colonnes autour du Naos on de la Cella des grands temples , qui étoient environnes de colonnades isolées. Dans la vérité, lorsqu'on regarde , soit en plan , soit dans leur élévation , ces temples appelés périptères , c'esfc-4-dire , ayant des ailes tout alentour, rien ne parait mieux répondre à la conformation de l'oiseau étendant ses ailes.

C'est de cette dénomination métaphorique , qu'ont été tirées, ches les Grecs, les variétés de noms |»r lesquels ils désignoient toutes les espèces de grands temples, selon qu'ils a voient un ou deux rangs A ailes, c'est-à-dire , de colonnes; selon que le

mur (*m-M Mo.-wtese ) , ou avoit un seul rang (vojrex PciurrÈBE), ou avoit ce rang engagé dans le mur de la Cella (vofex PsxuDOPKiuiTf.SE) , ou le rang de colonnes du milieu supprimé. ( V oyez

PiEBDOOIFTÉAE. )

Nous trouvons que Yitruve (lib. vi) , appelle aussi du nom A' ailes, les deux petits cotés d'un vestibule. On donne aujourd'hui quelquefois le nom d'ailes.

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