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d'abord par ce qni plaît, mais ensuite par ce qui doit plaire.
Cette méthode, comme on voit, est an peu hasardeuse. On courra effectivement U> risque de s'égarer, en consultant les impressions du petit nombre au lieu de celles du plus grand nombre, et l'influence d'an goût temporaire ou local au lieu du consentement perpétuel et universel des hommes éclairés. Sans doute le beau et le vrai en architecture ne teroient plus des sujets de controverse, si l'on pouvoit interroger tous les peuples. Le point où se réuniraient les hommes de tous les temps et de tous les pavs serait indubitablement celui qui fixerait à jamais et l'art, et ses principes , et ses effets. Mais comment espérer cette réunion formelle et positive de tous les hommes? A son défaut, la raison dit qu'il faut se contenter, soit de la pluralité des goûts ou des avis, soit du poids et de l'importance des suffrages. On est donc convenu, que ce qui, dans un très-graud nombre de pays, a voit été approuvé par le plus grand nombre des hommes, et surtout par les hommes les plus éclairés et du goût le mieux cultivé, devoit l'emporter, soit sur les préférences de pavs, de siècles et d'hommes i sur les exemples bornés d'un usage local, nouveautés éphémères d'un goût futile et |
Or, telle est l'autorité de l'antique en fait d'architecture. Les ..m rages des Grecs , après avoir éprouvé la critique de tant de siècles et de tant de nations , sont devenus une sorte d'équivalent de la nature en leur genre. Toutes sortes de nouveautés et de tentatives de changement ont vainement tenté de lui ravir le sceptre de l'enseignement et l'autorité des exemples. Nul n'a pu jusqu'à présent s'y encourir le mépris des âges suivans.
Cependant l'autorité de l'antique exige i une sage critique dans l'appréciation d'un si grand nombre d'ouvrages, produits à de si grands intervalles de temps et sous plus d'une sorte d'influence diversement favorable. L'étude et l'imitation de l'antiquité, en fait d'architecture, auront à se défendre contre deux sortes d'excès également préjudiciables à son autorité. L'un est le mépris des novateurs, l'autre serait l'estime aveugle de certains zélateurs outres , qui sans discernement de temps et de lieux, d'espèce et de nombre, admettent tout comme pouvant servir de modèle.
Naturellement le poids des autorités et lenr importance dépendront des sujets pour ou contre lesquels on les invoquera , c'est-à-dire , de leur application , moins aux détails qu'à ce qui constitue les principes de l'art. Or, entre ces principes, ceux qui sont le plus exposés aux attaques seront ceux qu'on appellera principes de beauté, de système lui tarif, de convenance et de goût.
AUTORITÉS , s. f. pl. On se sert du i ritét an pluriel dan
AUT
ruinât, et on le donne à toute partie, à tout fragment qui *ert à prouver que l'ensemble étoit conforme au rétablissement qu'on en fait.
Ainsi, des restes de fondations, des vestiges de liascs , d'arceaux , de souhassemens , des arraehemens
autorités d'après lesquelles on pourra se permettre de rétablir, en dessin , le monument, et de lui rendre la totalité que ces inductions précieuses font présumer lui avoir appartenu.
Aussi l'architecte qui, dans ses travaux de restitution, voudra inspirer la confiance, ne manquera jamais de rapporter les autorités sur lesquelles il s'est appujé.
AUTL'N, ert latin Augustodunum, étoit déjà une ville considérable des Gaules lorsque les Romains en firent la conquête. Auguste en lit une colonie, et lui donna son nom.
On y voit, et dans ses environs, quelques restes assez considérables d'antiquité. Les portes d'Arroux et de Saint-André sont des ouvrages romains : on les a faussement appelées des arcs de triomphe. La porte d'Arroux est composée de deux grandes arcades; elles étoient accompagnées de deux plus jn-tit», dout une existe encore. Au-dessus règne une galerie composée de huit ou dix arcades , ornées , dans leurs piédroits, de pilastres corinthiens, d'un goût moins pur que maigre II ne reste de cette galerie couverte que la partie extérieure ; celle qui regardoit l'intérieur de la ville est abattue. Les pilastres en dedans de Lt galerie sout du même ordre, niais les chapiteaux n'en sont qu'ébauchés. Cette porte ressemble beaucoup a exile de Véronne ; et ce qui confirmeroit, s'il en étoit l>esoin, qu'elle n'étoit point un arc triomphal, ce sont les rainures ou coulisses pratiquées du haut en bas, dans lesquelles se hsussoient et se haissoient les bat- Un* de la porte. La construction des deux grands arcs