CONFRÈRE DE LA LUNE
Mari trompé. (Delvau.) — Allusion aux deux cornes de la lune.
CONILLER : Chercher à se soustraire, (Rigaud.) — Du vieux
mot conil : lapin. On connaît l'adresse avec laquelle cet animal fuit le chasseur.
* CONNASSE : Femme stupide. (Rigaud.)
CONNOBRE : Connaître. (Id.) — Abrév. de Connobrer. V. page 1 16.
CONSCIENCE (homme de) :
Ouvrier typographe payé à la journée et non aux pièces. — Allusion à la conscience nécessaire dans un travail aussi libre.
CONSERVATOIRE : Mont de piété. (Michel.) — On y conserve les effets engagés.
CONSERVES : Pièces du vieux répertoire. Argot théâtral. (Rigaud.) — Ce ne sont pas des primeurs dramatiques.
CONSIGNE : Tisonnier de poêle. Argot militaire. (Id.)
CONTRE-COUP: Contremaître. — « C’est vous qu'êtes le contre-coup de la boîte. » (Le Sublime.)
CONTREMARQUE DU PÈRE LACHAISE : Médaille de Sainte- Hélène. (Delvau.) — Les vétérans qui la reçurent sous le second Empire étaient déjà vieux. Néanmoins, il en reste encore pour donner à cette ironie anti-nationale un glorieux démenti.
COP : Copie. Argot de typographe. (Id.) — Abrév.
COPIE SUR QUELQU’UN (faire de la) : « C’est au figuré dire du mal de lui ou médire. »
(Boutmy.) — Allusion aux arti*
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clés méchants des petits journaux.
COQUARD : Œil. (Rigaud.) — Mot à mot : œil à la coque, gros œil bouth.
COQUARDEAU : Mari imbécile, mari trompé, entreteneur ridicule — Surnom ravivé par la vogue des caricatures de Gavarni où Mosieu Coquardeau joue un rôle constamment ridicule. Au moyen âge, le coquardeau était un jeune fanfaron d'amour, un gâteux. On connaît ces vers du Blason des fausses amours :
S’un (si un) coquardeau Qui soit nouveau Tombe en leurs mains.
C’est un oiseau Pris au gluau.
Ne plus ne mains (moins).
COQUILLARD : Œil. (Rigaud. — Diminutif de coquard.
COQUILLARD : Pèlerin. Argot de faubouriens. (Delvau.) — Je ne crois pas toutefois ce mot connu des faubouriens de notre siècle qui n’ont jamais vu de pèlerins (à pèlerines garnies de coquilles, d’où le vieux nom de coquillard.) Le coquillard était le faux pèlerin de la cour des miracles.
¥ CORBEAU : Se prend aussi pour prêtre en général. — « Six francs! le prix d’une messe à l’autel des pauvres. Certes, il n’aimait pas les corbeaux. »
(Zola.)
CORBUCHE LOF : Ulcère factice. (Delvau.) — Lof est évi¬
demment l’adjectif/mr écrit fo et soumis à un procédé de déformation en 1, qui consiste à remplacer par / la première lettre du mot qu’on rejette à la fin.
Fo fait ainsi lof. Voyez lem parler en), p. 218.
CORDE (dormir à la), coucher à la corde : Passer la nuit au cabaret. (Delvau.) — S’est dit d’abord d’un marchand de vins de dernier ordre qui faisait payer à ses dormeurs le droit de s’accouder sur une corde.
CORDER : S’accorder. (Td.) — Abrév.
CORDES (faire des) : Être constipé. (Id.) — Mot imagé.
CORNAGE : « Respiration bruyante et difficile : le cheval est dit corneur. joueur de flûte.'»
(Carnet des Courses, 77.)
CORNET D’ÉPICES : Capucin. (Vidocq.) — Allusion au capuchon et au papier brun de l’épicerie. Le mot est donné de nos jours comme appartenant à l’argot des voleurs, mais il a disparu dès 1789.
CORNICHERIE : Niaiserie.
Abréviation de Cornichonnerie, mot à mot ; acte de cornichon.