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basse.) Nous disons encore en ce sens point de mire,
MIRLIFLOR : ÉIdgaht à la mode de ifiio. V. Œil de verre.
MIROBOLAMMENT : Merveilleusement, — c A meubler mirobolamment sa maison, d (Balzac.)
MIROBOLANT : Merveilleux.
— « La cravate mirobolante. 1 (E. Lemoine.) — a Je me sens d'une incapacité mirobolante. 1 (Balzac.)
MIROIR A PUTAINS : Garçon d'une beauté vulgaire.
MIRZALE : Boucle d'oreilles.
(Vidocq.)
MISELOQUIER, MISELO- QUIÈRE : Acteur, actrice. (Vidocq.) Mot à mot : metteur de loques (costumes). V. Misloque.
MISÉRABLE : Petit verre. Il possède moins de liquide que le Monsieur, V. ce mot,
MISERERE : Supplication.
Mot à mot : ayez pitié. — Latinisme. — « La marchande à la toilette épie le moment «où l'entreteneur se trouve là pour recommencer son miserere. » {Almanacfi du Débiteur, 5i.)
MISLOQUE : Comédie. (Vidocq.) V. Miseloquier, — a Je joue la mislocq pour un fanandel en fine pégrenne. 1 (Baliac.)
Jouer les misloques : Jouer la comédie. (Rabasse.)
MISLOQUEUR : Acteur. (Rabasse.)
MISTON : V. Allumer.
MISTOUFLES (faire des) :
Tracasser, peiner quelqu'un»
(Rabasse.)
MITAINES (prendre des) :
Prendre desprécautions. (Rabasse.)— C'est une variante de /^r^n* dre des gants qui «a .le même sens.
MITRAILLE : Monnaie de cuivre. Altération du mot mitaille r bronze (M. Age.)
Si celui-là fait danser ta mitraille, Tflch* d*ama8ser quelques sous en secret.
(Debranx.)
MITRE : Cachot. (Vidocq.)
— Au moyen âge, le mitre était le bourreau.
MOBILE : Garde mobile,, soldat de la garde mobile (x83o, 1 848). — Une caricature de Travies, datée de i83o, représent& Mayeux s'échappant du domicile conjugal en criant: c Lâchez-moi, madame Mayeux , .je * suis de la mobile, n...de D... ! » — t Qui sait comment cela eût fini si la mo* bile ne s'en fût mêlée? Braye mobile ! • (L. Reybaud, 1848.)
M O B L O T : Garde mobile (1870-71). — Diminutif de mobile, — « J'ai vu passer un jeune sous-lieutenant de la garde mobile, et derrière lui un simple moWof. » (P. Véron.)
MODERNE : Fashionable.
— (K J't'en .vas donner du .goujat, moderne! j> (Gavarni.)
MOELLE : Énergie. — c Or.
a de la moelle ou on n'en a pas»
T'as jamais eu de la moelle.pour un décime. » (Monselet.)
MOITIÉ (la plus belle) : Le sexe féminin. Mot à mot : la plus
MOM
MON
belle moitié du genre humain.
On tbrége tussi en disant la belle moitié. — c Je ne vois pas pourquoi on obligerait la belle moitié à vivre avec l'autre. »
(E. Villemot.)
MOINEAU : Homme de mince valeur. — Le moineau n'est pas un aigle. Si ce terme était ancien, l'allusion ne serait plus omithologique mais monacale.
Au moyen âge, le moineau était un petit moine. — c Voilà un beau moigneau pour se f..... des airs de qualité, i {Catéchisme poissard, 40.)
MOKA : Café. ^ Ce nom de provenance est généralement ironique. — «Il s'achemine ensuite vers son café, y savoure le moka (chicorée pur- sang). 1 (Phys, du Parapluie, 41.) V.
Ca/é.
MOLANCHE : Laine. (Halbert.) Elle est molle au toucher.
MOLLARD : Graillon, expectoration laborieuse. Du vieux mot moller : s'efforcer.
MOLLASSE : Mou. — a Us sont mollasses. 1 (J. Arago, 38.)
MOMAQUE, MOME : Petit enfant. — Du vieux mot momme:
grimace, qui a fait momerie; les petits enfants en font beaucoup.
— c Les rats dont nous voulons parler sont des mômes. «(Paillet.)
Taper un môme : Commettre un infanticide. — c Car elle est en prison pour un môme qu'elle a tapé. I {Lettre de Minder, Introduction.)
MOMIÈRE, TIRE-MOMES :
Sage-femme.
MOMIGNARD : Petit enfiint.
Diminutif de môme. — > c Elle entre avec un enfant dans un magasin et en faisant semblant de poser son momignard à terre. » (Paillet) V. Ii^férieur.
MOMIR : Accoucher. — c Ma largue aboule de momir un momignard d'altèque qu'on trimbalera à la chique à six plombes et mèche, pour que le ratichon maquille son truc de la morgane et de la lance. » (Vidocq.)
MONAC : Sou. — Abréviation de monaco. — « Cest là ce qui estouffe les monacs, aux poches les attache. » (Alyge, 54.)
MONACO : Sou. — ^Appellation ironique dont il faut chercher la cause dans l'exemple suivant :
— « Honoré V, mort de dépit en 1841, de n'avoir pu faire passer pour deux sous en Europe ses monacos, qui ne valaient qu'un sou. 9 (Villemot.) V. Coller.
MONANT, MONANTE:
Ami, amie. (Vidocq.)
MONARQUE : Roi de cartes.
— «c Ou si c'est un roi qu'elle relève, elle s'écrie : « Je pince le « monarque. » (Alhoy.)
MONARQUE : Pièce de cinq francs. (Grandval.) Allusion à l'effigie royale. — «Il va nous donner quéqu'vieux monarque pour y boire à la santé... » ^Gavarni.)
MONNAIE DE SINGE : Grimace. — « Il la payait, comme dit le peuple, en monnaie de singe. 1 (Balzac.)
MONOCLE : Lorgnon à un œil. — « Adapte donc un mo-
MON
MON
nocle i l'arcade de ton œil gauche! • (Montépin.)
MONShIGNEUR : Au xviii«siè.
c\t, ce mot désigne déjà une petite pince à forcer les portes. V.
le Cartouche de Grandval. — Jeu de mots. Quelle est la porte ne s'ouvrant pas devant Monseigneur? Si, comme l'affirme M.
Fr. Michel, on dit aussi Monseigneur le Dauphin, et par abréviation Dauffe, nous voyons encore là un calembour sur le dos fin de la pince qui permet son introduction. — « Le monseigneur est une barre de fer ayant la forme d'une pince à dépaver, mais plus petite (45 de haut, 25 de circonférence). Elle sert au malfaiteur à forcer une porte. On l'introduit près de la serrure, et, avec une pesée, on ouvre sans trop de bruit. » (Rabasse.) V. Caroubleur, Bibi.
MONSIEUR : Entreteneur. V.
Amant de cœur. — « En argot de galanterie, le mot à'ipoux désigne l'entreteneur ; mais il n'est pas le seul. Suivant le degré de distinction d'une femme, elle dit : mon époux y mon homme ^ mon monsieur^ mon vieux, monsieur chosCf mon amant, monsieur, ou enfin monsieur un tel.
— Sauf dans la haute aristocratie, où Ton dit : Monsieur un tel, ce mot mon époux est général, il se dit dans toutes les classes. » (Cadol.)
MONSIEUR : Mesure de capa cité. — a II existe de plus une certaine eau-de-vie dont le prix varie suivant la grandeur des petits verres. Voici ce que nous lûmes sur une pancarte: Le mon-
sieur, quatre sous; la demoiselle, deux sous; le misérable,icii som. > (G. de Nerval.)
MONSIEUR (faire le) : Trancher du maître, du fieishionable.
— «Sa suffisance le fait haïr, il fait le monsieur. 1 (Hilpert.)
MONSTRE : Monstrueux. — « J'en ai assez de vos monstres de concerts. » (P. de Kock.) V.
Crapaud, — N'est pas toujours pris en mauvaise part. Une femme peut appeler monstre d'homme celui qu'elle adore.
MONSTRE : Colossal, monstrueux de grandeur. — « Elle lui apporte un bouquet monstre. »
(Alhoy.)
MONSTRICO : Petit monstre.
— «Ce petit monstricol » (Balzac.)
MONT : Montde-piété. — Abréviation. — « Elle tient comme qui dirait un petit mont bour^ geois.... elle prête sur gages et moins cher qu'au grand mont. > (E. Sue.)
MONTAGE DE COUP : Action de monter le coup. V. Couper.
Mon vieox, entre noos, Je n' coup* pas du tout Dans c' montag' de coup ; Faut pas m* monter 1* coup.
(Aug. HardyO
MONTANT, MONTANTE î Pantalon. — Il monte le long des jambes. V. Tirant, Grimpant ^ Frusques.
MONTANT : Qui excite les désirs. — c La robe la plus mon-
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tante.— c'est une robe décolle-:
tée. 9 (Decourcelle.)
MONTANTE : Échelle. (Colombey.) — Elle sert à monter.
MONTER : EnBammer, surexciter, enivrer de vin, de colère ou d'amour. — « Vrinette (apercevant Florestan qui la regarde par-dessus le paravent) :
Qu'est-ce que vous faites? Vous montez sur une chaise pour me voir? Florestan : Oui! ça me monte!... » (L. de Neuville.)