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temps à prendre et à faire corps. La cendre de charbon de terre peut être employée avec beaucoup plu» de succès, surtout lorsqu'elle se trouve mêlée avec la poussière de pierre denii-calcinée qui tombe des fours à chaux. {Voyez ci-après Cesdbée.)
On donne le nom de cendres bleues, cendres vertes, à des matières calcinées et réduites en poudre impalpable, dont ou fait usage pour la peinture d'im-
P Le nom de cendre se donne encore aux terres ou chaux des métaux calcinés à l'air libre, dont on forme plusieurs préparations qui servent aussi à la peinture; telles sont celles qu'on appelle cendres de plomb, cendres d'étain , etc.
CENDRÉE DE TOURNAI, s. f. C'est une pondre mêlée de cendres de charbon de terre, provcnantdcs débrisdemi-calciués d'une espèce de pierre bleue dont on fait la chaux aux environs de Tournai. Ces débris tombent, pendant la cuisson, sous la grille du fourneau. On se sert de cette cendrée au lieu de ciment ou pouuolane , pour les ouvrages qui se fabriquent dans l'eau. On eu fait aussi des enduits pour les citernes, bassins, et autres constructions de maçonnerie destinées à contenir l'eau.
CENDRIER , s. m. L'on nomme ainsi l'endroit d'un fourneau qui est immédiatement sons le foyer, dont il n'est séparé que par une grille. Il est destiné à recevoir 1rs cendres qui en tombent ; il a une ouverture qui communique à l'intérieur, faite nonseulement pour retirer les cendres, mais encore pour que l'air extérieur puisse y entrer et faire aller le feu lorsque cela est nécessaire. Cette ouverture est garnie d'une porte , qu'on ferme lorsque l'air ne doit point y être admis. La grandeur et les différentes dimensions du cendrier varient à proportion de la grandeur du fourneau, ou de la qualité de cendre que donne la matière dont le feu est composé.
CÉNOTAPHE, s. m. Mot formé des deux roots grecs Kirit, vide, et ratptt, tombeau.
C'est un tombeau vide, qui ne contient ni corps ni ossemens, et qui n'est dressé que pour honorer la mémoire de quelque illustre mort.
Les tombeaux vides ou cénotaphes furent trèsmultipliés rhez les anciens ; Pausanias, dans ses descriptions, parle beaucoup de ces monumens. On croiroit que le désir d'illustrer la mémoire des grands hommes, auroit pu contribuer seul à l'érection des cénotaphes, car le même homme en avoit dansdifférens pays; mais les crovances religieuses relatives aux honneurs des sépultures, furent sans doute la cause qui contribua le plus à multiplier ces monumens sépulcraux. Certaines opinions sur le sort desames dont les corps n'avnient point été inhumés, firent imaginer de réparer l'omission des cérémonies funéraires , en élevant au mort un tombeau vide, et en appelant par