‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 354 sur 474 · PIO · texte numérisé non relu

PIO

PILER DU POIVRE (Faire) :

Terrasser quelqu'un plusieurs fois en le laissant retomber comme un pilon. — Même allusion pour ce qui regarde une autre partie du corps. .

PILER LE BITUME : Raccrocher sur le trottoir qui est le plus souvent bitumé. On dit de même polir l'asphalte.

PILIER : Habitué de café ou d^estaminet, n'en bougeant pas plus que le pilier chargé de soutenir le plafond. — a Murger répondant à quelqu'un qui lui reprochait de tournerau pilierde café : Vous avez raison, car je soutiens ce qui m'écrase. > (P.

Véron.)

PILIER : Maître, commis.

PILLE : Cent francs. — Abréviation de pile de cent francs. — c Je ne manque pas le coche (l'occasion de voler) de deux pilles chez un troquet. Premier sapement. Six mois. » (Beauvillier.)

PILOCHE : Dent. (Colombey.) Elle pile les aliments.

PILOIR : Doigt. (Colombey.)

PIMPELOTFER (Se) : Se régaler. — a Elle n' haït pas degobichonner et de se pimpelotter. 1 {La Correctionnelle.)

PIMPIONS -.Espèces monnayées. — Vieux mot. — Lcpimpion était une petite monnaie espagnole du xiii* siècle.

PINCE (chaud de la) : Paillard. — Corruption de mot.

C'était un chaud de la pince,

Qui peuplait dans chaqu* province

L'bospice d*8 enfanta trouvés.

(Festeau.J

. PINCE-CUL : Bal public de dernier ordre. — Allusion aux licences qu'on s'y permet. — V. Ce bal inouï que l'argot téméraire de ses habitués avait surnommé le pince... » (P. Féval.) V. Casse-Gueule.

PINCEAU : Pied. — « Je lui détache un coup de pinceau sur la giberne, i (Monselet.)

PINCEAU: Balai. — Tous deux se ressemblent. — c Les hommes de corvée sont tous là prêts, le pinceau en main, je veux dire le balai en joue, d (Vidal, 33.) — «Tenant en main un pinceau, plus vulgairement appelé balai de bouleau. > (La Bédollière.)

PINCE -LOQUE : Aiguille.

(Halbert.) — Elle raccommode les loques.

PINCEZ-MOI ÇA: c Énorme nœud que les femmes portent au bas de la taille, dans le dos, et qui se complète par deux rubans très-larges, très-longs et retombant, n {Figaro, !•' février 68.)

PIOCHER: Travailler assidûment. — « Tu peux piocher douze heures par jour. » (Reybaud.)

PIOCHER : Battre. — « Je te pioche, je te fais danser la malaisée. 1 (Paillet.)

PIOCHEUR : Travailleur assidu. — « Il y avait là de vieux piocheurs qui s'installaient aune table. 1 (G. Sand.)

P 1 O L E : Maison, chambre.

(Rabasse.) V. Piaule.

PIOLET : Gobelet. (Halbert )

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