FUS
gote; le pantalon est un montant. » (Mornand.) V. Bibloter.
FRUSQUIN : Coquetterie de toilette. (Halbert.)
FRUSQUINER : Habiller. (Vidocq.)
FRUSQUINEUR : Tailleur.
(Vidocq.)
FUME : Radicalement perdu.
— « Trahison! nous sommes fumés. » (Mélesville.)
FUMER : Se battre. (Grandval.)
FUMER, FUMER SANS TA¬ BAC : Bouillir d’impatience. Qui bout fume. — « J’ai cent mille fois, étant au bivouac, fumé sans tabac. » (Duverny, i5.) — « Ma femme à la mod’ va se conformer et cela va me faire fumer. » (Metay.)
FUMERONS : Jambes maigres. — Allusion de forme. Le fumeron est un gros brin de fagot. V. Gueule.
FUMISTE : Trompeur, mystificateur. Mot à mot : homme qui fait fumer les gens.
FURIA FRANCESE : Impétuosité qui caractérise la première attaque d’une troupe française. — Italianisme. — « Les commandants supérieurs mettent des entraves à l’élan, à l’impulsion, à la furia francese. » |
J (Impressions du siège de Belfort, 70.)
FUSÉE : Vomissement. — Allusion à la violence de la projection. — a V’ià qu’ Jean-Louis s’ mit à faire z’un renard qu’était comme un’ fusée d’ la fête du premier vendrémiaire. » (Catéchisme poissard, 40.) — « Nous allumâmes un punch de six litres... Gare les fusées! » (Michu.)
FUSIL : Gosier. — Allusion à la forme ronde et creuse du fusil. — a A présent, mon vieux,
colle-toi ca dans le fusii. — Une >
bouteille de vitriol m’eût moins chauffé. » (Commentaires de Loriot.)
Repousser du fusil : Sentir mauvais de la bouche. Jeu de mot. V. Ecarter.
FUSILLER : Envoyer de petits crachats en parlant. V. Ecarter.
FUSILLER : Donner un mauvais dîner. — Usité dans l’armée.
Fusiller le plancher : Partir en courant. — Comparaison du bruit sec des pas sur le plancher aux détonations de la mousqueterie. — Tiens! les deux autres qui fusillent le plancher. — En effet, les deux hommes venaient de partir. » (Du Boisgobey.)
GAG
GAL
GABEGIE : Fraude. Du vieux mot gaberie : tromperie. — «Assurément, il y a de la gabegie làdessous. » (Deslys.)
GABELOU : Employé des contributions indirectes. — Du mot gabloux : officier de gabelle.
— « Bras-Rouge est contrebandier... il s’en vante au nez des gabelous. » (E. Sue.)
GAD1N : Bouchon. ( Rabasse.)
GADOUE : Salope. — Du vieux mot gadoue : ordure. — « File, mon fiston, roule ta gadoue, mon homme, ça pue. » ( Catéchisme poissard, 44.)
GAFE, GAFEUR, GAFRE :
Soldat en sentinelle, voleur aux aguets pour ses complices, surveillant de prison. Ce terme vient du Midi, où gaffe se dit pour re~ cors, parce qu il saisit comme la perche à croc appelée gaffe.
GAFER, GAFFER : Guetter.
(Vidocq.)
GAFFE (faire le) : Faire le guet. (Rabasse.)
GAFFIER, GAFFRE : Surveillant. — « Les gaffiers sont plus mouchiques que lago. »
(Rabasse.) V. Gafe.
GAGAT : « Les gagats, c’étaient primitivement les houilleurs et les forgerons de Saint- Etienne ; puis le mot s’est étendu à tous les habitants de la loca¬
lité sans distinction.» (Rathery.)
GAI : Excité, égayé par la boisson. — « Avoue-le , l’autre jour j’étais un peu lancé, n’estce pas? — Oh ! gai tout au plus. »
(Chavette.)
GAIL : Cheval. (Colombey.)
— Abréviation de galier.
GAITTE : Argent. (Rabasse.) Pour G uelte.
GALAPIAT : Galopin. — Modification de finales. — « Il dit aux avocats : Vous êtes un tas de galapiats qui vous fichez du monde. » (Balzac.)
GALBEUX : Bien modelé, séduisant de galbe. — «Il n’est pas très-galbeux, mais je le crois trèsroublard. » (Du Boisgobey.)
GALE : Personne aussi incommode et insupportable que la gale.
GALETTE : Matelas. ( Petit dictionnaire d'argot, 44.) — Le nom dit assez qu’il s’agit d’un matelas mince.
GALETTE : Homme nul et plat; contre-épaulette portée autrefois par les soldats du centre.
- « Pour revêtir l’uniforme et les galettes de pousse-cailloux. »
(La BJdollière.)
GALIENNE, GALIÈRE : Jument. (Halbert.) V. ce mot.
GAL