‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 429 sur 622 · FIN · texte numérisé non relu

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Les dix-huit mois consacrés à l’impression de cette édition nouvelle ont rendu un supplément nécessaire. Celui-ci contient : i° des mots nouveaux ou «-mis; 2o des exemples justificatifs qui nous manquaient; 3° des rectifications

d’erreurs.

Les additions et rectifications sont précédées d’une astérisque renvoyant au mot déjà défini dans le corps du dictionnaire.

La plupart des additions ont été relevées dans X Abattoir de M. Zola (1077) et dans le Sublime (1872), qui offrent deux spécimens très-vrais du langage figuré dans le peuple parisien.

ABATTAGE : Sévère réprimande. « Le patron est un bon garçon; il avait raison de lui f. .tre un abattage. » {Le Sublime.)

'ABOMINER ; Vieux mot employé déjà par Marot.

* ACHATE : Vieux mot. On l’écrivait acate ; on a même dit acatesse pour amitié.

AMBULANTE : Raccrocheuse.

— Elle est ambulante par métier.

— « Les ambulantes sont là qui ne demandent pas mieux. » {Le Sublime.)

ANDERLIQUE : Tonneau de vidange, V. Bonbonnière.

ANGLAISE (pisser à V) : S’éloigner sous prétexte d’un besoin et ne pas revenir. « Elle avait demandé à son vieux trois sous

pour un petit besoin et le vieux l’attendait encore. Dans les meilleures compagnies, cela s’appelle pisser à l’anglaise. » (Zola.)

ANGLAISES : Cabinet d’aisances, monté à l’anglaise.

ARCASINEUR : « Ce mot désigne dans l’argot parisien les mendiants à domicile.» ( Figaro , 77.) — Acception nouvelle d’un mot déjà connu. V. Arcasien.

(Dict.)

'ATTAQUE (d’) : « Coupeau marchait de l’air esbrouffeur d’un citoyen qui est d’attaque. »

(Zola.)

ATTIGNOLES : Tripes à la mode de Caen. — « Nous nous empâtons quéqu’ fois de saucisses et d’attignoles. » (Richepin.)

'ATTRIMER :«Des habits! Il les faut attrimer. » {La Comédie des Proverbes, 1714.)

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BACKER : a C'est l’opposé du bookmaker. 11 ne parie que pour un cheval. » (Parent). Anglicanisme.

'BAHUTER : S’est ditautrefois pour plaisanter , s’amuser. — « Philippin, à quel jeu jouonsnous de bon ou pour bahuter? »

(La Comédie des Proverbes , I7I4-)

BALOTS : Lèvres. V. Benoit.

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