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tion des vivres, du vin, du tabac. » (Moreau, 3r].)
CAMBUSE : Petite maison.
CAMELOT : Voleur. — Acception figurée de camelot : mauvaise étoffe. V. ce qui en est dit à camelotte. C’est ainsi qu’on a fait panné avec panne.
CAMELOT : Marchand de camelotes, vendant dans les villages ou exposant sur le pavé des rues. — «Camelot, c’est-à-dire marchand de bimbeloteries dans les foires. » (Privât d’Anglemont.)
CAMELOTTE : Objet de nulle valeur. — Le camelot était une si mauvaise étoffe, qu’on disait ressembler au camelot pour prendre un mauvais pli. — « Elle portait la peine de toutes les camelottes qui se débitaient à son ombre. »
(L. Reybaud.)
CAMELOTTE : Marchandise volée. (Rabasse.) — « On fait attention qu’il ne refile pas la camelotte à un autre. » (Stamir, 67.)
Camelotte en pogne , camelotte dans le pied : En 'flagrant délit de vol. — « J’ai été pris la camelotte dans le pied. » ( La Correctionnelle.) — Même allusion dans pris sur le tas.
CAMELOTTER : Vendre, marchander. (Halbert.)
CAMERLUCHE : Forme de Camarluche. V. Ponton.
CAMISOLE : Gilet. (Colombey.)
CAMOUFLE : Chandelle. (Vidocq.) — Du vieux mot camouflet , fumée. - « Tu en as menti. La
camoufle était éteinte. » (Ladimir, 41.)
CAMOUFLEMENT : Déguisement. (Vidocq.)
CAMOUFLER : Déguiser. — « Je me camouflais et avec de faux fades, j’allais dans les bureaux de placement. » (Beauvillier.)
CAMOUFLET : Chandelier.
(Vi.)
CAMP (ficher le) : Se retirer précipitamment. V. Ficher.
CAMPAGNE (aller à la) : Être enfermée à la maison de Saint- Lazare. — Usité parmi les filles qui lui donnent aussi le sens suivant : « Elles ont disparu trois, quatre ou six mois. On les savait malheureuses. Elles ont été passer une saison à la campagne dans une maison de prostitution de province. » ( Ces Dames, 60.)
CAMPE : Fuite, action de camper. « Cependant les messiers de cambrouse n’ont pas la même chaleur à pessigner les fagots en campe. » (Rabasse.)
CAMPER : Décamper, (id.) — Abréviation.
CAMPEROUX : Fille. — Corruption de Cambrouse. V. Con~ nerie.
CAMPHRE : Eau-de-vie. — Allusion à une eau-de-vie composée dont il est question dans l’exemple suivant. Le mot s’est généralisé ensuite : — « Le vinaigrier du coin nous servit, en parlant politique, deux demipoissons d’eau-de-vie assaisonnée de poivre long et de camphre. »
{Le Figaro de la Révolution .) —
CAN
CAN
«Aux buveurs émérites et à ceux qui ont depuis bien des années laissé leur raison au fond d’un poisson de camphre. »
(Privât d’Anglemont.)
CAMPHRÉ : Alcoolisé. — «Dis donc, avec ton gosier camphré, tu fais bien des embarras. »
(< Catéchisme poissard , 44.)
CAMPHRIER : Buveur d’eaude vie. — « Entends-tu, vieux camphrier, avec ta voix enrhumée.» (Catéchisme poissard, 44.)
CAMPHRIER : Le camphrier est un sale débit de liqueurs atroces à un sou le verre et à dixsept sous le litre. Le caboulot ne diffère du camphrier que par sa moindre importance comme établissement. C’est, du reste, le même breuvage qu’on y débite aux mêmes habitués. » (Castillon.)
CAMPLOUSE : Campagne.
(Halbert.) — Forme adoucie de cambrouse.
CAMUSE : Carpe. (Grandval.)
— Elle a le nez camus, si on la compare au brochet.
CAN SUR LE COMP (prendre un) : Prendre un canon sur le comptoir. Double abréviation.