GOS
ramollis aux ongles roses. » (A.
Brun, 67.)
GOMME (haute) : Fashion ridicule de l'un ou l'autre sexe.
Allusion à ce que certaines toilettes ont de trop empesé et de trop brillant, c Quelques renseignements sur les bas de la haute gomme féminine... 11 y en a de toutes les nuances... » (F. Magnardy yS.) — c Anna est trèsconnue dans toute la haute et demi-gomme, i (Vassy, iSyS.)
GOMMEUX : C'est le petit crevé de iSyS. et La haute et basse bicherie, les purs gommeux et même des journalistes. » (A.
d'Aunay, yS.) — c Dans notre ignorance parisienne, nous appelons boyard ce qu'à Saint-Pétersbourg on désigne sous le nom générique de gommeux. » (A.
Wolff, 75.)
GONCE, GONCESSE : homme, femme. (Ra basse.)
GONZE, GONZESSE : Niais, niaise. — a Mais votre orange est fichée. Elle n'a point de queue?
— Allez donc, gonze. d (Vadé, 1788.) V. Aplomb, Regout, Raleur.
COU
: Paillard. (Hal-
GOTÉUR bert.)
GOTON : Fille de mauvaise vie. ^ Abréviation de Margoton. — « Est-ce que tu nous prends pour ta goton, avec ta familiarité? » (Catéchisme poissard, 40.)
GOUALANTE : Chanson.
(Halbert.) Mot à mot : chati' tante.
GOUALER : Chanter. (Halbert.) Mot à mot : faire sortir du gosier. Du vieux mot goule :
gosier.
GOUALEUR, GOUALEUSE :
Chanteur, chanteuse. (Halbert.) — Eugène Sue a donné ce nom à l*un des types de son roman :
les Mystères de Paris.
GOUAPE : Vie de gouapeur, —(C J'aime mieux jouer la poule...
Parce que t'es un gouapeur, mais ceux qui préfèrent le sentiment à la gouape, c'est pas ça. » (Monselet) — tt Mes amis, unissons nos voix pour le triomphe de la gouape. » (C. Reybaud.)
GOUAPE, GOUAPEPR, GOUAPEUSE, GOUÊPEUR :
Vagabond, fainéant, débauché.
GOSSE : Jeune enfant. (Rabasse.)'Abr. de gosselin.
Gosse : mensonge. — On disait autrefois gausse. -^ « Conter des gausses, faire des mensonges badins. • (Dhautel, 8.) V.
Gnolle,
Sans paffes, sans lime, plein de crotte, Aussi rupin qu*un plongeur.
Un soir, un gouépeur en ribote Tombe en frime avec un voleur.
(Vidocq.)
Le Dictionnaire Margot publié à la suite du Cartouche de Grandval (édition non datée, 27?) ne donne que la forme gouapeur avec la signification « honime iw sans asile». On trouve une phy«
GOSSELIN : V. Être (en). I siologie complète du type dani
GOSSELIN, GOSSELINE Jeune homme, jeune fille. (Ra basse.)
GOU
GOU
une chanson de J.-R. Aubry, qui a paru en i836 : te Gouapeur, « Pauvre Dupuis, marchand de vin malheureux, que de gouapeurs tronipèrent ta confiance!»
(Monseleî.) — « Quant aux vagabonds adultes qu'on 'désigne en style d'argot des gcuêpeurs. »
(M. Christophe.)
GOUAPER, GOUÊPER : Vagabonder. — <K J'ai comme un brouillard d'avoir gouêpé dans mon enfance avec un vieux chiffonnier. y> (E. Sue.)
GOUAPEUR : a Les prisonniers occupés aux travaux des ateliers sont désignés sous le nom de gouapeur par ceux qui ne font rien. » (Rabasse.) — Ironie, V. Gouape.
GOUÉPEUR : V. Gouape.
GOUGNOTTE : V. être (en).
GOUJON (avaler le) : Mourir.
— « Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, il faut avaler le goujon. » (Francis, i5.)
GOULOT ; Bouche. — Allusion au goulot de la bouteille.
Plomber du goulot , sentir mauvais de la bouche. — Jouer du goulotf absorber des petits verres, (il Imanach des Débiteurs.)
GOULU : Poêle. (Vidocq.) — Il est goulu de bûches.
GOULU : Puits. (Idem.) — II ouvre une grande gueule comme un goulu.
GOUPINE : Mise étrange.
(Halbert.)
GOUPINÉ (mal) : Mal vêtu.
(Ra basse.)
GOUPINER : Voler. - «Voilà
donc une classe d'individua réduite à la dure extrémité de travailler sur le grand trimar, de goupiner. » (Cinquante mille, vo^ leurs de plus à Paris^ Paris, 3o, in-8.) — « J'ai roulé de vergne en vergne pour apprendre à goupiner. » (Vidocq.)
GOUPLIN, GOUPLINE : Pot, pinte. (Halbert.)
GOURBI : Hutte de brancha* ges. — Mot importé d'Afrique.
— a On fait des gourbis et des gabions. » [Commentaires de Loriot.)
GOURDEMENT : Bien, beaucoup. V. Pavillonner, Artie,
GOURER : Tromper. (Halbert.) Vieux mot.
GOUREURS : c Les goureurs sont de faux marchands qui vendent de mauvaises marchandises sous prétexte de bon marché. Le faux marin qui vend dix francs des rasoirs anglais de quinze sous... goureur. L'ouvrier qui a trouvé une montre, d'or et qui veut la vendre aux passants...
goureur, » (Paillet.)
GOURPLINE : Pinte. (Halbert.) Ce doit être une altération du mot goupline^ qu'un éditeur négligent aura défiguré.
GOUSPIN : Mauvais gamin.
Diminutif du vieux mot gous, chien. — « Quarante ou cinquante jeunes gouspins bruyants et rageurs. » (Commerson.)
GOUSSE : V. Être (en).
GOUSSET PERCÉ (avoir le) :
N'avoir pas un sou en poche. — « Comment faire quand on a le gousset percé? » (Letellier, Sq.)
GRÀ