V. Plomber
BUCHER : Travailler. — Du vieux mot buscher : fendre du bois. — a Moïse est un fameux travailleur ; il bûche comme quatre à lui tout seul. » (M. Perrin.)
BUCHER : Battre. (Dhautel.)
I’ vient pour me bûcher :
Moi, je 1’ fais trébucher.
[Chansons , Avignon, 18 1 3.)
BUCHERIE : Combat, lutte acharnée.
BUCHEUR : Travailleur assidu, bûchant avec amour.
BUEN-RETIRO : Endroit propice, et quelquefois par ironie :
lieux d’aisances. Mot à mot :
bonne retraite. Ibérisme.
Sous l’empire d’un p’tit malaise Je cherchais, pour me mettre à l’aise, Un certain buen-retiro. (Tantôt.)
BUQUER : Voler dans une boutique en demandant de la monnaie. (Vidocq.)
BUREAU ARABE : En Afriq ue, du vin avec du sucre s’appelle un état-major. De l’absinthe mêlée avec de l’orgeat, s’appelle :
un bureau arabe.
BURLIN : Bureau. — Changement de finale. V. Parrain.
BUSARD, BUSE, BUSON :
Inintelligent, obtus, comme la buse qui est le plus couard des oiseaux de proie. — « Et il ne sera pas béotien et buson comme toi. » (Ricard.)
BUSTlNGUE : Hôtel garni.
(Halbert.)
BUTE, BUTTE : Guillotine.— Elle butte les gens. — « Tu n’es qu’un lâche. Avec toi , on va tout droit à la butte. » (Canler.) V. Tine.
Monter à la butte : Monter à l’échafaud. (Rabasse.)
BUTÉ (être) : Être guillotiné.
BUTTER : Tuer, assassiner.
— C’est le vieux mot buter :
frapper, renverser, qui a fait culbuter dans la langue usuelle. — « Voilà donc une classe d’individus réduite à la dure extrémité de travailler sur le grand trimar, de goupiner, de faire le bog et le blavin, de butter même s’il en était besoin. » ( 5o,ooo voleurs de plus à Paris , 3o.) — « Voilà
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pour butter le premier rousse, dit-il en montrant un couteau. »
(Canler.)
BUTEUR, BUTTEUR : As¬
sassin, bourreau. (Rabasse.)
BYRONIEN : D’allures à la Byron, poétiquement inspirées.