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BEL

BATTANS, s. m. pl. Ce sont, dans les portes et les croisées, les principales pièces de bois où s'assemblent les traverses.

On appelle aussi battons les On dit une porte à deux battons , lorsqu'elle s'ouvre en deux parties, (foyex Poste.)

BATTRE, v. a. C'est l'action de frapper une matière quelconque pour 1 écraser ou la comprimer. Ainsi on bat le plâtre pour l'écraser, et le fer pour augmenter sa fermeté en le comprimant. On bat pour la même raison diflerens ouvrages , tels que le pavé , les aires en mortier, la maçonnerie de blocage, le béton, etc. Les anciens battaient leurs enduits pour en augmenter la consistance et les rendre plus durables ; et l'on pense qu'on doit en partie à cette pratique la solidité des constructions antiques. C'est cer- Uinesnent a elle que le Lastrieo de JVaples et le Composta de Venise doivent leur coi durée. (fovrs At«E.)

Les murs qu'on fait avec du pisay

l'usage où l'on est de bien battre la terre dont on les

L'opération de battre une matière pour la comprimer et en augmenter la densité en diminuant son volume, s'appelle aussi massivation. {F. Massives.)

BAVA Y. ( rojez Bacaîum.)

BAYE , s. f. On entend par ce mot toutes les sortes d'ouvertures pratiquées dans des murs, comme des portes , des croisées , et même des passages de cheminée. {Poyex Fenéthe et Vie.)

BEC , s. m. C'est le petit filet qu'on bisse au bord d'un larmier, qui forme un canal , et qui fait la mou- H chette pendante. ( fi oy ci Mocciiette.)

C'est aussi une masse de pierre, formant un angle «aillant aux extrémités des piles des ponts : elle fait contrefort , sert à diviser l'eau et rompre les glaces. ( fojrei Ava.it-»ec et Akmiue-bec. )

BEC DE CORBIN , s. n

ne diffère du quart de rond

turelle, qui est renversée. Cet ornement , presque absolument négligé par les anciens , est fort en usage

C'est une moulure qui ue par sa situation na-

BEFFROI, s. m. C'est,

ou dans les places a portée de l'ennemi , une tour, un clocher , ou quelque lieu élevé , dans lequel est une cloche qui sonne lorsqu'on aperçoit l'ennemi ou que l'on veut assembler les troupes. Dans les villes de guerre, on sonne le beffroi a la pointe du jour pour l'ouverture des portes.

Br.rrs.oi (construction ) est un assemblage de charpente qu'on pose dans une tour pour suspendre des cloches. Il faut que cette charpente soit isolée de la tour, daus toute sa hauteur. On la fait poser sur une retraite formée aux dépens des murs , ou sur des corbeaux de pierre. La première méthode est préférable, parce que le mouvement des cloches agit avec moins de force. Il faut observer que plus le beffroi est élevé, plus il fatigue la tour. Aiusi l'on doit avoir i de ne lui donner précisément que la I nable pour le jeu des cloches.

BELVEDER oc BELVÉDÈRE , s. m. Mot tiré de l'italien , qui signifie belle vue. L'usage l'a consacré, en Italie, à des batiroens faits exprès pour coûter le plaisir d'une belle vue , ou a de petits dotijous qui s'élèvent au-dessus des maisons, qui les couronnent agréablement, et dans lesquels on monte pour prendre le frais et jouir des différens aspects que la nature y présente avec tant de variété.

toutes les maisons de Rome en ont de ce re. Les belvédères de la première espèce sont construits ordinairement dans les palais des riches et dans les jardins de plaisance. Le plus fameux de tous , le plus beau et le plus remarquable sous tous les rapports, est le belvédère du Vatican. Ce grand édifice, construit par Bramante, étoit autrefois séparé du palais pontifical ; il y a été rejoint depuis par deux longues galeries qui s'étendent vers le nord. On y jouit de la vue des campagnes très-riches qui , de ce côté, environnent la ville ; de la chaîne des Apennins dont les cimes, que blanchit la neige une grande partie de l'année, forment le fond du plus magnifique tableau que l'œil puisse embrasser : le devant est occupé par la ville même de Rome, qui s'y développe dans toute son étendue. C'est de là qu'on peut dire avec Martial :

Bine K"p'rm dominai vidrrr mottes El toUn boet cslimsre IVoaum.

Le superbe spectacle extérieur qui a fait donner à cet édifice le nom de belvédère le cède présentement a. celui que renferme son intérieur depuis que, par les soins et le zèle de Pic VI pour les arts , il est devenu le centre du muséum que ce pontife a lait construire avec tant de magnificence, et qu'il n'a cesse d'enrichir de nouvelles merveilles ( Payez Musée , MrsÉt'M.) Ainsi jamais lieu ne fut plus digne du nom qu'il porte.

En France, l'on appelle aussi belvédère un petit \ à l'extrémité d'un jardin ou d'un pare

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