GOD
gobant, vous prenant tout entier { à première vue.
GOBBE : Calice. (Vidocq.) — Abréviation de Goblet,
GOBE- MOUCHE : Espion.
(Halbert.) Mot à mot : mouche, faisant métipr de gober (avaler) les gens. V. Mouche.
GOBÉ (Être) : Être bien ao- •cueilli. (Kabasse.) Mot à imot :
•être fort goûté par les gens.
GOBELET (sous le) : Sous les verrous, en prison. (Rabasse.)
— Comparaison du prisonnier à la muscade couverte par le gobelet d'un escamoteur en plein vent.
GOBER (la) : Mourir, être victime d'un accident. — ce Ce poUron-là, c'est lui qui la gobe le premier. » (L. Desnoyers.) V.
Billet {donner son).
GOBER : Être fort épris.
GOBER (se) : Se croire une supériorité. — «c A la fenêtre •d^un restaurant^ deux cocottes dégustent des huîtres... — Moi, dit Gavroche, j'aime pas les femmes qui se gobent. » (Brévannes, 67.)
GOBESON : Verre. (Vidocq.) «- Diminutif de Gobhe,
GOBETTE : Verre. (Halbert.)
— tt Je n'ai pas le sou. 11 faut tout de même gagner de quoi payer la gbbette (verre de vin) à la cantine. » (P. de Grandpré.)
GOBEUR, GOBEUSE : Homme crédule, femme crédule. — a Venu au monde avec toute la naïveté d'esprit qui constitue le gobeur, je rencontre à chaque
instant des sceptiques. » (A.
Marx.)
GOBICHONNADE : Régal, festin. — De gobichonner. -*a En avant la gobichonnade 1 n (Labiche.)
G()BICHONNER : Se régaler.
— Diminutif du vieux mot Gobiner. — « Il se sentit capable des plus grandes lâchetés pour continuer à gobichonner de bons petits plats soignés. » (Balzac.)
GOBICHONNEUR : Gourmand. — t Le roi, le triomphateur des gobichonneurs. » (La BédoUière.)
GOBILLEUR : Juge d'instruction. (Halbert.) — Il avale (gobille) les réponses du prévenu.
GOBSECK : Usurier. — Nom d'un type de la Comédie liU" maine, de Balzac.
Avec son cortège damné De Gob&uks à lu mine blette.
Qui vous disent d'un ton peiné :
a Ça fa tonc bas vort, la roujede ? «
(G. Jollivet.)
GODAN :Conte/afVà plaisir.
— Du vieux verbe >Goder, se réjouir, s'amuser (gaudere.) — <t Quand on parle de doctrines nouvelles aux gens qu'on croit susceptibles de donner dans ces godans-là. i> (Balzac.)
GODARD : Mari d'une femme qui accouche.
Bientôt ma femme accouche ; J* suis d'abord Godard.
{ChansottSi Toulon, 3o.)
Mole leur a dit : ergo giu J Servez Godard, sa femme accouche I \ Ce ne sera pas par ma 'bouche
Que redit sera lu, te'il Test; Il ne me plaist pas.
(Le Courrier burlesque^ i65o, i« partie.)
GODDEM : Anglais. — Allusion au juron favori des Anglais.
Un gros Auvergnat, piqué }asqu*au vif, Au Goddem mettant le poing sous le pif.
(Festeau.)
GODICHE, GODICHON : Ridicule. — a Que tu es donc godiche, Toinon, de venir tous les matins comme ça! » (Gavarni.)
GODILLER : Être allumé par le désir, convoiter charnellement.
Pour l'origine de ce mot, il faut se reporter au mot gaudille qui a été pris au figuré.
GODILLEUR î Convoiteur.
GODILLOT : Soulier de soldat, et par extension : mauvais soulier. C'est le nom d'un fournisseur, appliqué au produit fabriqué sans doute par beaucoup d'autres.
GPPFEUR : Serrurier. (Colombey.)
GOGO î Dupe, homme trop crédule, facile à tromper. — Abréviation du mot gogoyé : raillé, plaisanté. Villon parah déjà connaître gogo dans la ballade où il chante les charmes de la grosse Margot qui...
Riant, m'assit le poing sur le sommet, Gogo me dit, et me lAohe un gros pet.
— « C'est encore ces gogos-là qui seront les dindons de la farce. » (E. Sue.;) — a Avec le monde des agioteurs, il allèche
GOÎ
le gogo par l'espoir du dividende. » (Deriége.)
GOGUENAUX : Lieux d'aisance. — « Il fumera dans les goguenaux aux jours de pluie.»
(La Cassagne.)
GOGUENOT : Grand quart, \'ase de fer blanc de la contenance d'un litre dont se munissent ies troupiers d'Afrique. Il va au feu, sert à prendre le café, s'utilise comme casserole et comme gobelet.
GOGUENOT, GOGUENEAU :
Pot de nuit, baquet servant de latrines portatives. — « La meiN leure place, la plus éloignée de la porte, des vents coulis et du goguenot ou thomas. i (La Bédollière.)
GOGUETïER: Membre d'une goguette. — a Le goguetier est Parisien, il est chansonnier, il aime .la musique, les refrains bruyants. C'est d'ailleurs un ouvrier laborieux et honnête. »
(Berthaud.)
GOGUETTE : Société chantante. — Au moyen âge, ce mot signifiait : Amusement, réjouissance. — a II y a environ trois cents goguettes à Paris, ayant chacune ses affiliés connus et ses visiteurs. » (Berthaud.)
■GOINFRE .: Chantre. — Allu sion à sa bouche toujours ouverte pour chanter aux offices.
GOITREUX : Niais. — Cette injure est une variante de crétin; on sait que les crétins sont '.généralement ^itreux. — «t'UvîenPt à Bullier deux sortes de gens, Tune composée de jeunes goîtreux de Tautré côté de Teau, de