COURIR, FAIRE COURIR
Etre propriétaire de chevaux de course. — « Oscar : Tenez, cher !
je viens du club... j’ai beaucoup
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parié... j’ai perdu vinqt-cinq louis et deux saladiers de vin sucré. — Vous savez, je fais courir. — Le marquis : La jeunesse ne saurait avoir de divertissement plus comme il faut. » (Marquet.)
COURIR (se la) : S’enfuir.
COURIR (se) : Se méfier. (Vidocq.) — De l’ancien verbe se covrir : se couvrir, se protéger.
COURTAUD DE BOUTAN- CHE : Commis de magasin, voleur. (Grandval.)
COUSIN : Grec. V. Poucette.
COUYON, COUILLON : Lâche, poltron. — Du vieux mot coion qui a le même sens. (V.
Roquefort), et qui est un diminutif de coy : tranquille, indolent. Il s’écrivait aussi quoyon.
— Mazarin est souvent appelé coyon dans les pamphlets de la Fronde.
Beaulieu, Cobourg en furent touchés De voir leur troupe à l’abandon Qui fuyoient comme des coudions Devant les patriotes.
(Mauricault, Chanson , 1794.)
COUYONNADE : Affaire ridicule, action lâche.
COUYONNER : Reculer au moment d’agir.
COUYONNERIE : Lâcheté. Du vieux mot coionnerie. V. Roquefort.
CRACHER : Parler. Mot à mot : cracher des paroles.
Faire cracher : Faire parler.
(Rabasse.)
CRACHER : Décharger. — Le canon crache la mitraille.
CRACHER, CRACHER AU BASSINET : Donner de l’argent de mauvaise grâce. — Vieux mot argotique. Une ancienne gravure représente le grand Coësre ou roi des Truands ayant à ses pieds un bassin où chacun des gueux ses sujets vient déposer son tribut, c’est-à-dire cracher au bassin . — « Tu dois faire cracher encore 1 5o,ooo francs au baron.»
(Balzac.)