‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 494 sur 622 · V. ce mot, page · texte numérisé non relu

V. ce mot, page

CORVÉE (aller à la) : Se livrer au travail professionnel.

Argot des filles. (Rigaud.) — Faire passer à la corvée se dit de plusieurs hommes réunis, traitant, de gré ou de force, une femme en prostituée.

CORVET (page 119) : Lisez Corvette.

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COr - 36 -

COSAQUE : Poêle à chauffer.

(Rigaud.)

COSMO : Cosmographie. — Argot des écoles.

COTE (frères de la) : Commis d’agent de change. ( Id .) — Jeu de mots qui fait allusion à la cote de la bourse et au roman populaire consacré par Emmanuel Gonzalès aux boucaniers gentilshommes appelés Frères de la côte.

COTE (G), page 119. Lisez Cote G.

COTÉ COUR : Coulisses de droite. — COTÉ JARDIN : Coulisses de gauche. Argot théâtral.

(Bouchard.)

COTELARD : Melon. — ' Allusion à ses côtes. Argot du peuple. (Michel.)

COTELETTE DE PERRU¬ QUIER, COTELETTE DE VA¬ CHE, COTELETTE DE ME¬ NUISIER : Morceau de fromage de Brie. (Delvau, Rigaud.)— La facétie peut s’appliquer de même à tous les corps de métier, ce qui promet encore bien des pages aux dictionnaires spéciaux.

COTERIE : Assemblée d’ouvriers. (Rigaud.) — • Désigne aussi l’ouvrier seul. « Hé ! la coterie! » dit un maçon à un autre maçon.

* COTON (donner du) : Don ner de la peine. — « Ça ne fait rien, il lui a donné du coton. »

Le Sublime.)

COTRETS : Jambes. Argot

de faubouriens. (Delvau.) — Comparaison d’une jambe maigre à un brin de fagot dit cotret. V. son synonyme Fumeron, p. i85.

COUCHE (il y) : Se dit de quelqu’un qui se trouve continuellement dans une maison, sans y passer toutefois la nuit.

"COUENNE : Joue pendante.

Argot du peuple. (Delvau.)

COUINER : Parler en larmoyant. (Rigaud.) — Abrév. de Couyonner .

COULE : Abrév. de Coulage.

COULE (mettre à la) : Mettre

au courant. - Ça commence

à venir. On les a mis à la coule. »

(Le Sublime.)

COULER (en) : Mentir. Mot à mot : couler des mensonges.

(Delvau.)

COULER DOUCE (la) : Vivre sans souci, couler une douce existence. — « La vérité est qu’il la coulait douce. » (Zola.)

COULEUR (Être à la) : Être convenable, faire bien les choses.

Mot à mot : offrir la couleur qu’on désire. — « Vous n’êtes pas rat, vous êtes chouette et à la couleur. » (Le Sublime.)

COULEUR : Soufflet. — Il colore la joue. — « Je vous ficherai une couleur sur la figure. »

(Huysmans, 79.)

COULEUVRE : Femme enceinte. (Delvau.)

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COUP : Manœuvre faite dans le but de tromper. On dit :

il m’a fait le coup (il m’a trompé); c’est le coup du suicide (c’est un faux suicide annoncé pour attendrir la dupe).

COUP D’ACRÉ : Extrêmeonction. Argot de voleurs. (Rigaud.)— Motà mot : coup du défions-nous. Voyez Acré. Les plus braves n’ont pas leur confiance entière au dernier moment.

COUP D’ANATOLE, COUP DU PÈRE FRANÇOIS : Voyez La faire au père François, page 182. — Le nom d’Anatole comme celui du père François est probablement celui d’un spécialiste fameux en ce genre. J’en ai interrogé deux en 1868 sans obtenir sur ce point aucun éclaircissement.

COUP D’ARROSOIR : Verre de vin bu sur le comptoir. (Delvau.) — Il arrose le gosier.

COUP DE BOUTEILLE (avoir son) : Etre ivre. — « Il avait son coup de bouteille comme comme à l’ordinaire. (Zola.)

COUP DE CANIF : Voyez Ca-

ni/y P- 77-

COUP DE CASSEROLE : Dénonciation. (A. Pierre.) — V.

Casserole, p. 86.

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