‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 96 sur 258 · CEL · texte numérisé non relu

CEL

de Minerve à Athènes. Il y en et

aussi dont les

CELLARIUM étoit le nom générique des greniers, celliers, garde-robes, etc. dans les

CELLIER, s. m. C'est un lieu voûté dans l'étage souterrain , composé de plusieurs caves, et qui , étant destiné à serrer le vin , se nomme cellier, du btin cella vinaria. {fojrcz Ceixs.)

On entend par cellier, plus communément, un lieu moitié sous terre , et moitié hors de terre , qui n'est point voûté , mais qui est formé par un plancher avec solives apparentes, et sert indistinctement à plusieurs usages. En btin, cellarium.

CELLULE , s. f. Mot tiré du btin cellula, petite chambre. C'est, dans une maison religieuse, une des chambres qui composent le dortoir, et dans les couve ns des chartreux et des camaldules , un petit corpsde-logis au rei-de-chaossée , accompagné d'un petit jardin.

On appelle encore cellules\ts petites chambre* séparées par des cloisons, où [ dant le concbve a Rome.

CENACLE, s. m. Mot tiré du btin coenaculum, lieu où l'on mange.

C'éloit chez les anciens une salle a manger. Elle s'appeloit aussi tricli mutn, c'est-â-dire lieu a trois lits , parce que , selon b coutume de manger couché , il y avoit au milieu de cette salle une table carrée longue, avec trois lit* en manière de larges formes au-devant de trois côtés; le quatrième côté restant vide , pour b facilité du service. Ce lieu , cher les grands , étoit dans le logement des étrangers.

On voit encore à Rome, près de Sainl-Jcan-de- Latran , les restes d'un triclininm ou cénacle , orne de quelques mosaïques , que l'empereur Constantin avoit fait bâtir pour y nourrir les pauvres.

CEINDRE , s. f. On donne, rebtivement à l'art de construire, le nom de cendre aux terres qui résultent de la combinaison des végétaux et de certains métaux et minéraux. Il se trouve des circonstances où l'on peut faire usage de ces différentes terres dans b construction des édifiées.

Vitruve, en parbnt des aires [voyez ce mot }, dit que, pour former un pavé qui boive l'eau et soit toujours sec, il faut composer b dernière couche de l'aire avec un mébnge de cendre, de sable lin et de chaux. Cette couche forme un corps spongieux qui devient fort dur, au travers duquel l'eau pénètre facilement ; ce qui prouve que l'usage de la cendre ne vaut rien pour les constructions qu'on veut garantir des effets de l'eau et des inconveniens de l'humidité. On éprouve que lorsqu'on mêle de la cendre de le mortier, il est beaucoup plus long-

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