‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 223 sur 622 · FUS · texte numérisé non relu

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gote; le pantalon est un montant. » (Mornand.) V. Bibloter.

FRUSQUIN : Coquetterie de toilette. (Halbert.)

FRUSQUINER : Habiller. (Vidocq.)

FRUSQUINEUR : Tailleur.

(Vidocq.)

FUME : Radicalement perdu.

— « Trahison! nous sommes fumés. » (Mélesville.)

FUMER : Se battre. (Grandval.)

FUMER, FUMER SANS TA¬ BAC : Bouillir d’impatience. Qui bout fume. — « J’ai cent mille fois, étant au bivouac, fumé sans tabac. » (Duverny, i5.) — « Ma femme à la mod’ va se conformer et cela va me faire fumer. » (Metay.)

FUMERONS : Jambes maigres. — Allusion de forme. Le fumeron est un gros brin de fagot. V. Gueule.

FUMISTE : Trompeur, mystificateur. Mot à mot : homme qui fait fumer les gens.

FURIA FRANCESE : Impétuosité qui caractérise la première attaque d’une troupe française. — Italianisme. — « Les commandants supérieurs mettent des entraves à l’élan, à l’impulsion, à la furia francese. » |

J (Impressions du siège de Belfort, 70.)

FUSÉE : Vomissement. — Allusion à la violence de la projection. — a V’ià qu’ Jean-Louis s’ mit à faire z’un renard qu’était comme un’ fusée d’ la fête du premier vendrémiaire. » (Catéchisme poissard, 40.) — « Nous allumâmes un punch de six litres... Gare les fusées! » (Michu.)

FUSIL : Gosier. — Allusion à la forme ronde et creuse du fusil. — a A présent, mon vieux,

colle-toi ca dans le fusii. — Une >

bouteille de vitriol m’eût moins chauffé. » (Commentaires de Loriot.)

Repousser du fusil : Sentir mauvais de la bouche. Jeu de mot. V. Ecarter.

FUSILLER : Envoyer de petits crachats en parlant. V. Ecarter.

FUSILLER : Donner un mauvais dîner. — Usité dans l’armée.

Fusiller le plancher : Partir en courant. — Comparaison du bruit sec des pas sur le plancher aux détonations de la mousqueterie. — Tiens! les deux autres qui fusillent le plancher. — En effet, les deux hommes venaient de partir. » (Du Boisgobey.)

GAG

GAL

GABEGIE : Fraude. Du vieux mot gaberie : tromperie. — «Assurément, il y a de la gabegie làdessous. » (Deslys.)

GABELOU : Employé des contributions indirectes. — Du mot gabloux : officier de gabelle.

— « Bras-Rouge est contrebandier... il s’en vante au nez des gabelous. » (E. Sue.)

GAD1N : Bouchon. ( Rabasse.)

GADOUE : Salope. — Du vieux mot gadoue : ordure. — « File, mon fiston, roule ta gadoue, mon homme, ça pue. » ( Catéchisme poissard, 44.)

GAFE, GAFEUR, GAFRE :

Soldat en sentinelle, voleur aux aguets pour ses complices, surveillant de prison. Ce terme vient du Midi, où gaffe se dit pour re~ cors, parce qu il saisit comme la perche à croc appelée gaffe.

GAFER, GAFFER : Guetter.

(Vidocq.)

GAFFE (faire le) : Faire le guet. (Rabasse.)

GAFFIER, GAFFRE : Surveillant. — « Les gaffiers sont plus mouchiques que lago. »

(Rabasse.) V. Gafe.

GAGAT : « Les gagats, c’étaient primitivement les houilleurs et les forgerons de Saint- Etienne ; puis le mot s’est étendu à tous les habitants de la loca¬

lité sans distinction.» (Rathery.)

GAI : Excité, égayé par la boisson. — « Avoue-le , l’autre jour j’étais un peu lancé, n’estce pas? — Oh ! gai tout au plus. »

(Chavette.)

GAIL : Cheval. (Colombey.)

— Abréviation de galier.

GAITTE : Argent. (Rabasse.) Pour G uelte.

GALAPIAT : Galopin. — Modification de finales. — « Il dit aux avocats : Vous êtes un tas de galapiats qui vous fichez du monde. » (Balzac.)

GALBEUX : Bien modelé, séduisant de galbe. — «Il n’est pas très-galbeux, mais je le crois trèsroublard. » (Du Boisgobey.)

GALE : Personne aussi incommode et insupportable que la gale.

GALETTE : Matelas. ( Petit dictionnaire d'argot, 44.) — Le nom dit assez qu’il s’agit d’un matelas mince.

GALETTE : Homme nul et plat; contre-épaulette portée autrefois par les soldats du centre.

- « Pour revêtir l’uniforme et les galettes de pousse-cailloux. »

(La BJdollière.)

GALIENNE, GALIÈRE : Jument. (Halbert.) V. ce mot.

GAL

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