FLAMBANT, FLAMBARD
Éclatant, superbe. — « Les caporaux y trouvent une table un peu flambarde, » (La BédoUière.) — a T'es flambante comme une Vénus. » (E. Sue.)
FLAMBANT : Artilleur à cheval.
FLAMBART : Matelot.—* Eugène Sue est cause que la plupart des canotiers s'appellent flambards. » (Roqueplan.)
FLAMBARDE : Chandelle (Halbert); elle flambe en éclairant.
FLAMBART : Poignard. (Vidocq.)
FLAMBE : Épée. — Allusion au flamboiement de la lame.
Abréviation de Flamberge.
FLAMBER : Briller entre tous. — « Des raretés qu'on offre à des filles qui aiment à flamber. » (Balzac.)
FLAMBERT: Poignard. (Halbert.) Forme de flambart.
FLAMSIQUE : Flamand. (Golombey.) — Changement de finale.
FLAN (du) : Non. — Abrévia-
tion de la formule ironique : iete paierai du flan. Des nèfles t des navets! sont des négations de même origine. On sait que le flan était une pâtisserie fort populaire à Paris, a Si on leur présentait j^ut, du flan et des na^ vêts comme le fond de la langue des vaudevillistes. » (Villemot.) V. Zut.
FLAN (c'est du) : C'est bon.
— tt J'aime mieux gouéper, c'est du flan.» (Vidocq.)
FLAN (au) : Cest vrai. (Rabasse.)
FLAN (à la) : Sans préméditation, au hasard. V. Carou" bleur. — Abréviation de à la bonne flanquétte.
FLANCHE : Malice, ruse, biais. — « Robert voit le flanche, et dit : il faut le fouiller.» (Monselei.) V. Mettre {le).
FLANCHE : Jeu de roulette.
FLANCHER, FLACHER : Plaisanter. (Halbert.)
FLANCHEUR : Joueur rusé.
FLANELLE : C'est le mot flâneur avec changement de finale.
— «c Lèves- tu ce soir? — • Ah ouiche 1 tous rapiats. — « Et celui-là qui t'allume ? — Flanelle! » (L.
de Neuville.)
FLANOCHER, FLANOTTER:
Flflner tout doucement. — « Il fit la rencontre d'un beau page de Marie-Thérèse qui flAnochait en rêvant, i (Commerson.) — a Nous flânottons depuis quinze heures. »(M. Michel.)
FLAQUE : Sac de femme.
(Grandval.) — Du vieux mot
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