‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 239 sur 474 · V. Rouge · texte numérisé non relu

V. Rouge

Qaotre aoas-préfets ctvtaft maires Choisit parmi les plos fonois, S^épendroot eo plaintes amères.

(G. JolHvst.)

FONCER : Se précipiter. — Abréviation d'eii/bMcer.— « Trois coquins de railles sur mesigue ont foncé. » (Vidocq.)

FONCKR : Donner. V. Bétbiilard, Dardant,

FONCER : Payer. — Mot ancien. — Abréviation de foncer à V appointements Un poète du xt* siècle, Coquillart dit déjà :

Il fallolt qall vint, sus ou jus La fournir à son appétit.

Car qui ne fonce de quibns.

FONDANT : Beurre. (Colom* bey.) — La propriété est prise pour l'objet.

FONDRIÈRES (les) : Les po« ches. (Rabasse.)

FONFE, FONFIÈRE : Tabatière. (Idem.) C'est une forme de fanffe. Même harmonie imitative du reniflement de la prise de tabac.

FORESQUE 2 Marchand forain. (Halbert.) — C'est forain avec changement de finale.

FORÊT DE MONT-RUBIN t Êgout, cloaque. (Idem.)

FORME : < Un cheval est en forme quand sa santé, sa condition ne laissent rien à désirer.

On dit qu'un cheval « a perdu si forme» ou qu'il l'a < retrouvée.»

( Parent.) Anglic.

FORT EN THÈME : Jeuae homme qui a eu du succès ^^ collège.

FOU

FOU

FORT-ti: GUEULfî : « C'était aussi le temps Je ce qu'on appelait les engueuUments. On s'engueulait d'une voiture à l'autre ; de fenêtres à voitures, de piétons à fenêtres ; chaque société avait son ou sa forte-engueule, espèce de crécelle à poumons d'acier chargée de répondre à tout le monde. ». (Privât d'Anglemont.)

FORTIN : Poivre. (Halbert.) — Diminutif de fort, dans le sens de : Acre, fort au palais.

FORTINIÈRE : Poivrière.

(Idem.)

FOSSILE : Suranné. V. Académicien. — Ironie.

FOUAILLER : Manquer son e£fet. {Dictionnaire a'argot, 27.)

FOUAILLEUR : Libertin. — Un T de plus dans le corps du mot livre son étymologie.

FOUCADE : Idée subite, élan imprévu.

FOUCHTRA : Auvergnat, charbonnier, porteur d'eau. Allusion à son juron favori. — t Fouchtra, vous qui avez une bonne poigne, tirez-moi donc mon pantalon. » (Ed. Morin.)

FOUILLER (pouvoir se) : N'avoir pas de quoi acquérir ou conquérir. Formule ironique se prenant au figuré. — a Les garibaldiens avaient de bons fusils; sans l'artillerie, nous pouvions nous fouiller. » (Vie parisienne, 67.) — a Madame, daignezvous accepter mon brasf... Tu peux te fouiller, calicot.» (Alm.

du Hanneton, 67.)

FOUILLOUSE : Poche. Mot à

mot : endroit où l'on fouille, — c Et vousyk aurez , sçavez-vous quoy? force aubert en la follouse. > ( Vie de saint Chri$iophe, Grenoble, i53o.)

FOUINER : S'échapper. — Vieux mot. — « S'il est pressé, que qui Fçmpéche de fouiner ': »

(Vadé, 1755.)

FOUR : Gosier. V. Chauffer le four,

FOUR (faire) : Ne pas réussir.

— Se disait autrefois des comédiens qui renvoyaient les spectateurs parce qu'ils n'avaient pas assez de monde. Se dit maintenant à propos de tout. — a Nous faisons four, dit Lousteau, en parlant à son compatriote la langue des coulisses. » (Balzac.)

FOUR : Portion la plus élevée d'une salle de théâtre. Allusion à la chaleur qui y règne. — a Je quitte le four et je poursuis ma promenade aux quatrièmes lo« ges. » (De Boigne.)

FOUR BANAL : Omnibus.

(Colombey.) — Tout le monde peut s'y enfourner.

FOUR IN HAND : Voiture à quatre chevaux. (Paz.) — Anglicanisme. — « Il nous a été permis d'apercevoir Télégante Anglaise conduisant elle-même un four in hand. » (Éclair, août 72.)

FOURBI : Argent provenant de vol. (Rabasse.)

FOURBI : Friponnerie. — Abrév. de fourberie, si ce n'est un mot de langue franque, importé par notre armée d'Afrique.

^« Quel fourbi, mon Dieu! quel fourbi ! > (Comm. de Loriot,)

FOU

- iSi -

FOURCHETTE : Homme de grancf appétit, sachant bien jouer de la fourchette. — a Bonne fourchette , excellent gobelet , plus il mangeait, plus il buvait. » (E. Villars.)

Voler à la fourchette : Voler en introduisant les deux doigts dans la poche.

Marquer à la fourchette : «Se dit d*un marchand de vins qui marque à son débiteur quatre consommations au lieu d'une. »

(P. Moniteur, août 76.) Allusion aux quatre dents de la fourchette.

Jouer des fourchettes : S'enfuir.

FOURCHU : Bœuf. (Vidocq.) Ses cornes font fourche.

FOURGA, FOURGAT, FOUR- GASSE : Receleur > receleuse.

Fourgat est la forme la plus ancienne, car elle est seule donnée par Grand val. — lit fourguer.

FOURGAINE : Canne de jonc.

(Halbert.)

FOURGONNIER : « On nomme ainsi lecahtinier du bagne, j»

(Ponson du Terrail.)

FOURGUE : Receleur. Abréviation àt fourgat, « J'irai chez mon fourgue lui porter ce que j'ai à la maison. » (Beauvillier.)

FOURGUER : Vendre à un receleur. (Rabasse.)— Du vieux mot fourgager : placer dehors à moitié profit. Les fou rgats payent peu en effet. V. Poisser. (2* art.)

FOURLINE. FOURLINEUR:

Voleur à la tire,

FOURLINER : Voler. - Du

FOU

vieux mot fourloignier : écarter.

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