‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 51 sur 622 · BALADEUR, BALADEUSE · texte numérisé non relu

BALADEUR, BALADEUSE

Fainéant, coureuse. — « Elle t’a trahi sans te trahir. C’est une baladeuse, et voilà tout. » (G. de Nerval.)

BALADEUSE : Voiturede bimbelotier forain. Elle court sans cesse la campagne.

BALAI : Gendarme. (Vidocq.) — On appelle de même raclette une ronde de police; elle racle comme la gendarmerie balaie.

BALAI (donner du) : Mettre quelqu’un à la porte. Le Dictionnaire de P. Leroux (1718) a dans le même sens : donner du manche à balai.

BALANCEMENT : Renvoi. — « Le conducteur de diligence appelle son renvoi de l’administration un balancement. » (J. Hilpert, 1841 .)

BALANCER : Berner quelqu’un, lui faire perdre son temps.

Mot à mot : lui conter des balançoires. V. ce mot.

BALANCER : Jeter au loin. — On sait que l’action de balancer imprime plus de force à une projection. V. Litrer, Escrache.

BALANCER , ENVOYER A LA BALANÇOIRE : Congédier, renvoyer. — « J’ai conservé provisoirement les anciens employés; quand ils auront formé les patriotes, nous les balancerons. »

(Delahodde, i85o.) — « Elle m’a traité de mufle. Alors il faut la balancer. » (Monselet.) — « Làdessus v’ià mon Chinois qui se fâche... Je l’envoie à la balançoire. » (Idem.)

On dit aussi exbalancer. — « Je vais les payer et les exbalancer à la porte. » (Vidal, 1 833.)

BALANCER SON CHIFFON ROUGE : Parler. Mot à mot :

remuer la langue.

BALANCER SA CANNE : Voler, se mettre à voler. Mot à mot :

rompre son ban. V. Canne.

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