‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 8 sur 622 · HARMONIES IMITATIVES · texte numérisé non relu

HARMONIES IMITATIVES

Nous pouvons citer ici fanjfe et fonfe (prise), qui simulent bien le reniflement du priseur; bouis-bouis (polichinelle) imite le cri de la pratique; cri-cri celui du grillon ; frou-frou rend le bruissement de la soi faffe, celui du billet de banque; toquante rend le toc-toc de la montre en marche ; fric-frac le bruit produit par une effraction; gilbocq celui de la bille qui va en frapper une autre en roulant sur le tapis du billard; branque rappelle le braiment de l’âne; toc rappelle le son mat du doublé; tam-tam et fa-fa font une allusion retentissante aux coups de grosse caisse et aux coups de fouet dont ne sauraient se passer ceux qui abusent de la réclame et qui aiment à faire grand bruit, ceux qu’on appelle les faiseurs d' esbroufe . — Encore un mot de même famille. — Qu'il vienne ou non d’Italie, esbroufe rend bien le fracas de la vanité.

Humble et doux au contraire est le bruit de la larme qui dégouline le long de la joue.

Dégouline... On croit presque l’entendre tomber.

INTRODUCTION

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