MUS
prétentions excessives. — c Un joueur propose, à quoi Ton répond, si l'on refuse : c Tu t'en c ferais mourir. » (Boue de Vil« liers.)V. Cylindre.
MOUSCAILLER : Faire ses besoins. V. Mousse.
MOUSSANTE : Bière. (Coloinbey.) — Effet pris pour la cause.
MOUSSE : Excrément. — Se
trouve déjà dans \q Dictionnaire
blesquin de 1618. Dans le peuple,
on s'injurie encore par ces mots :
Vent et mousse pour toi!
MOUSSEUNE : Pain blanc.
(Halbert.) —Allusion de douceur ^t de blancheur.
MOUSSELINE :Pièced'argen t.
{Petit Dictionnaire d'Argot, 44.) — Même allusion.
MOUSSELINE : Fers de prisonnier. (Ra basse.) Ironie.
^ MOUSSER: S'impatienter, s'irriter. Mot à mot : écumer de colère, —a Ne moussez pas comme ça. » (Labiche.)
MOUSSER : Faire sa mousse.
'V. ce mot.
MOUSSER (se faire) : Se faire valoir. (Rabasse.) — Mot à mot :
Se faire monter plus haut.
MOUSSERIE : Latrine. (Halbert.)
MOUSSEUX : Redondant. — « J'estime celui qui est un peu mousseux dans sa façon de parler. I (La Bédollière.)
MOUSSUE : Châtaigne. (Halbert.)
MOUSTIQUE : Mauvais. Mot à mot : malfaisant, irritant
comme un moustique. — « Je bonnirai qu'ils nous ont embroqués d'une chasse moustique. »
(Rabasse.)
MOUZU : Mamelle. (Halbert.)
MUETTE : Conscience. (Rabasse.) — Le mot nous paraît trop ingénieux. Ce doit être (comme pour arche de Noé) une invention de Saint-Edmc qui a rédigé l'œuvre de Vidocq, où muette a paru pour la première fois.
MUETTE : Exercice dans lequel, par espièglerie ou par antipathie pour un chef, les élèves deSaint-Cyrne font pas résonner leurs fusils. — a Lorsque vient le tour de commandement d'un gradé ou d'un chef détesté, on convientde lui donner une muette. » (Delà Barre.) — Muette sGitLUfile en ce moment dans la langue politique. — « Dès qu'on a vu M. G. établir autour de M. N.
une sorte de muette... » (Igno^ tus, 75.)
MUFFETON, MUFFLE : Homme béte et grossier.—- «Ehl dis donc, la belle blonde, tu vas quitter ces deux mufHes et t'en venir avec moi. » (E. Sue.) — c Vois-tu, muft'eton, lui disait la dame. » (G. de Nerval.)
MUFLE : Maçon. (Rabasse.)
MURON, MURONNER, MU- RONNIÈRE : Sel, saler, salière.
(Halbert.) Vieux mots.
MUSARDINE: Habitué femelle des Concerts-Musards, de i858 à 1860. — « On dit une musardine, comme jadis on disait une lorette. » (A. Second.) — C'était du temps de l'hôtel d'Osmond; le