‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 282 sur 474 · IS · texte numérisé non relu

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.de mœun cODlemponainu., 'qui ne parle dea/ioiu.de Paris. Aut )Ourd'hui,pour£lte Iton, ta moindre chose. suffit ; avec un panta- .loQ )BUne, un chapeau oeuf, 4n nouilachea, coûtâtes refu lion id'emblée. MousavonseuileaniKscadins des iacroy-ables, des im- .payable!, desélégantx, des beaux, quelqMei fashioitables ; miii appeler lions des jeunes gens qui mangent doucement de pauvres patrimoines, c'e^t uae parodie bien amire. *, (Roqueplan, 41.)

-Le lion du jour : L'homme dont on parle le plus, & un :tltre , quelconque. — Anglicanisme.

LIONCEAU ! Lion ridicule. — I La moustache cirée d'un jeune lionceau, d (L. de Neuville.)

LIONNES :tf C'étaient de petits >jlres féminins, richement mariés,coqueo, jolis, qui maniaicnl parfaitement le pistolet et la cravache, montaient à cheval, prisaient la cigarette. > (Deriége.) i

■LIONNERIE; Monde des lions.' — « Nous étions installés dans un restaurant cher à la lionnerie. > {Mornand.)

LiaUID : Liquidation de Bourse. — « Liquid est mis ici pour liquidation. Le couliasiep facétieux se plalt à abréger ses formules, et dit Uquid comme on dit d'autor, d'achar, soc ou dimoc. B (Mornand.) ■IJSETTEI (pas de ça) : Formule négative- -~ i Un jeune drdie fait la cour à ma niice. Pas de H, Lisette! n (Ricard.) L'ex-

Eression ae trouve déjàdana une rochure publiée en 1786, FAne

-.a H m'enfilenit.Noo, pas de ça, Lisette! t

LLTRER i Contenir, posséder.

— Vient tielitre comme cuber vient de euba.~ < J'avais balancé le bogue que j'avais fourliné et je ne litrais que nibergue en valades. ■ (Vidocq.)

LOCANDIER : ( U locandier est une des nombreuses variétés des voleurs au bonjour. Sous prétexte d'examiner u^ logement â louer, il vole avec dextérité. »

(A. Monnier.)

LOCHE : Oreille.

LOCHER : Écouter. (Vidocq.)

LOFAT : Aspirant au grade de compagnon. — a C'était pour te baptême d'unlofkt...On deyaït le baptiser à la Couriîlle. ■ {La Correctionnelle.)

LOFFIAT : Maladroit, naif, imbécile. [Petit Dicllonn. d'argot.'-H-)

LOPPITUDE : Naïveté. (Idem.)

LOIR : Prison. V. Malt*.

LOLO ; Lait. — Mot redoublé.

LOLO, LORETTE : U première syllabe du mol «al seule conservée iBt redoublée. — u On donne le nom de lolos aux jeunes beautés du quartier Notre-Dame de Lorette... La lolo déjeune souvent avec un paio de gruau, mais elle boit du Champagne. • [Almanaeh du Débiteur, âi.)

LONDRES : Cigare de U Havane. — tt Je me rejetai dans le fond de la voiture et j'allumai un londrés. ■ (Mornand.)

riiOU

LONGGHAMP : c Cour oblon-'l gue, bordée d'une file de cabi-' nels dont nous laissons deviner la destination. Comme b'est le^ seul endroit où, pendant les heures d'étude, les élèves de TÉcole polytechnique puissent aller fumer, le longcharxp a acquis une grande importance. .» (La'Bédol- Hère.)

LONGUE, LONGE : Année passée au bagne. (Grand val.) — L'année y est longue à passer.

— « Quelle veine que t'as. Dix longes, case tire, mais perpette!

pas toujours! » (Stamir.)

LONTOU : Toulon. (Rabasse.) Anagramme.

LOPHE : Faux, contrefait. — Anagramme précédé d'une l. V.

Fajîot.

LOQUE (parler en) : Même procédé que pour parler en lem, V. Lem. « Tu vas peut-être me traiter de loufouque d'aller au turbin avec des objets pareils. »

(Beauvilliers.)

LOQUES : u Le gamin de:Paris a sa monnaie qui se compose de tous «les. petits morceaux de cuivre façonné qu'on peut-trouver sur la voie publique. Cette curieuse monnaie prend le nom.

de loques, » (V. Hugo.)

LORETTE : Femme galante.

« Lorette est un mot décent inventé pour exprimer Fétat d'une fille ou la fille d^un état difficile à nommer, et que dans sa pudeur l'Acailcmic n négligé de définir, vu l'âge de ses quarante membres. Quand un nom nouveau répond à un cas social qu'on ne -pouvait pas dire sans përi-l

f^hrase, ila 'fortune de ce mot est fai te. A ussi la - lorette passa- t'-rel le dans toutes les classes de la .so-* ciété, même dans celles où ne passera jamais une lorette. :Le mot ne fut fait qu'en 1840, sans doute à cause de l'agglomération de ces nids d'hirondelles autour de réglise i dédiée à Notre-Dame de Lorette Ceci n'est écrit x\uc pour les étymologistes. » (Balzac.)

— < Chassées des quartiers sérieux; les plus ou moins jeunes personnes qui se livrent à la perdition des fils de famille refluent donc veris ces constructions, qui forment une espèce de ville nou-* velle, partant du bout de la rue Laffitte jusqu'à la rue Blanche, comprenant les rues Neuve^Saint- Georges, La Bruyère, Bréda, Navarin, et prenant son nom de Ja rue principale, Notre-Dame-de- Lorette. L'ensemble de ces rues s'appelle le quartier des Lorettes, et par extension toutes ces demoiselles reçoivent dans le langage de la galanterie sans conséquence le nom de lorettes. » (Roquej^lan, Nouvelles à la mafit,4i.)

— « Les lorettes, moi, j'aime cela; c'est gentil comme tout, «^ ne fait de mal à personnel... ides petites femmes... qui .gagnent à être connues. » (Gavarni.)

LORGNE : 'Borgne. (Vîdocq.)

— Abréviation de Calorgne :

borgne (vieux mot).

LORGNE : As. (Ibid.) — C'est une carte borgne.

LOUBK)N : Bonnet. — « Il faut igo avoir le loubion en poigne pour leur jacter. n (Rabasse:)

LOUBIONNIER : Bonnetier.

LOUCHE : Main. — Compa-

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