‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 19 sur 622 · ABS · texte numérisé non relu

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sépare de ce monde, et c’est à regret qu’on en monte les marches.

ABÉQUER : Nourrir. (Idem.) — De l’ancien mot abécher :

donner la becquée.

ABÉQUEUSE : Nourrice. (Id.)

ABLOQUER, ABLOQUIR :

Acheter en bloc. (Idem.) — Du vieux mot bloquer.

ABOMINER : Haïr. V. Bosco.

ABOULAGE: Abondance. (Vidocq.)

ABOULER : Arriver. Mot à mot, bouler à. Du vieux mot bouler : rouler. — La langue régulière a dans ébouler le. pendant d ’abouler. — « Maintenant, Poupardin et sa fille peuvent abouler quant bon leur semblera. »

(Labiche.) Voyez Bocson .

Le paatre aboulé ;

On perd la boule,

Puis de la tôle on se crampe en rompant.

(Lacenaire, Mémoires , 36.)

ABOULER : Donner. — « Mais quant aux biscuits, aboulez. »

(Balzac, Père Goriot.) — « As-tu de l’argent? (Je fis signe que oui.) Aboulé. Je lui donnai cent sous. »

( Commentaires de Loriot.) — ce Allons, allons, vieux crocodile!

ne faisons pas tant d’esbrouffes et aboulons simultanément aux voltigeurs les chameaux qu’il a besoin.... pour sa consommation. » (Légende d’une caricature de i83o sur la prise d’Alger.)

ABOULER DE : Venir de.

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