‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 152 sur 622 · COURIR, FAIRE COURIR · texte numérisé non relu

COURIR, FAIRE COURIR

Etre propriétaire de chevaux de course. — « Oscar : Tenez, cher !

je viens du club... j’ai beaucoup

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parié... j’ai perdu vinqt-cinq louis et deux saladiers de vin sucré. — Vous savez, je fais courir. — Le marquis : La jeunesse ne saurait avoir de divertissement plus comme il faut. » (Marquet.)

COURIR (se la) : S’enfuir.

COURIR (se) : Se méfier. (Vidocq.) — De l’ancien verbe se covrir : se couvrir, se protéger.

COURTAUD DE BOUTAN- CHE : Commis de magasin, voleur. (Grandval.)

COUSIN : Grec. V. Poucette.

COUYON, COUILLON : Lâche, poltron. — Du vieux mot coion qui a le même sens. (V.

Roquefort), et qui est un diminutif de coy : tranquille, indolent. Il s’écrivait aussi quoyon.

— Mazarin est souvent appelé coyon dans les pamphlets de la Fronde.

Beaulieu, Cobourg en furent touchés De voir leur troupe à l’abandon Qui fuyoient comme des coudions Devant les patriotes.

(Mauricault, Chanson , 1794.)

COUYONNADE : Affaire ridicule, action lâche.

COUYONNER : Reculer au moment d’agir.

COUYONNERIE : Lâcheté. Du vieux mot coionnerie. V. Roquefort.

CRACHER : Parler. Mot à mot : cracher des paroles.

Faire cracher : Faire parler.

(Rabasse.)

CRACHER : Décharger. — Le canon crache la mitraille.

CRACHER, CRACHER AU BASSINET : Donner de l’argent de mauvaise grâce. — Vieux mot argotique. Une ancienne gravure représente le grand Coësre ou roi des Truands ayant à ses pieds un bassin où chacun des gueux ses sujets vient déposer son tribut, c’est-à-dire cracher au bassin . — « Tu dois faire cracher encore 1 5o,ooo francs au baron.»

(Balzac.)

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