POT, CUILLER A POT
Cabriolet. ( Id .) — Les brancards figurent la queue, et la capote figure le récipient de la cuiller.
POT A TABAC : Personnage gros et court. (Rigaud.) — Allusion aux pots à tabac grotesques qui furent à la mode.
POTEAU (avoir son) : Être complètement ivre. Argot des mécaniciens. — Mot à mot: être raide comme un poteau. — On dit aussi avoir son poteau kilométrique, son poteau télégraphique. {Le Sublime , 76.)
POTÉE : Litre de vin. (Rigaud.)
POTET : Radoteur. (Delvau.)
— Doit être un dérivé de potin.
POTIRON ROULANT : Cabriolet. (Michel.)
POUCE? (Et le) : Exclamation signifiant : il y a plus que vous ne l’afFirmez. — Mot à mot :
« et le pouce que vous oubliez dans votre compte ? » Le pouce étant autrefois une fort petite mesure, on saisit l’ironie qu’on retrouve d’ailleurs dans c’est un détail , dans il n’est rien bête, etc. C’est l’emploi ironique des contraires.
POUGNON : Argent. (A.
Pierre.) — Forme de Poignon.
POUIFFE : Argent. (Halbert.)
POUIFFE : Femme éhontée.
(A. Pierre.) — Pour ponifle.
POUISSE : Même sens que Ponifle. (Halbert.)
POULAINTE : Vol par échange. (Michel.)
POUPÉE : Soldat. {Id.) — Allusion automatique.
POUPON : Voyez Poupard, p. 296.
POUR : Peut-être, au contraire. (Michel.)
‘POUSSE: Gendarmerie. — Abrév. de pousse-cul : sergent de police, aux xvn® et xvme siècle. (Id.)
POUSSE AU VICE : Mouche cantharide. (Id.)
POUSSE-MOULIN : Eau .(Id.) — Elle faisait marcher seule le moulin avant la vapeur.
POUSSÉE : Surcroît de travail. (Delvau.)
POUSSIER: Poudre. (Halbert.) — Mot à mot : poussière.
POUSSIER : Pouce, main.
(Michel.) — Elle sert à pousser^
POUTRONE : Prostituée. Argot lyonnais. (Id.) — De puterie : prostitution.
* PRATIQUE : Ligne 10, au lieu de Ils t'ont fait voir le, il faut lire Ils t’ont fait voir le tour.
PRENDRE LA VACHE ET LE VEAU : Voyez Vache, p. 357.
PRENDRE UN RAT PAR LA QUEUE : Couper la bourse.
(Michel.) — Allusion aux lanières qui rattachaient la bourse à la ceinture.
QÜA - 106 - QUA
PRÉVÔT : Chef de chambrée de prison ( Id .) ; domestique de prison. (A. Pierre.)
PRIANT : Chapelet. (Halbert.)
PRIANTE : Messe. ( Id .)
PRIANTE : Église. (Michel.)
PRIE-DIEU : Code. (A.
Pierre); cadre. (Halbert.) — Ces deux sens n’en doivent faire qu’un, et il faut lire cadre au !
lieu de code, car un prie-Dieu j est le plus souvent encadré. On
aura pris le tout pour la partie. !
PRIN : Proviseur, chef d’ins- i titution, principal. Argot des [ écoles. — Abrév. de principal . i
Proye le C : merdeux. (Halbert.)
PROTE A TABLIER : Prote de petite imprimerie, travaillant comme un ouvrier. (Boutmy.) Tablier est ici pour blouse.
P R O U T ! : Ça m’est égal.
(Rigaud.)
PRUDHOMMESQUE : Sentencieusement creux. « De là les déclarations prudhommesques.»
(Zola, 79.)
PRUNEAU : Chique de tabac, œil, excrément. (Michel.) Voyez Prune, p. 299. — M. Fr. Michel a constaté que pruneau (œil) est une forme de prunelle. Les autres sens sont des allusions de forme.
PRINCIPAUTÉ : Gale. — Jeu I de mots du xvn® siècle sur le prince de Galles. (Michel.)
PRINE : Femme du prin.
PRISE : Mauvaise odeur. (Delvau.) — Abrév. de prise de tabac qui s’emploie également en ce sens.
PRODUISANTE : Terre. (Michel.)
PROSE, PROUAS, PROYE :
Formes de proie , page 298. —
PURÉE : Misère. (Rigaud.) — Ce qui est en purée est réduit à ; rien.
PUROTIN : Misérable. {Id.)
PUYMAURIN : Ane. Ce mot, dit M. Fr. Michel, ne doit dater que de la Restauration. On peut 1 ajouter que celui qui l’a inventé ! devait être un ennemi du légi— j timiste ardent Marcassus de Puy- ! maurin. C’est une simple ma- • lice ; ce n’a jamais été un mot en circulation.
QUAMPER : Abandonner. (A.
Pierre.) — Pour camper, qui est très régulier.
consommation offerte par un ouvrier nouvellement embauché à ses camarades. — Abréviation de la phrase consacrée : Qiiand est-ce que tu payes ta bienve -
QUAND EST-CE : Bienvenue,