‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 344 sur 622 · POM · texte numérisé non relu

POM

POLOCHON : Traversin. (Halbert.)

POMAQUER : Perdre. Y.

Greffier .

POMMADER : Flatter, dénoncer. (Rabasse.)

POMMADEUR : « Brocanteur achetant les meubles brisés ou vermoulus et mastiquant leurs défauts avec de la gomme laque et de la cire. » (Péli n. ) On l’appelle pommadeur, parce que sa marchandise trop vernie semble pommadée.

POMMADEUR : Flatteur. (Rabasse.)

POMMADIER : Perruquier, coiffeur. (Rabasse.)

POMMADIN : Élégant ridicule et par trop pommadé. — «Jetez ces anges sur le bitume à la merci des pommadins.»(Michu.)

POMMARD : Bière. (Halbert.)

— Est-ce parce qu’elle a la couleur du cidre qui a bien plus de titres à s’appeler pommard ?

POMMÉ : Réussi en n’importe quel genre. — « Ah çà!

c’est gentil, c’est pommé.» (Zola.)

— Il nous en a dit une pommée :

il nous a conté une chose drôle.

POMME DE CANNE : Tête ridicule comme celle qu’on sculpte sur les pommeaux de certaines cannes.

POMMES (Aux) : Très-bien.

V. Ognons. — Ce superlatif fut sans doute causé par la passion qu’avait jadis le gamin parisien pour le chausson aux pommes.

Après avoir lu l’exemple suivant,

on pourrait y voir une locution plus âgée. — « Le feu duc de Brissac (mort en 1 65 1 ) aimoit tant les pommes de reinette que, pour bien louer quelque chose, il ajoutait toujours de reinette au bout, tellement qu’on lui ouït dire quelquefois : C’étoit un honnête homme de reinette. » (Tallemant des Réaux.) — « J’ai mijoté pour ce numéro un petit éreintement aux pommes. » (J. Rousseau.)

POMPADOUR : Coquet, galant, digne de l’époque où M.me de Pompadour était en faveur. — « C’est régence, justaucorps bleu, Pompadour, xvme siècle, tout ce qu’il y a de plus maréchal de Richelieu, rocaille. » (Balzac.)

POMPADOUR : Suranné, vieillot. Acception ironique du sens précédent. V, Perruque , Poncif.

POMPE : Atelier de tailleurs.

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