‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 283 sur 474 · LUC · texte numérisé non relu

LUC

raison de la main à la grande cuiller appelée louche,

LOUCHER (faire) : Faire changer de manière de voir, d'opinion. — « Avec qui que tu veux que je soye ? Est-ce que ça te fait loucher? » (Monselet.)

LOUCHÉE : Cuillerée. (Halbert.) V. Louche,

LOUFOQUE : Aliéné. (Rabasse.) — C'est le mot/ou soumis au procédé argotique de déformation en loque. — a Tu vas peut-être me traiter de loufoque d'aller au turbin avec des objets pareils. » (Beauvilliers.)

LOUGÉ : Agé. (Idem.)

LOULOTTE : Petite dent.

Allusion aux dents du loup dont on parle toujours aux petits enfants.

LOULOU : Mot d'amitié. — Redoublement de Loup. On dit aussi mon gros loup. — « Mon loulou, j' suis heureux quand je t'embrasse. » (Aug. Hardy.) — c C'est la louloute à son chéri. »

(Montépin.)

LOUP : Sottise, erreur.

LOUP : Dette criarde, créancier. (Dhautel, 1808.) -p- « Un loup ! un créancier, si vous aimez mieux. » (Décembre-Alonnier.) — • Au théâtre, un loup est une scène manquée.

LOUP DE MER : Marin aguerri.

Pour mener i bien son esqaif Le vrai loup de mer se dispense De longer toujours un rescl^ G. JoUivet.

LOUPE : Fainéantise, âânerie

— « Ma salle devient un Trai camp de la loupe. » (Decourcelle- 36.)

LOUPER : Flâner. — c Quand je vais en loupant, du côté da Palais de Justice. » {Le Gamin de Paris, 38.)

LOUPEUR : Rôdeur. — c Que faisaient-elles, ces loupeuses? »

(Lynol.)

LOURDAUT : Portier. (Grandval.)

LOURDE, LOURDIÊRE:

Porte. — On ne les faisait pas légères jadis et pour cause. V.

Bocson, Tremblant.

Lourde à pessigner : Porte à enfoncer. (Rabasse.)

LOURDIER : Concierge. (Rabasse.)

LOUSTEAU : Domicile, dia* ble. (Halbert.) — Dans le sens de domicile lousteau est un mot ancien qu'on doit lire Vousteau, c'est-à-dire Vhotel, Vhabitation particulière.

LOUSTO (aller à) : Aller en prison. (Rabasse.) — Lousteau doit être une forme de lousteau (maison), ce qui veut dire ironiquement rentrer au domicile, La prison est le domicile naturel des malfÎEiiteurs.

LOVELACE : Séducteur de femmes. C'est le nom du héros du roman de Clarisse Harlowe.

(Richardson.) Voyez Faublas.

LUCARNE : Lorgnon, mono« de. — ci Du malheureux monde comme ça, ça n'y voit que d'un œil, et encore pas sans lucarne. »

(Gavarni.)

LUCH (parla- en) : V. Lem.

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