‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 232 sur 474 · FAUCHER DANS LE PONT · texte numérisé non relu

FAUCHER DANS LE PONT

Couper dans le pont. V. ce mot.

FAUCHEUR : Voleur coupant 'fauchant) les chaînes de montre*

FÉL - 1

FAUCHEUR : Bourreau. (Haïbert. ) II fouche le* cous.

FAUCHON : Sabre. V. Greffier. — Mfme allugioD que ci-

FAUSSANTE : Faux nom.

(Halberi.)

FAUSSE :Tabatiire. (RabaMC.) Forme aliJr^ Ai fauve.

FAUX TOUPET ! Surannë.

Tieiilot. V. Perruque, MâeJuxri.

FAUVE : Tabali*-:. ^.lalben.) V. Fanffe.

FAVOKI : 9 Ceit le cheval le mieux placé (ur U coie et consîdétt tontine ayant le plus de chances de gagner aux courses. »

(Parent.)

FÉDÉRÉ : i BJte voui-mtme, grand fédéré! s (H. Monnier, 37.} — < Afin de comprendre pourquoi ce terme était pris en mauvaise pan, il faut se reporter aux mauvais jours de i&ib, oCi les fédérés, armés pour combattre l'étranger, se distinguèrent autant par leur patriotisme que par leur indiscipline dans les environs de Paris, i Ainsi écrivions- nous dans la deuxième édition de cet ouvrage (61). En mars 1871, nous avons eu d'autres fédérés, mais ce n'était plus l'étranger qu'ils combattaient.

FÉE : Amour. (Halberi.) — U mot est bien poétique pour des srgoiiers.

FÉESANT , FÉESANTE :

Amoureux, amoureuse. (Idem.)

FÊLÉ (être) : Être un peu fou.

Mot  mot : avoir le ctryeau fêlé.

C'est plus que toqué,c'Mt moins que avoir une fissure.

i8 — FEN

PELOUSE : Poche. (Halbert.) Pour FouilloHse.

FEMME : Femme de mauvaise vie. — Abréviation. — Il est à remarquer qu'on a fini par donner aux prostituées, tous |les mots qui conviendraient à des femmes honnêtes (femme, fille, petite dame,ces demoiselles].Toiit dépend de l'inflexion de la voix et du sens de la phrase. — «Sans es gros butor qui me répugne, l'aurais pu passer la nuit a

. Ahl ]

:ul

femme, — mot technique (sic), — est à plaindre. Telles sont les réflexions de ces demoiselles. » (La Revue de l'a» VIII ou let originaux du Palais- Royal.) — Au xïiu' siècle, on disait d'une femme entretenue :

«C'est une femme du monde, s L'expression compléterait la galerie, si elle s'était maintenue, mais elle est hors d'usage.

FENASSE : Paresseux. Mot à mot : Mou comme du foin. — Du vieux mot/en : foin.

FENDRE (se) : Commettre une prodigahlé peu habituelle. — u Descends huit bouteilles. — Puisque vous vous fendez, dit le peintre, je paye un cent de marrons, s (Balzac.)

FENDRE L'OREILLE : Mettie i la retraite. — Vient de ce qu'on fend l'oreille des chevaux de cavalerie réformés. — • Le général Le Bo:uf n'aura pas le chagrin de se voir fendre l'oreille, a (Blavet.)

FENÊTRE (mettre la tfte i la) : Être guillotiné. —Allusion au passage de la tête dans la lunette. — « Qu'il fasse prompte-

FÉR

FÊT

ment mettre la tête à U fenêtre à nnfime Brissot. • (Hébert, 1793.) V. Raccota^cir,

FENÊTRE (faire la) : Raccrocher les galants en se montrant à la fenêtre.

FENOUSE s Prairie. (Vidocq.)

— Du vieux mot/eify foin, qui a fait fenaison,

FÉODEC : Arbitraire. (Idem.)

— C'est féodal avec la finale changée.

FER-BLANC (de) : Sans valeur, sans solidité (par comparaison au fer.) — « Ils éclaboussent de leur triomphe ces journalistes de fer- blanc, comme ils les appellent. » (Adolphe Guéroult.)

FERLAMPIER : Bandit. (Vidocq.) Vieux mot pris d'abord en moins mauvaise part. Se disait plutôt d*un homme sans valeur.

— Abréviation dt frère-lampier, allumeur des lampes d'une communauté religieuse. (Roquefort.) V. Frileux,

FERLANDIER : Bandit. (Rabasse.) — Forme altérée de /erlampier,

FERLINGANTE : Faïence, verre. — Harmonie imitative du bruit de leur choc.

FERME (jeu) : Jeu de Bourse.

— « Le marché ferme engage à la fois le vendeur et l'acheteur , ses échéances ne dépassent pas deux mois, sa négociation se fait comme celle au comptant. »

{Boursicotiérisme,)

féroce sur l'exactitude avec laquelle il entend le remplir.

n n^est pas féroce : il n*est pas capable. V. Méckant.

FERRÉ (être; : Être arrêté.

(Rabasse.) — Terme de pêcheur passé dans l'argot. V. ci-dessous.

FERRER LE GOUJON : Faire mordre à l'appât. — « Le goujon est ferré, style de pêcheur, U n'y a plus qu'à tirer la ligne. » (M.

Alhoy.)

FERTANGE , FERTILLAN- TE, FERTILLE : Paille. (Grandval, Colombey.) — Harmonie imitative de son frétillement. V.

Grefier.

FERTILLE : Figure. (Halbert.)

FERTILLANTE : Queue. (Vidocq.) — Elle frétille souvent.

FESTON (faire du, pincer un):

Avoir une démarche que l'ivresse accidente comme des festons de broderie. — c Nous nous cavalons, moi et*Dodore, en pinçant un feston un peu fiscal. » (Monselet.)

FESTONNER : Faire des festons. — « Il va encore, ma foi, très-droit... c'est à peine s'il festonne.» (E. Sue.)

FÊTE (être de la) : Être riche, avoir les moyens de festoyer, — oc Moi je suis toujours de la fête, j'ai toujours bogue et bon radin. » (Vidocq.)

FÉTICHE: Signe représentatif

d'un enjeu en argent. — « Le

I nouveau préfet de police

nouveau préfet de police veut, FÉROCE (c'est un) : C'est un I dit-on, interdire l'usage des fétihomme tout entier à son devoir, I ches sur les tables de jeuX|dant

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