‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 126 sur 474 · V. Bobe · texte numérisé non relu

V. Bobe

BRIDE : Chaîne de forçat.

BRIDER : Fermer (Vîdocq.)

BRIDER : Ferrer un forçat.

(Colombey.;

BRIDON : Méchant. — « Le toc est un bridon de gaye, méchant cheval qui a une pogne esquintante. » (Rabasse.)

BRI

BRIE. — Fromage de Brie. — ■ Up morceau du brio le plus gras de la boutique de la fruitière. ■ (Ricard.)

■ BRIGADIER : Gindre, premier garfon boulanger. 11 fait le four et remplit les tbnctioDi de contre- maître. (Vinçard.) — Ainsi oommj à cause de ses trois aides qui forment la brigade.

BRIGAND : Mot d'amitié. — Henri Monnier fait dire tendrement par une jîHe à son client :

— B T'as chauffé l'four, pas vrai, brigand 1 Tes n'en ribole?.., j'connais ça; vu qu'ça m 'arrive en-

iLa nuit dans le bouge.)

BRIMADE : Épreuve veiajoire infligée aux nouveaux de l'École Saint-Cyr. — « Point de ces brimadei, qui ont longtemps désbonoré Saiot-Cyr. n (La Bédollière.) BRIMER : Donner une brl-

BRIMEUR : Faiseur de brimades. — Dans .^ Dictionnaire Blesquin, de 1618, Biimare signifie bourreau.

BRlNDEZiNGUES (être dans les): Être ivre. Mot à mot lavoir trop bu à la santé des autres. — H Tiens, toi, t'es déjà dans les brindcïingues. a (Vadé, 1756.) — Cetermevieotduvieui motiriii' rfe: toast. — iCes grands hommes firent tant de brindes à vosir santé et i la noitre, qu'ils en pi:

surent plus de dix fois. ■ {Lettre eurieuie envoyée au cardinal Ma :fariii par ses nièces. Paris, i65i.)

BRINGUE : Femme de mauuAlleztrouvei

BRINGUE (mettre en) : ttri-

eux acceptions du mol bringue ont déjà en iBoS dans le dicionnairede Dtiaulel.

BRIQMANN ; Sabre de cavaler. (Halbsri.)— C'est Briquet, vec changement de tinale.

BRIO:«Lefrrl0,n tradui sable, est le premières ceuvres. C'est le fruit de la pétulance et de la fougue

' épide, du talent jeune, pétu-

t, qui se retrouve plus lard

dansce naines heu res heu reuses.i

(Balzac.) — ■ Le théâtre qui avait

le luxe et le brio de ses prc-

iires années. > {Physiologie du théâtre, 1841.)

BRIOCHE : Acte sot ou maladroit. V. Boulm<.-.~' Et vous alliez me faire faircune soltlse.une brioche, une boulette. » (1826, Ancien Figaro.)

M. Quitard donne à ce terme une origine historique :

Faire sne brioche : • C'est Caire luie faute en musique, et par exIenaioD eu quelque Lboae que ce BOit. Celle eipreation fut introduite â l'tpoque de

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