VAT
VED
Un ioir que j*était dans la débine,
Un coup de vague il me fallut donner.
Pour travailler j' mis au plan ma rondine,
£t mes outils nous fûmes les déplanquer. (Httiberl.)
VAISSELLE DE POCHE : Argent. — On ne peut pas manger sans celle-là. (DcbrauX| 32.)
VALADE : Poche de derrière d'un habit. (Vidocq.) — Du vieux mot avaler : descendre. V.
Litrer, Tirer.
VALSER : Fuir. (Rabasse.)
VALSER : Courir. V. Cheval,
Faire valser : Accabler de
coups. — a Nous ferons valser
les Prussiens. > (Henry, Ch., 38.)
VALTREUSE ; Valise.— Changement de finale.
VALTREUSIER : Voleur de valise.
VANNAGE (faire un) : a Allécher par un petit profit Thomme qu'on se réserve de dépouiller. » (Vidocq.) — Comparaison de l'escroc au meunier qui lâche un peu d'eau de sa vanne pour faire tourner le moulin.
VANNER : S'en aller. (Rabasse.)
VANTERNÏER : « Le vanternier est encore une variété du cambrioleur. Seulement, au lieu d'entrer par la lourde, il préfère s'introduire par la fenêtre, i (A.
Monnier.) V. Venterne,
VASE NOCTURNE ; Pot de nuit. — c Mais un vieux taciturne verse le contenu d'un vase nocturne. > (Bailly, Ch., 36.)
VA-TE-LAVER : Correction,
volée de coups. — Allusion à It nécessité d'effacer les traces sanglantes laissées sur ceux qui en sont victimes. — c II regardait les gens, tout prât à leur administrer un va-te-laver. » (Zola.)
VAUTOUR : Propriéuire exigeant et dur. — Dès iSSy, on lit dans les Contes d'Eutrapel :
c Vaultoursque signifient ils autres que les avaricieux qui, comme ces animaux sont aspres et désordonnément actifs à posséder les biens de ce monde. »
— En i8o6, Désaugiers donnait M. Vautour au théâtre des Va« riétés.
VEAU : Jeune fille de joie,coii« damnée au rôle futur de vache, V. Catégorie, Vache, — c Veux- « tu souper? — Pas avec toi!
« s'écriait la femme, tu sens a l'ail 1 » Ce à quoi Bressan t répondait : c Cela ne t'arrivera a jamais ; on n'en met pas dans <K le veau! i (A. Wolff, 65.)
J' rencontre à la barrière Un veau, Un veau.
{Chanson populaire, 1840.)
VÉCU (avoir) : Avoir expérimenté la vie. — a II savait tant de choses, il avait vécu. » (La Cassagne.)
VEDETTE: f Qu'est-ce que la vedette? C'est la faveur toute spéciale de voir son nom imprimé en caractères trois fois plus gros que celui de ses camarades. Les administrations théâtrales n'accordent cette faveur ou'aux ac-* teurs et actrices qui font recettes. I (De Moniépin.)