‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 7 sur 258 · AIL · texte numérisé non relu

AIL

dans nos grandes églises , les bas-côtés. Effectivement, ces bas-côtés, formés de colonnes ou de piliers,

k l'égard de la grande nef ce qu'etoient extérieurement , dans l'antiquité , les colonnades par rapport au naos.

Mais plus souvent on applique ce mot à la désignation de tous les corps de bâtiment , ou subordonnés à une masse princi}>ale, ou retournant en angle , et tenant au corps du milieu d'un grand édifice.

Un dit aile droite ou oi'/e gauche , par rapport an bâtiment dont elles dépendent , et non par rapport à la personne qui Ws regarde.

On appelle

Ailes de p\vé, les deux côtés en pente de la chaussée d'un pavé, depuis le Us droit jusqu'aux bordures.

AiLEs de thkatse, les côtés du théâtre où se meuvent 1rs châssis de décoration.

Ailes de pont, 1rs évasnres circulaires ou triangulaires qu'on pratique sur les rendre les issues plus faciles.

AILEROK, s. m. Ce mot, qui est un < du mot aile , signifie non pas toutefois une ] mais ce qui, dans l'aile d'un oiseau , f mité à laquelle tiennent les grandes plumes.

Une sorte d'analogie de |iosition a fait donner, dans l'architecture, le nom d'aileron, soit en petit, à des amortissemens en enroulement , ou a des consoles en amortissement , dont on décore dans les étages supérieurs des lucarnes ou mansardes; mit en grand , à de certains accompagnemens qu'on établit , pour servir d'appuis , d'un côté et de l'antre , aux étages supérieurs de ces portails en placage, que la hauteur des nefs des églises modernes a fait i rement multiplier dans les 17' et 1 8* siècles.

Le but de ces ailerons, ordinairement en de consoles renversées , outre la raison de solidité . est d'abord de cacher les contreforts élevés sur les bascôtés de l'église , et ensuite de raccorder les deux ou trois ordres dont ces portails sont formés, en diminuant de largeur, de manière à donner à la composition un amortissement pyramidal.

Quelles que soient les raisons plus ou moins fondées qui ont pu justifier cet ajustement , et ces formes réellement étrangères à tout système naturel d'architecture, on doit dire que le goût en a fait depuis long-temps justice, comme d'un genre de décoration parasite et bâtard. L'Italie surtout avoit épuisé, dans le 17* siècle, tous les caprices que le travail seul de la menuiserie pouvoit suggérer.

L'exemple de cette espère d'ornement le moins étranger à l'esprit de l'architecture se trouve peutêtre au portail de l'église Saint- Ignace, à Rome, où Algardi, qui en fut l'auteur, termina la partie supérieure de ses consoles , par une tète en forme de

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au moin* l'idée crime ordonnance architecturale. Il est par trop sensible que ces sortes de caprices ne devraient jamais se rencontrer, surtout à l'extérieur des grandes constructions en pierre , qui , a ne consulter que la solidité de la matière, doivent être étrangères à toute espèce de badinages. Il est probable que l'influence toujours croissante de l'architecture antique |iortcra dorénavant les architectes à adopter, pour la construction des églises , un système de plan et d'élévation qui dispensera leurs frontispices du besoin de recourir à des procérilés incompatibles avec la sévérité des belles ordonnances de colonnes.

De quelque manière en qu'on procède, dans la manière de raccorder l'ordonnance supérieure de colonnes ou de pilastres , appliquée à la partie la plus t élevée d'une nef, avec les ordonnances qui revêtissent toute la largeur comprenant ]«r en bas la nef et les bas -eûtes, il sera toujours difficile d'imaginer tin raccordement en rapport avec l'esprit véritable de l'architecture grecque. Nous n'ignorons pas qu'il existe une autre donnée de ce raccordement, qui aura pu précéder la mode des consoles à enroulement , et qui aura peut-être plus naturellement contribué à faire donnera cet accessoire le nom d'aileron. L'espèce de triangle , soit de construction sans ornement , soit plus ou moins chargé de quelques ornemens sculptés, aura pu offrir une forme encore plus en rapport avec la partie de l'aile d'un oiseau , qu'on appullc aileron.

(In pourra voir, dans quelques autres articles, de quelle manière on ]>eut élever au frontispice des églises, dont les nef» sont plu» élevées que leurs bascôtes, des portails en placage, sans avoir recours à l'accessoire maussade et étérogène des ailerons, ou des consoles renversées. Les Vénitiens , et Palladio surtout , ont laissé sur cet objet les exemples les plus rapprochés de ce que le goût et le raisonnement peuvent exiger. ( Voyti Portail, Palladio.)

AIRAIN, s. m. ( royet Baoxie.)

AIRE , s. f. On appelle ainsi toute espèce d'enduit ou de maçonnerie qu'on étend sur un sol de niveau, à rei-de-cliaussée , sur la terre , sur des voûte» , ou sur un plancher, pour recevoir le pavé ou pour en tenir lieu.

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