FAIRE BANQUE BLÈCHE
Ne pas toucher de banque.
(Boutmy.)
FAIRE BLÈCHE : Amener un coup nul.
* BLEU : Le sens de conscrit donné à bleu remonte à la Révolution qui donna des habits bleus à l’infanterie au lieu d’habits blancs. Ce remplacement n’ayant lieu que graduellement, les nouveaux soldats portèrent les premiers la nouvelle tenue et se reconnaissaient au premier aspect.
BLEU : Stupéfait. Mot à mot :
congestionné de stupéfaction.
— « Le lendemain il en était bleu quand il a vu la figure de sa femme. » (Le Sublime.)
BLEUE (elle est) : Elle est forte, elle est difficile à croire ou à supporter, en parlant d’une nouvelle. (Rigaud.) — Mot à mot :
elle est à vous rendre bleu, elle est stupéfiante.
BLÉZIMARDER : Se couper la parole. Argot théâtral, (ld.)
BLONDE : Bouteille de vin blanc. ( Id .)
BLOQUER : Consigner. (D.
Lacroix.) — Terme de billard.
La boule bloquée ne peut sortir.
BLOQUER : Faire défaut, faillir, dans l’argot des typographes qui en ont fait une ac¬
ception figurée de leur bloquer :
remplacer provisoirement un signe manquant par un autre qui ne doit pas rester. « Bloquer le mastroquet, ne pas payer le marchand devin. » (Boutmy.)
‘BLOUSER : Tromper. Étymologie : Dans le Nord, on dit bleusse pour mensonge.
* BOBÉCHON : Tête. Comparaison de la tête de l’homme à celle du chandelier. — Se monter le bobéchon : se monter la tête. (Rabasse.)
BOBEL1NS : Bottes. Argot du Temple. (Delvau.)
‘BOBINETTE. Page 42. Au lieu de bobinette v. bobine: lire bobinette ou trombinette.
BOBONNE : Bonne. Redoublement. « La machine tournoyait.. . Des bobonnes califourchonnaient des dadas peints. »
(Huysmans, 79.)
BOBOSSE : Bossue. — Redoublement. « Bobosse, elle n’en avait pas moins su pêcher un homme du monde. » (Huysmans,
BOCKER : Prendre des bocks, boire de la bière. (Rigaud.)
BOCOTTER : Grogner. (Rigaud.) — Mot à mot : Bêler comme une bocquotte (chèvre).
BOCQUE: Montre. (A. Pierre.) — Forme de Bogue.
BŒUF : Roi de jeu de cartes.
Allusion à sa rotondité. V. Borgne.
BŒUF : Second ouvrier cor-