‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 94 sur 258 · CAVEAU · texte numérisé non relu

CAVEAU

cave.

Ou donne volontiers ce nom aux lieux souterrains d'une église qu'un usage fort ancien , et autrefois général, a voit consacrés à la sépulture des morts. C'est ainsi qu'on trouve exprimée dans un très-grand d'ouvrages la sépulture particulière d'une

i |»rtes éloicut Ce mot est un diminutif de

CEI 333 famille sons une chapelle d'église. Ciampini, dans son traite de Sacris adijiciis^ a décrit beaucoup de

CAVET, ». m., du latin cai'us, creux. C'est une moulure concave faisant l'effet contraire de celui du quart de rond.

On pense que cette moulure a meilleure grâce dans les cymaises inférieures des corniches que dans les supérieures, malgré l'exemple contraire du théâtre de Marccllus , où elle est employée a l'ordre dorique. Quand on veut que cette moulure soit moins ressentie que le quart de rond , on prend quelquefois, pour la tracer, l'arc soutenu par un côté du triangle équilatéral inscrit. Au reste, sa profondeur le goût.

CAULICOLES, s. f. pL Mol formé du latin caulis, tige de plante. On donne ce nom, dans la composition du chapiteau corinthien , à de petites tiges qui semblent soutenir les huit volutes de ce chapiteau.

CAUSIDICUM. Léon- Batiste Alberti prétend qu'il faut substituer ce mot, dans la description des basiliques par Vitruve , au mot chaJcidicum. {fojcz Ciialcidiclm. ) Selon Alberti, causidicum serait un lieu a plaidoiries.

CEUNTRE, s. m. Ce mot vient du latin cinetus. On l'emploie dans l'art de bâtir, sous deux significations : d'abord , pour indiquer la courbure d'une voûte ou de quelque autre partie de construction , ensuite pour désigner l'assemblage de charpente qu'on a coutume de faire pour construire les voûtes.

Pour ce qui regarde les voûtes on dit, par exemple, qu'une voûte est en plein ceint re, lorsque sa courbure est formée par une demi -circonférence de cercle. Alors la hauteur du ceintre est égale à la moitié du diamètre ou de la largeur de la voûte. Lorsque cette hauteur est moindre, on dit que le ceintre est surbaissé. Sa courbure est alors une demiellipse, ou un assemblage d'ares de cercle imitant plus ou moins cette courbe, et auquel les ouvriers donnent le nom d'anse de panier.

Qnaud la hautenr du ceintre d'une voûte est plus grande que son demi-diamètre, ou la moitié de sa largeur, on dit qne ce ceintre est surhaussé. Sa courbure peut encore être formée par une demi-ellipse élevée sur son petit diamètre, ou par un assemblage d'arcs de cercle imitant cette courbe. Dans les églises gothiques, le ceintre des voûtes qui est surhaussé se forme par deux arcs de cercle qui font un angle au sommet.

Pour le ceintre des voûtes surhaussées ou surbaissées , on peut se servir de plusieurs courbes , telles que la cycloïde, la cassinoïde, U chaînette et la parabole de l'ellipse. Ces notions géométriques exigeroient des démonstrations qui doivent trouver leur place

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dans d'autres ouvrages. Noos nous contenterons ici de quelques mots sur la méthode fort simple d'imiter l'ellipse avec des arcs de cercle et quelques autres courbes les plus propres * former le ceintre des voûtes.

Apres le cercle , la courbe qui convient le mieux est l'ellipse pour les voûtes surhaussées, surbaissées ou rampantes. On peut aussi faire usage de la cicloïdc. La voûte qui est faite selon cette courbe est plus solide , et a moins de poussée qu'une voûte elliptique dont le diamètre seroit égal a la hauteur du crinlre. Mais elle ne peut convenir que pour un seul cas , celui où la hauteur du ceintre a les sept onzièmes du demi-diamètre, ou les sept vingt-deuxièmes de la largeur de la voûte.

La cassinoïde ne peut pas, comme l'ellipse, convenir pour toutes sortes de hauteurs de ceintre ; mais elle a l'avantage sur la cycloïde de pouvoir servir dans un plus grand nombre de cas. La plus petite hauteur de ceintre que puisse avoir cette courbe est environ les deux septièmes du diamètre, et sa plus grande hauteur est d'un peu plus de six septièmes du même diamètre. Cette courbe a la propriété de se raccorder mieux que les deux précédentes avec des piédroits à-plomb, cl dans plus d'une circonstance elle donne une courbure de ceintre plus agréable. Pour ce qui regarde la construction, on doit dire qu'elle ne forme pas des voûtes aussi solides, surtout si l'on ne peut leur donner que peu d'épaisseur.

Ceintre rampant, Ceintre qui est tracé au simbleau par des points cherchés suivant le rampant d'un escalier ou d'un arc-boutant.

Ceintre surbaissé. C'est un ceintre dont le trait est une demi-clli|isc , et qui par conséquent est plus las que le demi-cercle.

Ceintre surmonté. Ceintre dont le centre est plus haut que le diamètre du dcmi-ccrclc.

Ceinthe de ciiaiipekte. C'est un assemblage de pièces de bois, formant en relief la courbure d'une voûte , et destiné a la soutenir pendant qu'on la construit, jusqu'à ce que la clef soit posée.

On ne fait usage des ceintrei de charpente que pour les voûtes en pierres de taille. Ces ouvrages, étant ordinairement d'un grand poids, exigent des ceintres très-forts, et combinés de manière que la charge qu'on y impose successivement ne soit pas dans le cas de les faire changer de forme.

On a remarqué aux voûtes d'un grand diamètre, comme les arches de pont , que lorsqu'elles sont construites jusqu'au tiers environ, les parties latérales surchargées compriment le ceintre de manière à faire relever la partie du milieu , qui n'a point encore de eliarge. Pour remédier à cet inconvénient , on est obligé de mettre un poids sur le sommet du ceintre , alin de le maintenir à la hauteur qu'il doit avoir. Mais cet expédient rvempèche pas le ceintre de se déformer dans les flancs. Cela ne manque presque jamais d'arriver lorsqu'on ne met point d'entraiu à

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l'endroit où se fait le plus grand effort. Ainsi , il faut préférer, autant qu'il est possible, les ceintres à entraits qui sont formés par plusieurs polygones inscrits les uns dans les autres , parce que n'y ayant pas de parties continues dans le sens où se fait l'effort horizontal (qui dans les grandes voûtes est considérable ) , le ceintre est obligé de céder en se comprimant au droit des assemblages.

L'art de disposer \outes les pièces de bois qui rr un ceintre de manière qu'il puisse se déformer tous les efforts de la coude donner à chaque pièce la position la plus avantageuse et de justes dimensions. Cet art exige des connoissances qui sont ordinairement audessus de la portée des simples constructeurs. D'un autre coté , on («eut dire que les théoriciens qui ont travaille sur cette matière ne sont point assez entrés dans les détails pratiques qui peuvent rendre les connoissances de ce genre usuelles et propres à ceux qui devraient les mettre en œuvre. C'est ce qu'ont reconnu tous 1rs constructeurs géomètres qui ont eu de grands travaux à diriger. Les savant qui se sont occupés de cette partie ont posé de bons principes , mais aucun n'a dit ce qui convenoit pour passer de la théorie à la pratique.

Tout ce qui regarde la géométrie pratique en ce devoit trouver sa véritable place dans un ou- " sur Vart de bâtir considéré indépende l'architecture. Cet ouvrage, dû à feu M. Rondelet, vient de recevoir, dans une seconde édition , une nouvelle et meilleure forme. Nous y renvoyons donc le lecteur pour tout ce qui regarde la partie géométrique applicable au mot ceintre.

Ceintre. On donne ce nom, dans la disposition des théâtres, à cette partie du plancher de la salle qui est au-dessus «le l'orchestre.

La partie du ceintre qui est le plus près du tliéâtre n'est composée que de planches qui sont jointes par des charnières. On les lève pour aider au passage des vols qui vont se perdre dans le ceintre.

La toile qui ferme le théâtre se perd dans le ceintre lorsqu'on la lève.

CEINTRER , v. a. Signifie l'opération de poser les ceintres d'une voûte , ainsi que celle par laquelle on donne une forme courbe à quelque ouvrage que ce soit.

CEINTRE , participe du verbe précédent. On dit souvent une porte cemtrée , pour dire une partie circulaire.

CEINTURE, s. f. C'est l'orlc ou l'anneau du bas comme du haut d'une colonne ; ou nomme encore celui d'en-haut colarin ou collier.

Ceixtihu. ou Eciiaspe. C'est dans le chapiteau ionique l'ourlet du cote du profil ou balustre, ou le listel du parement de la volute , que Vilruve appelle balteus, ou baudrier

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