‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 547 sur 622 · MANGER LE BON DIEU · texte numérisé non relu

MANGER LE BON DIEU

Communier. — Allusion au symbole de l’hostie. Ne se dit pas toujours en mauvaise part. — « Et c’est du propre d’aller manger le bon Dieu en guignant les hommes. » (Zola.)

MANGER LE GIBIER : Ne pas faire payer un client, cacher ses profits au souteneur.

Argot de prostitution. (Delvau.)

— Terme de chasse. Le chien qui mange le gibier ne rapporte pas.

MANGER LE MOT D’ORDRE, MANGER LA CONSIGNE (avoir) : Oublier le mot d’or- ; dre, la consigne. Mot à mot : ne 1 plus les avoir dans la bouche, ' ne plus pouvoir les répéter. (D.

Lacroix.)

MANGER LE NEZ (se) : Se battre avec acharnement. (Delvau.)

a MANGER LE PAIN HARDI Être domestique. ( Id .)

MANGER LE POULET : Partager en déjeunant un bénéfice illicite. Argot des entrepreneurs i et architectes. (Michel.)

MANGER LES SENS (se) :

S’impatienter. (Id.) — M. Rigaud écrit sangs, ce qui vaut mieux pour faire comprendre le mot. L’impatience fait affluer le sang à la tête qui en mange alors, au figuré.

MANGER L’HERBE PAR LA RACINE : Être enterré. — L’image n’a pas besoin d’explication.

— « Bien d’autres encore étaient en train de manger l’herbe par la racine. » (Hennique.)

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