V. Gratte-Couenne
COUENNE : « On dit d'un nigaud, d'un maladroit, d'un sot, qu'il est couenne. » (Dhautel).
— a Viens-lu? — Ah benl non.
— Ah i que t'es couenne. » (Ourliac.)
COUENNE DE LARD : brosse.
(Vidocq.) — Allusion aux crins de la couenne du porc.
COUILLÉ : Niais. —De coutl- Ion. — « Un couillé j'ai remouché. » (Vidocq.) V. Plan.
COUILLON : Pour ce mot et ses dérivés, voyez Couyon.
COULAGE : Gaspillage, détournement commis pai des subordonnés. — a Quel est le négociant habile qui ne jetterait pas joyeusement dans le gouffre d'une assurance quelconque cinq pour cent de toute sa production pour ne pas avoir de coulage- Eh bien !
la France ne paye que soixante millions, deux et demi pourcent,
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pour avoir U certitude qu'il n'existe pu de coulage. Le gn~ pillage ne peut plus tire qui:
moral et législatif, n (Balzac.) — . Le coulage est une mauvaise gesrioii des aflàires du pij's; il consiste à faire faire des iravaun qui ne Sont pas urgents ou nécewsirea, etc. » (Balzac, .841 1 COULAGE ; petits détournements commis par ta domesticité d'une grande maison oud'ur magasin. — Allusion au liquidt coulant par les fentes d'un ton-
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H On ne se figure pas le coulage qui désolait noire caissier, n {Almanach du Haime Ion.) — s II y a ce qu'un appelle le coulage, c'est-à-dire les objets dérobés par les employés euxmêmes, s (G. Vassy, yi.)
COULANT : Lait. (Halbert.)
COULK («ire i la) : Être insinuant, sachant se coulerenire les obstacles.
COULE (être i la) : Agir de complicité. — a Y a-t-il de la place dans votre bolleî — Oui!
répond celui-ci qui est àla cou le.i (Cavallié.)
COULER [se la) ! Aller douce ment (Rabasse.)
COULEUR : Mensonge. - Il colore ou farda la vérité. — ■ Oh 1 les peintres ! il n'y a pas i leur monter d'coupa, ça connaît les couleurs. » (Lamiral, i838.]
Je bouBcule l'uiurpitcnr
Qui m'appliqua sur la iUe, Comm' on dit, ane coDicur.
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