‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 149 sur 622 · COUP DE PIED DE VÉNUS · texte numérisé non relu

COUP DE PIED DE VÉNUS

Mal vénérien.

COUP DE PISTOLET : « Alléché par l’exemple et la perspective de quelques bénéfices énormes, un novice vient de tirer un coup | de pistolet à la Bourse (c’est l’expression pour désigner une opération isolée.) » (Mornand.)

, COUP DE POUCE (donner le):

Étrangler.

COUP DE POUCE : Ne pas donner le poids. Mot à mot :

donner le coup de pouce à la balance.

COUP DE SIFFLET : Cou¬

teau. (Halbert). Pour coupe-sifflet (coupe-gorge).

COUP DE SOLEIL (avoir un) :

« Être à demi gris, avoir une pointe de vin. » (Dhautel, 1808.) — On sait que le vin et le soleil ont également la vertu d’empourprer le visage. — « Ma foi, ça n’ s’era qu’à la brune qu’finira c’gueuleton sans pareil. En parlant d’ça j’pourrais bien attraper un p’tit coup de soleil... Mais voyons si j’ai encore de la braise. » (Lamiral, le Savetier en goguette, 38.) V. Soleil.

COUP DE TEMPS : Accident subit, surprise. — Terme d’escrime. — «Je mettrai le trouble là-dedans par un coup de temps qui ne sera pas trop bête. » ( Le Solitaire, pot pourri, 1821.) Voir le coup de temps, c’est le prévoir.

COUP DU LAPIN : Coup mortel, comme celui qu’on donne au lapin sacrifié à la cuisine.

COUPE : Misère. (Halbert.) — Mot à mot ; dans la coupe des vivres.

COUPE (être sous la) : Être subordonné à quelqu’un.

COUPE (tirer sa) : Nager. — « Rodolphe, qui nageait comme une truite... se prit à tirer sa coupe avec toute la pureté imaginable. » (T. Gautier.)

COUPE-CHOUX : Sabre d’infanterie. — Avant de servir comme baïonnette, cette arme était, même en campagne, des plus pacifiques. — « Leur voiton traîner d’une façon guerrière le coupe-choux du caporal? »

(A. Rolland.)

cou

COU

COUPE-FICELLE : Artificier d’artillerie. — Allusion à la grande quantité de ficelle réclamée par ses fonctions.

COUPE-SIFFLET : Couteau.

Mot à mot : coupe-gorge. V. Sifflet.

COUPE (ça te la) : Cela te déconcerte. — Abréviation de ça te coupe la chique, cela te contrarie, te déroute. (Dhautel, 08.) — « Sous le premier Empire,

M. de Beaumont annonça au

cercle des Tuileries : « Madame « la maréchale Lefebvre ! » L’empereur s’avance et lui dit :«Bon- « jour, madame la duchesse de « Dantzick ! » Celle-ci se retourne et dit au chambellan trop laconique : « Ah! ça te la coupe, ca- « det ! » ( Encyclopediana .) V.

Sifflet.

COUPER : Donner dans un panneau, accepter un mensonge.

Abréviation de couper dans le pont. — « Ah ! dit Marlot en faisant sauter l’or dans sa main:

elle a donc coupé dans le mariage i » (Champfleury.)

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