‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 178 sur 474 · COUP DE PIED DE VÉNUS · texte numérisé non relu

COUP DE PIED DE VÉNUS

Mal vénérien.

COUP DE PlSTÔLÉt : « Alléché par l'exemple et là pei-spective de quelques bénéfices éilorihes, un novice vient de tirer wt coup dé pistolet à là Bourse (c'est l'expression pour dés!|^ner une opération isolée.) » (Mor- Jiand.)

^. COUP DE POUCE(donnef' le); Etrangler.

COUP DE POUCE : Ne p^s donner le poids. Mot à mot :

donner le coup de pouce à là baélance.

COUP DE SIFFLET i Cou^

teau. (Halbert). Pour coupe-sif* flet (coupe-gorge).

COUP DÉ SOLEIL (avoir Un):

« Être à demi gris, avoir ùiie pointe de viii. » (Dhautel, 1808.) -^ On sait que le vin et lé soleil ôht également là vertu d'emp'ôufpret le visage. -^ tt Ma foi, çà A' s'erà qu'à la brune qu'fihira c'gueuleton sans pàireil. En parlant d'ça {'pourrais bien attraper uii p'tit coup de soleil... Mais Voyons si j'ai encore de la braise. » (Lamiral, le Savetiei' en goguette, 38.) V. Soleil.

COUP DE TEMPS : Accident subit, surprise. ~ Terme d'escrime. -^ ce Je mettrai le trouble là-dedans par un coup de temps qui lie sera pas trop béte. » {Le Solitaire f pot pourri, 1821.) Voir le càup de îeMps, c'est le prévoir.

COUP* DU LAPIN : Coup mortel) comme celui qu'on donne au lapin sacrifié à la cuisine.

COUPE : Misère. (Halbett.) — Mot à mot : dans la côitpe dés viUrés.

COUPE (être sous la) : Être subordonné à quelqu'un.

COUPE (tirer sa) : Nager. — « Rodolphe, qui nageait comme une truite... se prit à tirer sa coupe avec toute la pureté imagiriàble. » (T. Gautier.)

COUPE-CHOUX ; Sabre d'^in- .fanterie. — Avant de servir 'comme baïonnette, cette àrine était, même en campagne, ^des plus pacifiques. — : « Leur voiton traîner d'une façon guei^rière le coUpe-choux du càporàï? »

(A. Rôllahd.)

cou -

COUPE-FICEI.LË : Anilki d'tTtilleri«. — Alluiion i li grande quantité de fiMlle rfcla> raie par cet Ibnetioni.

COUPE-SIFPLCT : Couteau.

Mot a mot : coupe-gorge, V> Sff-

COUPE [(a te la] i Ceta te diconcerle. — Abréviation de (i te coupe la chique, cela le contrarie, te déroute. (Dhautel, o8.| — a Sou» le premier Empire.

M. de Beaumont annonça au cercle des Tuilerisi : « Madame • la maréchale LefebvreliL' pereur a'avanceel lui dit :(t

■ jour, madame la duclieste de

■ Danttick 11 Celle-ci se retourne et dit au chambellan trop laconique : a Ah! fa te la coupe, ca- « dell ■ (Eitexehtpediaaa.) V.

Sifflet.

COUPER : Donner dans un panneau, accepter un mensonge.

Abréviation de couper dans le pont. — « Ah I dit Marlol en faisant ïauter l'or dans sa main, elle a donc coupi dans le mariage ( ■ (Champfleury,)

COUPER DAN3 LE PONt :

Se laiMer Alouter en coupant des carte* pr^paiie» par un grée qui lient dtjdire le pont ; ( plier É^gèremeni les tartes à un endtoii tlélerminé, de façon A guider In main de l'adversaire dans la portion du jeu où elle doit couper inAocemment). — • a Laisse-la couper dans la pont, s (Balzac.)

COUPER UOUËIJLS, COU- PER LA GUEULE A qIjINZIÎ

COU

PA3. " Bsbaler une si itMu> raiscodetlf qu'on la semittulnae pas. — C«tt« eipmsion ne matt- (ttMpudejuiteue, car la bouche setnbM souflfHr aaunt c|Ue la nta en pémi CM.

(ColauiMi)

COUPER LA MUSETTE i Couper 1* parole. '^ a Ta remontrance m« coupe la mu* seite. »(CAftniont, CtllteaUTOUX, 26.)

COUPER LA MUSETTE ; Couper la gorge. -^ ■ De Palto )'ai coupj la musette, il ne peut plua te faire de mal. » {U Solltéirt, pot pourri, ai.) V. S^et.

COUPLARb : Couteau. (Malbert.) Mot a mot : coupe-lard.

COUPLETS DE FACTUrKi ( C'est un morceau de pojaie long d'un mètre, sur l'air devComéditm OU de Vfw ià LitMgfàphie. Peu brdzier et M. Clâirville sont les maîtres èi couplets de Tacturc. B (J. Duflol.)

COURAILLGR ': Courir les filles. — « Vous i'âurieï empiché

de courailler, n (Balzac.)

COURIR': Courir leï filles. —

Monsieur n'ett pas heureut

quand il court. 1 (H. Môtiriïer.)

-On dit auiai Coufir la gaeuU.

COURIR, FAIRE COURIAi Être propriétaire de chevaux de course. — <t Oscdi- 1 tttiii, cher I je viens du Club... j'dl beaifCfldp

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parié... j'ai perdu vinqt-cinq louis et deux saladiers de vin sucré. — Vous savez, je fais courir. — Le marquis : La jeunesse ne saurait avoir de divertissement plus comme il faut. » (Marquet.)

COURIR (se la) : S'enfuir.

COURIR (se) : Se méfier. (Vidocq.) — • De l'ancien verbe se covrir : se couvrir, se protéger.

COURTAUD DE BOUTAN- CHE : Commis de magasin, voleur. (Qrandval.)

COUSIN : Grec. V. Pou'cette,

COUYON, COUILLON : Làche, poltron. — Du vieux mot coion qui a le même sens. (V.

Roquefort), et qui est un diminutif de coy : tranquille, indolent. Il s'écrivait aussi quoyon, — Mazarin est souvent appelé coyon dans les pamphlets de la Fronde.

Beaulieu, Cobourg en furent touchés De voir leur troupe à l'abandon Qui fuyoient comme des couillons Devant les patriotes.

(Mauricault, Chanson^ 1794O

COUYONNADE : Affaire ridicule, action lâche.

COUYONNER : Reculer au moment d'agir.

COUYONNERIE : Lâcheté. Du vieux mot coionnerie, V. Roquefort.

CRACHER : Parler. Mot à mot : cracher des paroles.

Faire cracher : Faire parler.

(Rabasse.)

CRACHER : Décharger. — Le canon crache la mitraille.

CRACHER, CRACHER AU BASSINET : Donner de Targent de mauvaise grâce. — Vieux mot argotique. Une ancienne gravure représente le grand Coësre ou roi des Truands ayant à ses pieds un bassin où chacun des gueux ses sujets vient déposer son tribut, c'est-à-dire crac/ier au bas* sin, — (K Tu dois faire cracher encore 1 5o^ooo francs au baron.»

(Balzac.)

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