‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 202 sur 474 · DOS · texte numérisé non relu

DOS

]ieux , mais enchantés d'euxmêmes, qui avouent que rien n'est plus raisonnable que leur propre raison. » (C. Blanc, 44.)

DODO : Lit. — Redoublement de la première syllabe de Dormir.

DOG-CART : Voiture de chasse. — Anglicanisme.— « Que le cheval de votre dog-cart soit fourbu, borgne ou tiqueur, peu importe!» (Marx.)

DOIGT DANS L'ŒIL (se fourrer le) : S'abuser, ne pas voir les choses plus que si on avait l'œil bouché par un doigt. — « Il s'est un peu fourré le doigt dans l'œil, le brave garçon. — (De Concourt.)

Se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au coude : Se faire de trèsgrandes illusions. — C'est la progression de la même image.

— « J'ai l'honneur de te faire remarquer que tu t'es fourré le doigt dans l'œil jusqu'au coude.»

(L. de Neuville.) — On abrège en disant se fourrer dans l'œil :

« Si madame se fourré dans Fœil qu'on restera chez elle pour six cents francs. Merci ! » ( Vie parisienne, 66.)

Être de la société du doigt dans Vœil : Compter parmi les nombreux mortels qui conservent quand même certaines illusions vaniteuses.

DOMINO : Dent. — Allusion de forme et de couleur. Quel jeu de dominos! se dit de dents longues et jaunes. Les jolies petites dents sont des quenottes^ des louloutteSi

DOMINOS (jouer des) : maii> ger. (Balzac)

DON JUAN : Séducteur pourvu des séductions et des vices de Don Juan, Pris ironlquemènL V. Centre de gravité,

DONNER (se la) : Fuir. (Grand val.)

Donner dans : S'abandonner à, croire à.~ «La bonne peut avoir des chagrins. V'Ià c'que c'est que d*donner dans Tmilitaire. » (Lami rai, 23.)

Donner des noms d'oiseaux :

Roucouler amoureusement. V.

Oiseaux,

Donner du vague : Chercher fortune. V. Vague,

Donner quelqu'un : Le dénoncer. Mot à mot : le donner à la justice.

Donner un pont : Tendre un piège. V. Couper dans le pont.

Donner une affaire : Céder les renseignements propres à commettre un vol.

Donneur de bonjour, V. Bonjour.

DONT AUQUEL ! Auquel rien n'est comparable. — « Car moi, je suis un militaire dont auquel. » (Vadé, 1756.)

DORANCHER : Dorer. (Colombey.) Changement de finale.

DOS (scier le dos): Importuner. V. Scier, — « Moi, ça me scie le dos. • (Rétif, 1782.)

DOS (en avoir plein le) : Être assommé d'ennui. — • Tu sais que j'ai de la maison plein le dos?» (Désaugiers.)

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