PIED A DORMIR DEBOUT
Pied fort large. Mot à mot :
assez large pour empfcher de tomber ai on dort debout. On disait jadis souliers au lieu de pieds. — « Souliers à dormir debout sont souliers larges, n (Oudin, 1640.) — s C'est pas votre général qui a des^iieds a dormir debout?» (Gavarni.)
PIED BLEU : Conscrit, Allusion aux guêtres de toile bleue du paysan. — n Le pied bleu ne prîte pas longtamps i rire par sa gaucherie. » (U BédoJlière.)
PIED DE COCHON : Pistolet.
— Allusion de forme.
Jouer un pied de cochon :
Tnnnper, décamper. — c Voua avez dont: voulu noua jouer un pied de cochon. » (Canler.)
PIESIREOSE : « Ce sobriquet a éti donné aux femmes, parce qu'elles font ordinairement leur honteux commerce dans les lieux où l'on bUtit. > (Dhautel, o3.)— n La pierreuse est une proslitufe qui, dans sa sphère de turpitudes, est tombée au plus bas degré de rabjetlion... elle cherche loniours les ténibres...
derrière des monceaux de démoli des tas de pierres. 1 (BérauJ.) Cet avant-dernier mot donne Tétymologie.
PIERROT : Collerette * grands lis comme celle de Pierrot. — - Madame Pochard a vu aplatir ir son corsage les mille plis un pierrot taillé dans la derier goût. > (Ricard, iq.) PIERROT : Naïf, niais, imme Pierrot de la comédie. — Le valet de cantine se fait ncer 1' bec par les pierrots, n (Wado.)
PIERROT : Verre de vin blanc. —Allusion de couleur. — J'étais-t-allé i la barrière des Deux-Moulins, histoire d'asphyle pierrot. ■ (La Correctionnelle, 44.}
PIEU ; Lit. — Corruption du ïieux mot d'argot pian : lit. Il noua en est resté piausier ; se :oucher. — n On peut enquiller par la venterne de la cambriolle de la larbine qui n'y pionce quelpoique, elle roupille dans le pieu du raie, s (Vîdocq.)
PÏG - a
PIEUVRE : Femme saUnie épuiunt le corps ou la course d'unamsat,— Allusion il la pieuvre, qui joue aa râle si absorbant dans let Tranailleuri de ta mer, de Vicior Hugo. — « Un monsieur se prjsenti chez la pieuvre, maîtresse du logU. ■ (Événement, ii avril 66.)— «La femme entrelenue, récemment nommée pieuvre, s (Boue de Villiers, 66.)
Voili qu'un pisiuni gamin Me dit, en riant aux éclats :
C«adct-là, quel pifqu-ilat . (Guiaaud, 39.)
PIFTARD : qui ai
PIGE: Ann£e. (Vidocq.) Heure.
(Rabasse.) Dans les deux cas, c'est une mesure de temps. V.
Piger.
PIGE: Prison.— Abréviation de piget. V. Oncle.
PIGEON : Dupe. — Comme l'oiseau de ce nom, elle est deslinéeàétre plumée. ~- On trouve souvent ce mot au xnif siècle.
V. Jaunet, — f Bien que le pigeon (joueur honnfie) so' à notre avis pcudigne d'intérêt.
(Ca vaille.)
PIGEONNER : Duper. Mot i mot : plumer comme un pigeon.
— < Un de ceux qui se laissent figeonner. » [Dialogues de Takureau, i586.)
PIGER : Mesurer. — Les
;o — PIL
vrien nomment jijfe un morcua Je bois donnant la longueur indiquée par le plan. — Au moyen Ige, on appelait pigourt les fabricanti de n ~~ "
PIGER : ConsidéittT. Mot i not : meiurer de l'mil. — a Pigenoi fa, regarde-moi un peu ce ;hiquel 1 (U Bédalliire.) ~ [ Avise ta nymphe, j'ai pigé U niennequi est un peu chicai^e. »
(Udimir.)
PIGER : Arrêter. — « Voua tenez donc absolument à me faire piger. On ne jouera plus chez moi. C'est 6ni I ■ (Cavaillé.)
PIGER : Prendre. — « N' vous gênez pas, pigei tout ce que j'ai, prenezl {a me Fera plaisir.»
(H. Mon nier.)
PIGET : Château. (Vidocq.)
PIGNARD : Postérieur. — Du vieux mot pigni.
PIGNOCHER (Se) : Se battre.
Dérivé du verbe se peigner, V.
ce mot. -~ a Dupanloup et l'Université se pignochent t qui mieux mieux, s (Mahalin.)
PIGNOUF : Chfiï les cordonniers, le maître s'appelle ;>oittî/ï, l'ouvrier gniaf, et l'apprenti pi' gnoiff.
PIGNOUF : Voyov, homme grossier, malélevf. C'est le mot précédent pris au figuré . — Il C'est des pignoutt, paascz-mol l'expression. » (Almanach du Hanneton.)
PILCHE: Étui. (Colombey.)
PILER DU POIVRE: Marcher avec des pieds endoloris, en souffrant comme si du poivre pilé brûlait la chair