CHAUFFER UN ARTISTE
Applaudir chaleureusement. — «Elle recueillait les plaintes de son petit troupeau d^artistes... on ne les chauffiiit pas suffisamment. • (L. Reybaud.) V. Empoigner,
CHAUFFEUR : Homme d'entrain.— cC*étaîrun bon enfant...
un vrai chauffeur, s (H. Monnier.)
CHAUFFEUR : Amoureux. — • C'est l'officier, le chauffeur de la petite. » (H. Monnier.)
CHAUMIR : Perdre. (Vîdocq.) — C'est le verbe « chômer » avec changement de finale.
CHAUSSER : Convenir.
(Dhautel.) — c Les diamanu ! ça me chausse, ça me botte. » (Mélesville.) — c Cela rentre dans vos études... cela vous chausserait. » (L. Reybaud.) V. Brosse.
CHAUSSETTES (essence de) :
Mauvaise odeur provenant des pieds. Les raffinés disent : extrait de chaussettes^
CHAUSSETTE : « La chaussette est un simple anneau de fer
<r>K porte à la yambe, comme sîgae de leooaaaissaKe seule^ oieat, k fecçat qui a'^est pl«is ac» oooplé. • (Moreau Christophe»
CHAUSSON (vieux) : Ptosti* tuée, avachie comme un vieux chausson, une vieille pantouâe.
~ On dit, en abr%eant, cfc«iosoa. (J. Choux.)
CHAUSSON : Science de sa battre à coups de pied. De là le mot « chausson, s Dans le peuple, on dit sopafe. La savate que Ton appelle aujourd'hui chausson, s (Th. Gautier, 45.) V. JMMte.
CHAUVIN, CHAUVINISTE :
Patriote ardent jusqu'à l'exagération. ~ « Je suis Français! Je suis Chauvin ! a (Cogniard, 3 1 .) ~ t Un spécimen du nrpe Chauvin dans toute sa pureté, a (Montépin.) — Allusion au nom d'un type de caricatures populaires, comme le prouve cet exemple : «i8s5,épo* que où un libéralisme plus large commença à se moquer de ces éloges donnés aux Français par les Français, de ces railleries lancées par les Français contre les étran* gers. Charlet, en créant le conscrit Chauvin, fit justice de ces niaiseries de l'opinion, a (A. Jal, Paris moderne, 34.)
CHAUVINISME t Patriotisme trop ardent. Le chauvinisme a son côté ridicule, mais il a aussi sa grandeur. On s'en est trop moqué, et cette réaction a été mille fois pire, mais la science du juste milieu n'est pas une qualité française. —«Le chauvinisme a fait faire de plus grandes choses que l'amour de la patrie dont il est la charge. » (Norlac.)
CHE
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— • L^ chauviaisme est peutêtre la dernière Terto que nous ajooi pouédée. > (Berthaud.)
c ChauTÎDÎsine » : Se dit par extension de toute exagération banale. — c L'honneur et l'argent, magnifique écho du chauvinisme bourgeois. » (Mirecourt, 33.)
CHAUV2NISTÉ : Patriote ardent.
Se prend aussi adjectivement :
c Nous n'avons vécu qu'avec peu de gouvernements firainçais dans des rapports aussi corrects qu'avec le sien, en décomptant quelques intermezzos chauvinistes. »
(D'Arnim, 73.)
CHEF : Cuisinier, chef de cuisine.
CHEF : Maréchal des logis chef.
CHEF DE CUISINE : Contremaître dirigeant la fabrication d'une brasserie. (Vinçard.)
CHELINGUER : Puer.
Chelinguer des arpions ou de l'orteil : Sentir mauvais des pieds.
Chelinguer du ^c: Sentir mauvais de la bouche.
CHEMINÉE : a II est de bon ton de porter un chapeau de soie, vulgo cheminée. » (La Lune, 67 ;
— Cheminée doit être pris ici dans le sens de tuyau de poêle,
CHEMISES (compter ses) :
Vomir. — Allusion à la posture penchée de l'homme qui vomit.
CHEMISE (être dans la) : Ne pas quitter, être au mieux.
CHEMISE DE CONSIlILLEK :
Linge volé. (Colombey.)
CHENATRE : Très«bon
(Grandval.) — chenu.
CHENE : Homme bon à A>ler, riche, abréviation de c^emi. — c Qu'as- tu donc morfillé'r — J'ai fait suer un chêne, son auber j'ai enganté et ses attaches de ce. »
(Vidocq.)
CHENIQUE, CHNIC : Eau-devie. — Diminutif de chemu : bon.
— «Le perruquier de régiment rase sans rétribution, mais en avant le chnic. » (Bataille, 43.)
CHENIQUEUR : Buveur de chenique.
CHENOC : Mauvais, avarié, et par extension « vieil infirme.» — C'est rantithèsedecAeiUf. — «Vous êtes un vieux birbe... Comment?
un birbe... Oui! vous êtes un vieux ch'ïioc.» {^Dernier jour d'un condamné.)
CHENU : Excellent. — Dès 1 718, le Dictionnaire comique de Leroux dit dans ce sens : Voilà du vtn chenu. Selon (08) , chenu , signifiant au propre Manche vieillesse, est appliqué au vin que la vieillesse améliore, et par extension à toute chose de première qualité. — «O doit être du chenu et du ficelé. » {Phys. du matelot, 43.) — «c II met sur son nez une chenue paire de lunettes. » (La Bédoiiière.) — « Goujeon, une prise de tabac? — Oui-da, t'nez en v'ià qu'est ben chenu. » ( Vadé, 1753.) — « As -tu fréquenté les marchandes de modes f c'est là du chenu! » (P. Lacroix, 32.)
Chenu sorgue : Bonsoir. — ^ «c Chenu sorgue, roupille sans taffe. » (Vidocq.)
Chenu reluit : Bonjour. Voir Fourgat*
CHE
CHE
GHENUMENT : Très-bien. — « Une ville a beau feindre de se défendre ch'nument. » (Vadé, 1755.) V.Artie.
CHER : Rude, élevé. (Colombey.) — La cherté est prise ici au figuré.
CHÉRANCE : Ivresse. (Idem.)
CHEVAL ! Homme brutal, grossier.
Je voudrais être an grand cheval, Un ourS) pour laisser une fille.
A la merci de son cheval.
(BouflSers, o5.)