‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 52 sur 622 · V. Balancer · texte numérisé non relu

V. Balancer

BALANÇOIRE : Mystification.

— a Le rappel des acteurs est devenu une mauvaise plaisanterie et dégénère en véritable balançoire. » (De Jallais, 1854.)

BALANÇOIRE : Mensonge,

BAL

BAL

conte en l’air. — « Non, monsieur ! je n’avais pas fait un accroc. C’est une balançoire. »

(P. de Kock.) V. Balancer.

BALAYER : Se dit des femmes qui marchent sans relever une iupe longue, formant queue et balayant le terrain.

BALAYEUSE : Femme marchant comme ci-dessus. — «le verra-t-on au concert des Champs- Elysées Ml y a en ce moment une collection de balayeuses. » (E.

Villars.)

BALAYEUSE : Longue redingote balayant la terre. — « Une redingote noisette, dite balayeuse, dont la jupe drapée en tuyaux d’orgue, ondoyait à chaque mouvement. » (Villemessant.)

BALLE : Tête. — Comme boule et coloquinte, balle fait allusion à la rondeur de la tête.

— « Tu fais bien ta tête. Est-ce que ma balle ne te va pas? dit-il à la maîtresse du chevalier. »

(Macaire, 1 83 3 .)

Bonne balle : Tête ridicule.

Rude balle : Tête énergique, caractérisée.

Balle d’amour : Jolie figure.

(Vidocq.)

BALLE : Franc. — Allusion à la forme ronde d’une pièce de monnaie. — « Je les ai payées 200 francs. — Deux cents balles, fichtre ! » (De Goncourt.)

BALLE (être rond comme) :

Avoir bu et mangé avec excès.

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